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Leçon du Jour du Pr Orchedia, n°4

MessageSujet: Leçon du Jour du Pr Orchedia, n°4 Mer 14 Oct - 5:42





La Leçon du Jour !


D
ing ding ding ding riririridingding What does the fo- *BLAM*. Haem. *tousse* Vous voilà donc pour la quatrième leçon du jour. Vous êtes un peu en avance... A moins que je sois celle très en retard. Hm. Qu'importe ! Prenez place, allez, hop hop hop ! Quoi ? La salade déchiquetée par terre ? Ce n'est rien. Juste un défouloir. Oui, j'ai un bidon d'essence à côté de mon bureau ? Et alors ? On ne sait jamais. Vous avez fini, avec vos questions inutiles ? Vous voulez que je viennes titiller votre glotte avec ma craie ? Non ? Parfait. SILEEEENCE ! *jette un dernier coup d’œil inquisiteur sur la classe invisible qui lui fait face, puis acquiesce.*

Bon. Depuis le temps, vous me connaissez. Ou pas. Qu'importe. En tout cas, il y a une chose que vous devez savoir, une pensée que je chéris particulièrement, et que s'il ne tenait qu'à moi et non pas juste un peu à ma femme aussi, je le graverai volontiers dans du marbre au-dessus de notre tête de lit, au risque que notre chat le décroche par je ne sais quel obscur moyen (c'est un chat, après tout) et qu'elle nous tombe ensuite sur laggle au beau milieu de la nuit, nous envoyant par la même ad patres, sous le poids de la connaissance, de l'éloquence, de la sobriété, et c'était quoi le début de ma pensée, déjà....? Ah, oui.

LES MOTS ONT UN SENS. TOUS. NO FUCKING EXCEPTION.

Non, aucune exception à cette pensée. Lorsque vous êtes lucides, en tout cas. L'abus de substances illicites ni ne justifie, ni ne cautionne une hypothétique exception à cette règle. Je ne connais pas votre rapport aux drogues, ce n'est pas mon souci, vous êtes priés de poser vos doses sur la laitue en confettis, merci. Cela fera de jolis effets pyrotechniques plus tard. #TrueStory

Cesserai-je de digresser un jour ? Probablement pas. Les mots ont un sens, donc. On pourrait même dire une symbolique; par conséquent une façon générale d'être perçus et de facto, d'être interprétés.

Les mots qui nous intéressent aujourd'hui sont courants. Tellement courants que ça passe comme une lettre à la Poste sans faire d'étincelle dans la compréhension, au point que vous oubliez souvent POURQUOI vous les utilisez. Pire, c'est devenu un automatisme, un réflexe, que dis-je, qu'ose-je déclamer, presque un cliché de l'écriture ! *tousse* Il faudra que je pense à fermer la fenêtre de cette salle...

A quoi faisais-je donc référence tout le long ?
C'est simple; LES PRONOMS PERSONNELS
(A.K.A. JeTuIlNousVousIls pour les Nuls)


Ici, j'aborderai juste le cas des trois personnes grammaticales :
Je, Tu, Il/Elle/On,
Et pas dans l'ordre énoncé, ce s'rait trop facile Jeanine ! Commençons par  ce que j'estime le plus simple...

► IL/ELLE/ON ...

... Ce que je qualifie généralement de "personne absente", de "facilité expressive", "base des bases", et pleins d'autres adjectifs insensés dont on se fout royalement.
La troisième personne... Que je résumerai ici au seul "Il" afin d'éviter davantage de lourdeur inutile dans mes formules parfois peu digestes, j'en conviens. Et bien, ce "Il", qu'est-ce donc, ma bonne dame ?

A ce "IL", se rapporte tout ce qui englobe et concerne le récit.

Ah. Okay. Cool. Mais le rp' forum, c'est justement du récit, donc c'est normal de l'employer. C'est la logique, l'évidence même. Alors qu'est ce qu'elle vient nous em-... empailler avec ça, la vieille chouette ?

Vrai, élève inconnu hors champ qui connaîtra une fin horrible, grignoté par des hiboux carnivores. Cette observation est vraie, et tout à fait légitime.

"IL" est un pronom qui renvoie au plan du récit. Cela inclue les descriptions de l'environnement, de l'extérieur de soi. De l'observable. De la surface. Et donc fatalement, "IL" s'expose comme extérieur à l'écrivain, le narrateur et fatalement, le lecteur.
"IL" est un pronom de surface, qui -à mon sens, donc avis subjectif, rangez les fourches et les torches- ne permet pas (ou très peu) de capturer l'essence ou la puissance que l'on pourrait insuffler au personnage que l'on joue.

/!\  QUE CELA SOIT CLAIR ! Cela ne signifie pas que c'est un mauvais choix d'écriture que d'être à la troisième personne. Je respect cela, et plusieurs bons rôlistes sur le forum sont tout à fait à l'aise avec ce style, ce qui est tant mieux pour eux. Ils ont une belle plume ainsi et tout va bien, nous avons la chance de lire des posts de qualité grâce à eux.
Merci, vous êtes des mini-sources d'inspiration à vous tous seuls. ♥

Bon, ça, c'est fait. Passons à la suite.
Nous venons de voir que "IL" est un pronom plus propice à la distance, la contemplation, le "récit" de façon grossière et générale. Que reste-il alors pour le "JE" et le "TU", dans ce cas ? Réponse toute simple là encore, qui tombe sous le sens, encore faut-il le remarquer.
Ce sont tous deux des pronoms se rapportant au DISCOURS.

Parce que c'est bien beau le décor et l'environnement alentour, le monde ambiant dans lequel nage votre perso... Mais il ne passe pas non plus sa vie reclus en ermite. Tôt ou tard, il finit par croiser des gens et, de facto, va interagir avec eux, discute, communique, autant avec ses mots et que sa gestuelle... Et vu que votre perso se met à parler, naturellement, vous écrivain/auteur/pastoujoursnarrateur, allez passer au "JE".
Parce que le pion parle en général de lui-même, pour lui-même en plus de parler pour autrui; lorsque vous écrivez, vous en faites le locuteur direct des mots qu'il prononce, vu que nous sommes dans des cas de discours directs... (Surtout avec la sale manie qu'ont beaucoup sur le forum de rapporter texto les paroles du post précédent... Une très très sale manie que je vous invite TOUS à oublier... On vient de le lire quoi, pas besoin de le répéter.... Bref)

Mais le "JE" employé en tant que personne grammaticale, qu'est-ce que cela implique, concrètement ?

Le "JE", contrairement au "IL", implique une proximité avec le personnage, avec le sujet... Et par extension, souligne l'étroitesse de la relation entre le narrateur et le personnage (puisqu'ils sont réunis et donc confondus), mais aussi rapproche le lecteur et le personnage... Bien que dans certains cas, au contraire, ce choix est justifié  pour justement poser le personnage sujet en "autre", indépendant du monde du lecteur et détaché du monde dans lequel il évolue, en indépendance totale, ce qui lui donne davantage de consistance.

Ce mode d'écriture ambivalent permet d'accéder à un certain niveau de liberté en terme d'interactions; le personnage avec lui-même, un recul ou une vision plus personnelle sur une situation, voire même une brisure du quatrième mur le temps d'une anecdote ou d'un trait d'humour, par exemple.
Il offre un point de vue intimiste et suggestif, bien plus vivant à mon sens que l'emploi strict de la troisième personne.
Il s'agit néanmoins d'un style moins aisé à appliquer, tantôt pour des raisons rp personnelles (le premier qui me parle de schizophrénie peut déjà sortir u___u), tantôt pour des raisons plus... Triviales. Parce que oui, soyons honnêtes, conjuguer et accorder à la première personne bah... Y'a des fois où c'est chiant, ou juste tellement peu usité que cela nous semble à peine français, et pourtant...

En résumé, un style intéressant, permettant de pénétrer le personnage et sa psychologie avec aisance (ou en tout cas, de mieux la contrôler et de choisir ce qu'on veut en dévoiler), mais qui n'est pas sans contrainte. Un défi intéressant à relever pour les audacieux !


On a parlé du "JE", on a parlé du "IL", rendus ici, vous devez vous douter de ce qui reste. Et oui, j'ai gardé lé meilleur pour la fin !

Le "IL", c'est l'Autre. Alter.
Le "JE", c'est Soi, c'est intrinsèque. Ego.
Le "TU", c'est l'Autre-Soi, l'introduction d'un nouveau point de vue, synthèse des deux sus-cités. Alter Ego.

En quelques mots, l'usage du "TU" est à mi-chemin entre l'intimité offerte par le "JE" et la "contemplativité" du "IL". C'est un état intermédiaire, qui marque surtout la présence du narrateur, qui peut se faire percevoir comme une "personnification" de l'écrivain dans le récit, offrant une vue subjective ("JE") sur un élément qui est le sujet ("IL"), parfois différente de la perception du personnage.

Ainsi, le "TU" permet une transition plus douce, plus ténue, entre l'action observable et les réflexions/réactions/décisions/actions du personnage que l'on accompagne dans ses pérégrinations. On (= le narrateur/auteur) devient en quelque sorte le quatrième mur, créant ainsi un autre espace, un autre genre de lien entre l'écrit et le lecteur, en fait, nous matérialisant presque dans l'univers que nous écrivons et décrivons, tout en gardant constamment un pied dans notre réalité et celle du personnage.

Intuitivement, on se fait aspirer dans l'univers et le décor que l'on ébauche; cela pousse souvent l'écrivain (en général, de ce que j'ai vu et de ma propre expérience) à se remettre davantage en question, tout autant qu'à douter (à bon escient) de la cohérence de ses écrits.

C'est un style qui pousse constamment à réflexion, à recherche de matière. Pas que le "IL" et le "JE" n'y pousse pas non plus, ni ne soit un terreau fertile à la quête de connaissance, mais c'est plus rare. Moins conscient. En gros, un style versatile qui ne convient pas à tout le monde, qui nécessite une bonne conscience de soi et de son personnage, à manier avec précaution donc !



En résumé :

Il a vu une splendide pomme rouge. Elle lui semble drôlement appétissante !

Je l'ai vue, cette pomme bien rouge... Je la trouve à croquer !

Tu as vu cette pomme sur la table. Le vif de son rouge attire ton regard, déclenchant chez toi un imperceptible léchage de babines. Tu as hâte de la grignoter, elle te titille !

Trois points de vue distincts, qui se valent. Il n'y en a pas un "meilleur" que les autres, ils sont juste différents, avec des intentions d'écriture qui leur sont propres. A vous de voir quel style vous sied le mieux, avec lequel vous êtes le plus à l'aise.


Comme pour tout vous n'avez rien à perdre à essayer, le temps d'un sujet ou deux (et pas d'un post à l'autre, histoire de garder une certaine cohérence pour votre partenaire rôlique), une autre vision, un autre rapport entre vous écrivain et votre personnage.
Rien ne vous en garantit le résultat certes, mais cela ne coûte rien de tenter. Et puis, qui sait ? Peut être aurez-vous une révélation d'illuminé ?



C'est sur cette conclusion que je vous relâche, pour les plus courageux qui auront eu la foi ou au moins pris la peine de suivre ce cours jusqu'ici... Depuis le temps que je vous le devais ! C'est maintenant chose faite... Et comme d'habitude, je suis ouverte à toutes les critiques (constructives de préférence), si un point vous paraît obscur n'hésitez pas à vous exprimer à la suite ou simplement m'envoyer un mp, promis je ne mords pas ! Sophia, par contre... Nan, je plaisante. Elle becte juste.


Vous pouvez disposer. Et n'oubliez pas...

Isonomia, Isegoria, Isokrateïa ~ ♫
Egalité de Droit, Egalité de Parole, Egalité des Pouvoirs







Je suis la vengeance, je suis la nuit, je suis...
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