Les dieux grecs ont été déchus et réduits à l'etat de mortels par leurs descendants divins, ignorés de tous. Ils ont pris leurs places et créé la Nouvelle Olympe!
 
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Panser les plaies [PV: Zeus's Family]

MessageSujet: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Mar 10 Nov - 21:18


Elle s'était réveillée le matin en hurlant. Un cauchemar. Elle n'en avait pas fait depuis la fin des années 50. Anne s'assit, tremblante. Elle avait rêvé du moment où sa fille s'était faite enlevée par Alania, seulement elle n'était pas la seule que la déesse des plantes avait enlevé, Hebé, Eris, Arès, Héphaïstos et Ilithiye étaient là aussi. Elle entendait encore raisonner dans son esprit brumeux les réminiscence des cris de ses enfants.

La directrice alluma la lumière comme pour chasser ses ombres de ses pensées, l'effet ne fut malheureusement pas celui escompté. Sa chambre était sens dessus-dessous, il y avait une large fissure qui barrait le mur, les meubles étaient renversés et du plâtre colorait le plancher d'une teinte poudreuse. Ce n'était pas seulement un cauchemar. Alania avait réellement attaqué l'Orphelinat et enlevé ses pensionnaires et Robine … Robine était partie.

Elle allait pour se lever, ses orphelins, les quelques qui restaient, devaient être traumatisés par ce qui venait de ce produire et elle voulait, non devait, être là pour les soutenir, mais ses jambes ne répondaient pas. Héra fronça les sourcils. Elle avait oublié ça. Foutue Plante verte. Son téléphone était resté sur son bureau, l'un des rares meubles à être resté en place, d'où il n'avait pas bougé depuis hier. Était-ce seulement hier que les nouveaux dieux avaient attaqué sa maison ? Tout s'était passé tellement vite, elle avait encore du mal à assimiler, la chose. L'attaque s'était déroulée en coup de vent, en une heure ou deux, l'orphelinat avait vu son effectif réduit et son intérieur détruit.

Anne hésitait, devait-elle se traîner hors du lit en rampant ou bien attendre que Zeus vienne la voir, s'il venait. Elle l'avait vraiment retrouvé, il était là, près d'elle. Une inquiétude persistait quand même. Qu'est-ce qui lui prouvait qu'il n'avait pas disparu lui aussi. Et Eris qui était partie, était-elle en sécurité en Angleterre ? Arès était-il sain et sauf dans sa boutique ? Ce n'était qu'un cauchemar n'est-ce pas ? Il ne leur était rien arrivé. La phrase lui semblait vide de sens lorsqu'elle la prononçait à voix haute. Tout comme elle voulait protéger ses pensionnaires d'autres attaques des félons, elle voulait serrer dans ses bras ses enfants pour s'assurer qu'ils ne disparaissent plus jamais. Cette attaque avait réveillé de vieux démons que la déesse déchus croyait disparus. Ces peurs qui étaient nées avec sa chute.

-Zeus ? Appela-t-elle doucement. Il y a quelqu'un ?


feat. Zeus's Family ▲ dialogue #DC143Chrp J'espère que c'est bon ~
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MessageSujet: Re: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Mer 11 Nov - 8:30
C'en est assez. Là où les autres posent leur limite, toi tu réagis. Ce qui explique ton retard déjà ahurissant quant à ce sentiment d'indignation qui vient te ronger le cœur depuis des lustres. Et encore, s'il n'y avait que ça... Ta Force revenait, tes esprits avec. Si tu avais du mal à discerner quelle personnalité encore exactement se trouvait à tel ou tel endroit sur Terre, tu savais déjà deux choses. La première, qu'il s'est passé quelque chose chez ta mère bien aimée. La deuxième, que ça n'annonçait rien de bon. Voilà des jours que tu faisais les cent pas durant une certaine heure de la journée face au gigantesque bâtiment. Tout avait pourtant l'air d'aller correctement...

... Tu n'en retires qu'un minois déjà plus renfrogné que le Monde entier ne saurait imiter. Ce n'est qu'une façade, bien sûr. Comme au combat. Une feinte. Un coup bas, qui mime un assaut banal pour mieux viser les points faibles de l'adversaire. Certes, la comparaison est un peu extravagante, mais tout de même tu te rapproches de la vérité. Tu le sens. Tu étais déjà bien souvent passé là, hésitant à rendre visite à ta mère que tu penses si occupée. Cette fois-ci, tu y remarques bien la disparition de quelques traces éparses. Toutefois, un fin soufflet soulagé se dégage d'entre tes lèvres quand tu reconnais, bien que vaguement, la présence de ta mère...

Bon, suffit. Tu as déjà trop patienté. C'est d'ailleurs bien louche de te voir te comporter ainsi. Tu ranges tes mains dans les poches; malgré la mine renforçant une impression de méfiance extrême, tu avances sans pression. Chaque mouvement, chaque détail qui croit t'échapper est en réalité pile dans ta ligne de mire. Tu jauges la moindre chose à une vitesse inhumaine. Manifestement, rien de bien méchant... Hm. Si ce n'est pas une feinte, alors ce doit être un piège. Tu dégages alors tes mimines de ton jean, sombre pour l'occasion, et tu n'hésites pas à menacer les passants de tes poings serrés et ballant aux côtés de tes flancs. Tu n'avais franchement pas envie de sourire. Que le premier qui ose faire le petit malin avec toi se prenne tes phalanges, que tu puisses te détendre un peu.

Quoique cette requête ne sera pas franchement accessible... Il était tôt le matin, après tout. L'aube, selon les faibles regards que te lance l'astre solaire. Les morpions de l'orphelinat devaient probablement tous dormir. Tant mieux, tu pourras attraper Héra sans qu'elle n'en soit gênée. Sauf si elle dort. Principe vital pour les mortels que tu sembles défier sans vergogne, d'ailleurs. M'eeeeeenfin... Tu gravis les escaliers; dont tu ne notes même pas l'état délabré dans l'ombre du hall; et tu brandis une nouvelle œillade de fer en amont. Personne. Alors on peut continuer. Tu ne connaissais pas les plans, mais ton instinct ne te jouera aucun tour. Pas maintenant. Ce n'est plus l'heure de jouer. Du. Tout.

Finalement... Finalement, tu y parviens. Derrière cette porte mariée à un mur fendu d'une taillade large au possible, se trouve la personne de tes convoitises. Pas de nouvelles, bonne nouvelle ? Foutaises, il va falloir t'expliquer l'état des lieux. Et elle ? Est-ce qu'elle va bien ? Tu pensais observer longuement ladite fente, mais à cette lugubre pensée, tu t'empresses d'atteindre la poignée de la porte. Et ni une, ni deux, tu tournes le mécanisme avant d'engager ton pied droit dans la salle, en prenant le soin rarissime d'y aller discrètement. Alors, ta semelle ne claque pas, elle s'amortit dans la poudre murale que tu n'avais là, pas non plus remarqué. Tu arbores un regard finalement tout simplement et bêtement surpris.

En rentrant, tu l'avais entendu marmonner quelque chose. Un nom ? Un mot, plutôt. Tu aimes à y croire, en tout cas. La selle lettre que tu y as reconnu ne te plaît pas. Mais au final, tu as juste eu le soulagement de l'entendre demander si quelqu'un était bien là. À tes risques et périls; peut-être qu'elle cherche un voleur à encastrer dans le mur troué. Tu souris légèrement. Voilà des lustres que tu ne t'es pas dévoilé si jovial. Alors la porte se voit délestée d'une main si rapidement relaxée, et de tes poings desserrés, tu viens toquer la façade de la chambre avant de rejoindre Héra. Un minuscule mètre vous sépare alors. Tu entreprends une fière posture inoffensive, une intonation normale si ce n'est attentionnée, puis tu n'hésites pas plus longtemps à interrompre ta douce mère dans ses tourments...

-Non, personne..

En espérant que le double tranchant ne se retourne pas contre toi.. Un peu d'ironie pour détendre l'atmosphère, c'est une bonne idée. Quand on sait y faire. Prions qu'elle ne le prenne pas mal... Toutefois, cette pensée-là ne te dérange pas. En réalité, tu es plus occupé à élargir l'heureux rictus que tu arbores en coin en observant la Reine Déchue. Il était vraiment temps que tu lui rendes visite.
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MessageSujet: Re: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Mer 11 Nov - 18:41
Retour au calme. Trop de calme. tant de choses se sont passés, en si peu de temps. Les deux millénaires venaient de rattraper leur retard en quelques heures à peine. Pire qu'en 45, juste après le Jour-J. Un énorme abcès venait de crever, avec la journée écoulée. Mais le pus de la rancoeur, gluant, faisait flotter dans l'air l'arrière-goût âcre de la défaite. À moins que ce ne soit que la vague odeur des différents sangs versés aujourd'hui. Probablement les deux, à vrai dire.
Dans le réfectoire, deux présences se faisaient face, alors que l'aube commençait à poindre. Pris entre les deux divinités, l'échiquier avait vu se dérouler nombres de batailles, sur sa surface laquée de noir et de blanc. Même pour lui, la nuit fut longue. Cependant, tu fus surpris d'entendre un soupir s'échapper des lèvres de ton adversaire. En fait, tu ne t'attendais pas à ce que ce soit elle qui brise le confortable silence installé entre vous. Cela a au moins le mérite de t'arracher ta mine renfrognée de concentration.
Mes derniers coups étaient si terribles que cela ?
Elle te lance un regard à cheval entre l'indifférence et la lassitude par-dessus ses lunettes, avant de les remonter sur son nez. Tu pus remarquer néanmoins que ce simple geste lui permettait de se masser discrètement l'arête du nez, entre le pouce et l'index, fronçant légèrement les sourcils. Tu compris bien que tu n'étais pas responsable de son agacement intérieur, avant qu'elle ne meuve son dernier cavalier.
Au contraire. Je suis surprise que tu ne joues pas trop mal. Ce qui me frustre encore, c'est surtout d'être tombée dans un piège si grossier. Alyssa a parfaitement rempli son rôle. Un mince sourire vient ourler ses lèvres. Peut être l'ai-je un peu trop bien formée.. Et que j'ai créé un monstre. À ton tour.
Tu hoches doucement la tête, posant ton regard doré sur le plateau désordonné. À ses flancs gisaient bons nombres de pions, mais moitié moins de pièces, au moins. De ce que tu avais compris, ta fille s'était retrouvé un peu du jour au lendemain avec la gamine dans les bras, et l'élevait depuis comme si ce fût sa propre descendance... Une adversaire redoutable, mais chaire de ta chaire par l'entremise de la famille, non du sang... Que faire ? Bouger la tour ? Non, trop risqué. Ton fou, peut être. Ta Reine se trouvait en délicate position, en rempart de ton Roi. Tu ne pouvais pas te permettre de la sacrifier... A moins qu'Athéna ne fasse que s'amuser, prolongeant la partie à son gré,visant autre chose ? Difficile de deviner quoi que ce soit, surtout lorsqu'elle s'enferme à nouveau dans le mutisme, gratouillant le plumage d'une Sophia endormie à côté d'elle. Hm. Tant pis.
Avec un petit "cloc", tu viens capturer son cavalier avec ta seconde tour. Sa seule réaction ? Opiner. Puis décaler son fou de trois cases.
Échec et mât. Sept parties, sept défaites. Tu as besoin de repos, Père, ajoute-elle en se mettant à ranger les figurines de bois et d'ivoire dans leur écrin protecteur.
Merci de t'inquiéter, Athéna... Mais l'heure n'est pas vraiment au repos. Héra souffre, et souffrira encore dans les jours, les semaines à venir. Je te jure qu'Alania subira tellement pire, je suis prêt à-
Rien. Tu n'es prêt à rien pour le moment. Tu es aussi que les autres. Moi y compris. Donne ta main.
Sans rechigner, tu lui tends le bras, encore couvert de larges sillons carbonisés. Le silence s'installe à nouveau; ta fille applique ce que tu penses être une sorte d'onguent sur tes blessures, pendant que toi, tu réfléchis. Tu réfléchis à la façon dont vous pourriez agir. Vous aviez besoin de retourner sur l'Olympe. Là-bas, enfin sur votre terrain, vis pouvoirs reviendraient sûrement plus vite, vu que vous pourriez enfin vous affranchir de ces corps aussi fragiles qu'inutiles...

Mais était-ce seulement encore "votre" Olympe ? Qu'avaient-ils modifiés, là-haut ? Surtout, dans quelle mesure ? La fille de Zephios méritait-elle d'être secourue ? Hm. Probablement pas. Mais Héra semblait la considérer aussi comme sa fille... Après toutes tes... "infidélités", difficile de faire preuve de jalousie, à moins d'être d'une mauvaise foi sans nom... Mais oui, putain ! S'il avait posé ne serait-ce qu'un doigt -ou autre chose- sur ta femme, il serait le premier à pâtir de ta colère. On ne touchait pas impunément à ta femme !
Père.
Comme Alania, il méritait un supplice digne de ce nom. Physique ? Non. Pas assez vicieux. Psychologique. Le briser, jusqu'aux tréfonds de son âme, ce petit bâtard...
Zeus...
La fille, sous protection d'Héra, demeurait intouchable. Peut être avait-il une autre progéniture dont tu aurais pu te servir ? Ou mieux. Une compagne par laquelle l'atteindre ? Oui, ce serait tellement simple, si..
ZEUS !
Tu sursautes et te fige, sans comprendre. Le regard courroucé d'Athéna vrille le tien, surpris. Que voulait-elle, cette f-. Oh. Il lui suffit d'un signe de tête, que tu suivis, pour comprendre. Penaud, tu ramènes ta main contre toi, cette dernière désormais soigneusement bandée; lui offrant un simple hochement de tête en guise de merci. Quant à elle, elle ne t'accorda pas plus d'attention, tournant les talons et se dirigeant vers une fontaine, le temps de se laver les mains. Lorsqu'elle revient, tu remarques qu'elle a un sourcil arqué en te dévisageant. D'instinct, tu hausses l'un des tiens. Une Athéna affichant un air perplexe n'est jamais vraiment bon signe.
Que fais-tu encore ici ?
De quoi parles-tu ?
Tu n'as rien senti ?
J'aurais dû ?
Il y a un intrus dans la chambre d'Hér-
QUOI ?!

Et ce n'est que maintenant qu'elle le dit. Par la motte de Gaïa ! Tu écorcherais ta fille, si tu pouvais ! Mais cette folle ne pouvait-elle pas le lui dire plus tôt ?! Ou au moins s'inquiéter ?
Sans plus attendre, tu te rues hors du réfectoire, t'élances dans l'escalier, te précipites jusqu'à la porte d'Héra. D'un coup de pied, tu la fais sauter de ses gonds, surgissant dans la chambre, prêt à malmener l'individu qui a osé profaner ce sanctuaire ...


... Pendant ce temps, dans ce même réfectoire qu'il venait de quitter, un étage plus bas, la Déesse de la Sagesse reprenait ses gratouilles dans le duvet de la Connaissance.

J'aurais peut être dû lui dire que c'était Arès...
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MessageSujet: Re: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Jeu 12 Nov - 22:01

« La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer. »

- Allez... Allez... Mais non! Ah, si... Attends... Non, non, non! Non! Trop tard...

La Discorde affichait une mine désolée, un peu énervée, alors qu'elle venait de perdre sa partie de Super Hexagon. Décidément, la version sur portable était plus difficile que celle sur ordinateur.
Cela faisait environ dix minutes qu'Eris attendait patiemment à l'arrêt de l'aéroport. Le bus qui devait la ramener à l'Orphelinat se faisait attendre. La rousse n'avait d'autre choix que d'attendre, malheureusement. Elle n'allait pas demander à sa mère de faire tout le trajet pour la récupérer, elle était certainement occupée, et puis, elle était assez grande pour se gérer seule. Sa mère, tiens. Elle n'avait pas encore répondu aux messages d'Eris. Son portable n'avait peut-être pas de réseau, qui sait. Ou Héra ne l'avait peut-être pas sous la main?
La jeune fille quittait alors son jeu, et commençait un appel avec sa mère. Impatiente, et un peu agacée, elle attendait que les bips s'achèvent, et soient remplacés par la voix douce et rassurante de la Reine déchue. Il n'en fut rien, Eris eut droit à la voix agaçante et monotone de la messagerie.
Alors qu'elle voulut tenter un nouvel appel, le bus fit enfin son apparition. La Discorde prit sur son épaule son sac à dos, et s'empressa de s'installer dans le bus, côté fenêtre. Elle mit ses écouteurs, et lança la musique en aléatoire. Elle n'avait pas envie de choisir une musique, elle n'avait pas la tête à ça. Le silence de sa mère, qu'elle avait pris pour un simple oubli du téléphone, commençait à l'inquiéter. Pourquoi était-elle injoignable? Et si... Quelque chose lui était arrivé? Non. C'était impossible. La rousse secouait la tête. Qu'est-ce qui aurait bien pu lui arriver en l'espace de deux jours? Non, c'était trop improbable. Néanmoins... Pourquoi ne répondait-elle pas?
L'arrêt de bus. Enfin. Eris reprit ses affaires, remercia le chauffeur du bus, et prit le chemin de l'Orphelinat. Si sa mère ne répondait pas, soit, elle avait ses raisons. Mais le doute subsistait. La jeune fille accélérait inconsciemment le pas, jusqu'à arriver en courant devant le vieux bâtiment.

Il s'est passé quelque chose.

La rousse entrait, toujours en courant, dans la bâtisse. Personne. Désert. Quelques secondes après, la déesse ressentit sa présence. Héra était là, mais pourquoi ne répondait-elle pas? Soudain, une autre présence. Familière. Un bruit sourd. Proche d'Héra. Trop proche.


- Maman!

La déchue s'élançait dans les escaliers. Si elle sentait qu'Héra n'était pas loin, les autres présences, bien qu'indéniablement familières, lui restaient trop floues pour être reconnues. Ou alors, elle ne voulait pas s'en occuper.
Elle arriva vite devant la porte, qu'elle s'empressa d'ouvrir. Elle ne craignait même plus de déranger sa mère, elle était trop inquiète pour attendre de la voir.

Des larmes.

Eris était au niveau de la porte de la chambre. Elle ne put bouger, rien de voulu, du moins. Elle se mit à trembler, tandis que larmes naissaient au creux de ses yeux. Pourquoi sa mère était coincée dans un lit? Pourquoi ne pouvait-elle plus bouger?
La jeune fille ne remarquait même pas la présence du reste de sa famille, qu'elle voulait pourtant à tout prix retrouver.

Qu'est-ce qu'il s'était passé?


[J'espère que ça vous conviendra ~]


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MessageSujet: Re: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Ven 13 Nov - 16:46


Héra ne s’attendait qu'à recevoir le silence pour toute réponse comme cela avait souvent été le cas. Alors, quand son fils, Arès, apparut souriant, tout en répondant négativement à sa question, elle crut d'abord à un rêve. Mais, il y avait la texture du pyjama contre sa peau et l'air frais de l'hiver qui la faisait presque grelotter. Non, fort heureusement pour sa santé mentale, elle ne rêvait pas. C'était bien la Guerre qui se tenait là, dans sa chambre, avec un sourire taquin aux lèvres.

C'était bien l'une des dernières personnes qu'elle s’attendait à voir ici. Sa présence cependant était logique, il avait dû être alerté par les batailles, ou bien Athéna l'avait simplement appelé. Aussi bien qu'elle s'en souvienne, les deux dieux guerriers restaient souvent ensemble avant la chute, elle n'avait jamais vraiment cherché à comprendre le sens de cette étrange amitié entre deux êtres à la fois opposés et semblables. La reine déchue était soulagée de le voir, bien qu'un peu agacée par sa réplique. Pendant quelques secondes elle avait eut peur, croyant au retour d'un des nouveaux dieux.

-Arès, ce n'est vraiment pas le moment de faire des blagues de ce genre, crois moi, le rouspéta-t-elle avant de reprendre sur un ton plus doux, Tu n'as rien ? Je me suis inquiétée.

Elle était un peu gênée de se trouver en pyjama, assise dans son lit en face de son fils, non c'était plus de la honte. Elle n'osait pas lui dire qu'elle avait été vaincue si facilement par Alania et qu'elle se retrouvait maintenant dans l'incapacité à se déplacer où bon lui semblait. Il allait bien falloir lui avouer parce qu'elle n'avait pas l'intention rester toute la journée dans son lit, mais elle pouvait aussi attendre encore un peu et puis rester ici, ce n'était pas si mal finalement. Non, Arès n'était décidément pas obligé de savoir. C'était mieux même, s'il ne savait pas, elle ne voulait pas savoir ce que son fils penserait d'elle s'il était au courant. La regarderait-il avec pité, ou bien avec mépris ? Aucun des deux cas n'était supportable pour elle.

Le fils de ses pensées moroses fut interrompu par un éclat violent qui lui fit faire un bond, alors qu'un Zeus furibond entrait dans la pièce, suivit quelques temps plus tard par sa petite Eris en pleurs.
 
feat. Zeus's Family ▲ dialogue #DC143Chrp J'espère que c'est bon, je pouvais pas faire grand chose d'autre ^^'
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MessageSujet: Re: Panser les plaies [PV: Zeus's Family] Sam 14 Nov - 18:11
Les souvenirs te remontent aussitôt, et t'aveuglent à la situation actuelle de par la surbrillance nostalgique qui s'en émanent. Toutefois, tu trouves le moyen d'orner ton faciès oisif d'une risette tout au plus attendrie comme amusée. Si tu haïssais les fois précédentes, où tu ne ressentais que l'indignation qu'une mère faisait gratuitement subir à sa ribambelle d'enfants, cette fois-ci est bel et bien différente. Tu ne peux qu'apprécier cet instant de retrouvailles, qui te rappelle un passé qui est, et sera toujours plus glorieux que ce fastidieux présent dans lequel toi et le reste de ta famille vous êtes embourbées. Tu secoues brièvement ta tête en latérale, avant d'avancer un pas subitement interrompu.

Sa présence venait tout juste d'arriver que l'air en était déjà statique. Tu l'avais ressenti le temps d'une seconde, et le voilà déjà là. En face de toi, l'air enragé, et prêt à en découdre. S'il n'avait que l'intention de protéger sa chère, toi, tu ne le voyais pas de cet œil. "Lui, ici ? Et il a rien d'autre à foutre que d'enfoncer la porte ? C'est moi la Guerre. JE suis la Destruction. Et c'est LUI qui vient lever le poing... ?" ... Tu n'en retires en réalité qu'un fin sourire aux dents effilées. Ton air se joue de l'intrus, depuis longtemps dévoilé. Il a l'air de vouloir se battre... Voilà des années que tu attends cette occasion. Et la voilà, en train de courir vers toi à bras ouverts.

Tu profites de ton pied arrêté pour tourner un appui avantageux. Jambe gauche pliée, talon retroussé, tu abaisses ton bras assorti tandis que le poing en bout se raffermit peu à peu. Un éclat de rire saccadé vient tendre l'atmosphère à son paroxysme, ne laissant vivre au fil de vos mouvements communs qu'une ambiance combative omniprésente. C'est ton rire qui agit ainsi. Tu possèdes la posture, voilà que Zeus se trouve en face de toi, encore un peu d'élan dans les guibolles. Tu profites alors d'une poussée inhumaine basée sur ta cheville en arrière, et use de ta jambe droite pour centrer ton avancée.Ton bras armé rangé en angle droit vient se relever en sens inverse pour retomber en avant avec puissance. Et alors, la force de frappe qui t'est procuré se dirige en uppercut jusqu'au menton de ton cher papa.

Le coup est violent. Tes phalanges se fracassent avec la plus intense des brutalités contre son menton. Tu reconnais malgré tout la dureté de celui-ci, un point que tu donnes généreusement à Zeus. Toutefois, vos enveloppes charnelles se voulant toujours d'origine mortelle, il va de soi qu'avec la puissance de l'impact couplé à ta Force, tu as bien du lui causer des séquelles, toi aussi. Tu crispes une moue désordonnée quant à la douleur de tes doigts plus ou moins distordus par le coup, mais tu décides de mettre ça de côté. Et, en poussant une seconde fois sur ton autre cuisse, tu viens bondir en avant pour stopper l'envolée de ton père en l'agrippant par le col.

Manifestement maîtrisé, tu réatterris au sol en arrangeant ta prise sur son cou avec fermeté, alors que tu caches ta main brisée dans ton dos. Tu dévisages le Roi de l'Olympe d'une œillade noire et puissante d'un sentiment de haine, qu'il pourra facilement retranscrire. Tu n'avais, alors à ce moment-là, par encore saisi la présence d'Athéna en bas et d'Eris juste à côté, fondant en larmes. Tu n'émettais aucun mot. Aucun bruit. Pas même un gémissement. Simplement un souffle long, fastidieux et lourd de sens que pas même toi tu ne pourrais discerner. Tu conserves depuis le début ce fameux sourire narquois et vilain...

... Apprécierais-tu réellement cette rencontre ? Il est clair que tu savoures cet assaut réussi avec le plus grand bonheur qui te soit donné d'exprimer, mais, il semble y avoir autre chose... Quoi ? Tu ne veux pas partager tes pensées ? Roooh... Tu n'es pas drôle, Arès. Vraiment pas. M'enfin...

-Peut-être que toi, tu as trouvé ça drôle... ?
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