Les dieux grecs ont été déchus et réduits à l'etat de mortels par leurs descendants divins, ignorés de tous. Ils ont pris leurs places et créé la Nouvelle Olympe!
 
Nous avons fortement besoin de nouveaux dieux ayant des fonctions importantes! (Ciel, Nuit, Amour etc...)
Un nouveau thème de Printemps est arrivé!

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La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction.

MessageSujet: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Ven 21 Aoû - 17:59


Thymós


Caractéristiques

Identité: Thymós, fils de Némésis et de l'hécatonchire Cottos Le Furieux.

Sexe: Homme, mais pourtant parfois apparenté à une fillette.

Age: Plus de quatre millénaires.

Orientation sexuelle: Bisexuel.

Groupe: Nouveaux Dieux.

Rang: Nouveau Dieu de la Colère impulsive, des sentiments et comportements agressifs (lunatisme, haine, animosité, irascibilité...), incarnation de la rage.

Pouvoirs (et/ou attributs si vous êtes un dieu) -Pouvoirs :
)Thymós peut ressentir la colère de chaque personne sur toute la planète.
)Il peut aussi faire pousser plusieurs bras sur son corps, et concentrer la haine qui l'habite pour la matérialiser sous forme d'énergie.
)Sa force et son pouvoir sont très difficiles à contrôler, le Dieu déraillant très souvent, ce qui peut occasionner une métamorphose totale de l'Être en un monstre terrifiant de puissance.
)D'ailleurs à ce propos, il a la capacité de transformer ses bras à loisirs en d'autres qui lui octroient une force plus conséquente, et qui lui permettent de canaliser plus d'énergie dans ses attaques.
)Il peut aussi changer entièrement de forme pour paraître sous les traits d'une petite fille innocente.
)Hors de ça, Thymós est aussi légèrement plus costaud que la moyenne divine. Pour terminer, il a aussi des connaissances très pointues dans l'Art du combat.

-Attributs : Le Nouveau Dieu de la Colère a pour attribut le poing d'acier et le brasier.

Etes vous au courant de l'existence des dieux? (supprimez si vous êtes un dieu) Bien sûr que oui.

Etes vous du côté des nouveaux dieux ou des anciens dieux? Pour les Nouveaux Dieux, et à jamais contre les Anciens.

Siégez vous à l'Olympe? (uniquement pour les dieux): Il n'y siège pas, mais a la capacité d'y pénétrer.


Physique
Si on peut attribuer quelque chose à Thymós, c'est son physique peu, mais alors vraiment très peu commun. D'autant plus qu'il n'apparaît pas toujours sous la même forme. Généralement, le Dieu arbore des airs d'homme dans la fleur de l'âge, à la carrure solide et aussi bien sculptée qu'élancée. Il porte un simple pantalon en soie noire, décoré aux jambes de flammes écarlates, le tout maintenu par une solide ceinture de laine jaunâtre. Le nœud de cette dernière détend sur l'avant, partant en serpentant les formes de l'Être. Sa peau s'éprend d'une teinte bronzée, mais est surtout remarquable pour sa texture au toucher. Tout porte à croire que l'enveloppe charnelle de Thymós se constitue de ce qui se rapproche de près ou de loin à du cuir, bien que sa solidité dépasse de loin ledit matériau. Aussi, des marques surplombent le corps du Colérique. Ces traces de formes et de tailles variées, oscillant entre les demi-cercles et les rectangles, semblent gravées dans la chair, et sont donc permanentes. D'une certaine manière, c'est ainsi que se taille la musculature du fils de Némésis. Ses bras, très étranges parties de son anatomie, présentent une sorte d'armure naturelle dorée, ornée de sublimes reliefs que tout adorateur armurier trouverait magnifique à en baver, partant de la base du coude jusqu'au bout des doigts. Pourtant, il s'agit bien là de ses bras tels qu'ils sont réellement. Son visage quant à lui, apporte la preuve que ces marques se prolongent sur tout le corps de l'homme. Cependant, les détails restent facilement discernables. Toujours en tirant une mine haineuse, le visage de Thymós comporte une paire de gros yeux aussi blancs que ses cheveux taillés en éruption, bien que ces derniers laissent rarement tomber une mèche sur son front. Des sourcils possédant le même épiderme que son crâne délimitent les orbites oppressants de l'incarnation de la haine. Des oreilles en bol referment alors son visage sur les côtés, d'une manière parfaitement symétrique.

La Colère existe sous bien des formes, et nombreuses en sont les causes comme les conséquences. Ainsi Thymós tire un pouvoir plutôt extravagant, qui s'agit globalement de changer de forme. Tous les Dieux peuvent faire ça, certes. Mais ses métamorphoses sont plutôt spéciales. En général, cela se résume à la création de bras multiples, de tailles et de formes différentes, ce qui influe sur sa force. C'est accessoirement aussi un moyen de démarquer la puissance que le Dieu exploite au combat. Plus les bras sont nombreux et gros, plus il devient extrêmement dangereux de se mesurer à lui. À noter qu'il est déjà très fort dans sa forme originelle...

Il existe cependant un stade dans lequel le Colérique peut se plonger une fois trop engagé dans le feu de l'action. Recroquevillé sur lui-même, Thymós explose littéralement sur place, pour ne laisser derrière lui qu'un corps cendré, dont la face tient plus du Cerbère que du Dieu qu'il fut naturellement. Ses muscles rapetissent pour que le corps prenne une tournure plus frêle, et pourtant bien plus mortelle. La peau tourne dans une teinte alors extrêmement sombre tandis que sa consistence se rapproche alors plus du charbon que du cuir habituel. De ses doigts sortent de petites griffes, et les gravures bien connues tournent en relief blanchâtre sur le corps ténébreux du Monstre.

Pour terminer, Thymós possède une dernière forme, qui elle, est accessible à volonté. Il s'agit de la seule transformation totale du Dieu, qui, ironiquement, devient bien plus fragile et prend alors un air presque innocent. Il troque son pantalon adoré contre une petite robe rouge sang, et son corps de combattant contre celui d'une mystérieuse fillette aux cheveux d'ébène aussi longs que gras, et lisses comme une planche à pain. Cela n'arrive cependant pas à cacher sa peau horriblement pâle, sur laquelle les gravures sont encore légèrement notables, bien qu'il faudra plutôt songer à les tâter pour les reconnaître plutôt que d'y porter un simple regard, même attentif.
Caractère
Thymós est très représentatif de son sentiment. Par conséquent, il en devient très émotif, pour le meilleur et pour le pire. Extrêmement lunatique et rancunier au possible, le Nouveau Dieu se comporte ironiquement comme quelqu'un de très silencieux. Les beaux discours n'ont jamais été sont fort, et il ne parlera que pour un oui... Ou pour un non. Le Colérique agit aussi de manière impulsive. Toujours gêné par une sensation cachée au fond de son Être, il cherchera toujours à esquiver trop de contact, bien qu'il apprécie une compagnie assez solide pour le supporter. Compagnie qui est d'ailleurs assez rare. Peu arrivent à tenir sous son sale caractère. La rage qui habite Thymós est un élément très difficile à contrôler. Et bien qu'il existe sûrement divers moyens, ils sont encore inconnus, ou trop radicaux. Il arrive de temps à autre qu'une crise s'empare de lui, et que sa haine monte de cran peu à peu. Lentement, il passera par divers stades, du râlement commun au très redouté hurlement de colère, prémice d'une catastrophe qui approche à grands pas. Heureusement, il s'agit généralement de bouffées d'animosité qui passent aussi vite qu'elles se déclenchent. Mais pour revenir à son état quotidien, Thymós est plus du genre à bouder tout le monde, sans raison apparente. Mais au final, rien de tout cela ne nous apprend de réelles choses à son propos. Aucun de ces facteurs nous permettent de comprendre s'il est intelligent, abruti de toutes les fibres de son Être, ou bien s'il a déjà aimé... D'une certaine manière, sa brutalité le voile de mystères encore insoupçonnés.

Il existe cependant nombres de signes aidant à déterminer l'humeur présente du Dieu de la Colère. Premièrement, ses yeux. Généralement toujours vides, il arrive que des pupilles couleur chataigne trouvent leur place au sein des deux orbites. Ce premier détail est cependant le plus rare, car seules les personnes les plus appréciées de Thymós le feront paraître ainsi. Deuxièmement, sa posture. Toujours prêt à en découdre, il arrive de le penser calmé lorsqu'il ne dégage pas ses bras armés d'or et de puissance, poings serrés, parés à détruire son ennemi. Troisièmement, sa mâchoire. Souvent serrée au possible, c'est un signe plutôt révélateur de sa rage qui explose en lui. C'est plutôt ainsi qu'on comprend s'il vaut mieux s'en éloigner ou non. Le problème, c'est qu'il dessine sa bouche ainsi presque tout le temps. Finalement, il ne reste que le dialogue. Il faudra faire attention au ton, souvent très sec, et aux mots, peu cherchés et pensés. Ce n'est pas assez, mais il faut faire avec. Généralement, il ne s'adresse correctement qu'aux personnes qui le méritent. Enfin, il ne s'adresse qu'aux personnes qui le méritent, tout simplement. Et c'est là que ça devient légèrement compliqué, car un ennemi comme un ami peut recevoir les paroles envenimées de sa rage comme de son rare calme.

Histoire
De nombreuses ères se sont écoulées depuis la Création du Monde. Chaque tentative d'un règne de prospérité fut soldé par un terrible échec, parfois doublé de lourdes conséquences pour les générations à venir. L'Histoire, vous la connaissez. Les noms de Chaos, Ouranos, Gaïa, et bien d'autres ne sauront se faire oublier aisément. Et pourtant, ces pionniers de la Vie ont permis de vivre à trois enfants que peu connaissent de nos jours. Les hécatonchires. Ces êtres imposants, constitués d'une centaine de bras surmontés de trois têtes cracheuses de feu, ont su passer très inaperçu à vos yeux. Mais seulement aux vôtres. Dès que l'Homme se vit octroyé sa bêtise et tous ses vices, l'un de ces puissants prédécesseurs des Titans se fit très remarquer, notamment en Asie. Cottos le Furieux, de son nom terrifiant de puissance partit horrifier les foules ici et là, annihilant tout sur son passage. Sa force était telle qu'après quelques milliers d'années, même les Dieux, pour le peu qui savaient à propos de l'hécatonchire, n'osèrent se mesurer à lui, ni-même tenter de le calmer. Le temps passait, et des mythes d'autres cultures finirent par naître de l'intervention de Cottos chez les Mortels. Pourtant d'origine divine, il fut pris pour un démon tout-puissant. Parfois simplement surnommé ainsi, d'autres fois, Monstre, c'est dans les lettres qui formèrent son appellation d'Asura que le Furieux prit un malin plaisir à se nommer. Un démon armé de cent bras incoercibles, crachant du feu par les trois portes de l'Enfer qui lui servent de gueule. Cette horripilante image se grava profondément dans les mémoires des uns comme des autres.

Mais un jour arriva où l'heure du jugement avait sonné. Le Furieux ne pouvait rester impuni éternellement pour ses crimes, et là où personne ne pensait pouvoir arrêter une boule de haine si puissante, une s'est dressée. Quel comble pour un monstre de rage que de recevoir sa sentence de la Colère Juste... Certains l'assimilent à la vengeance, mais son nom saura vous la rappeler clairement. Némésis, fille de Nyx, partit veiller à ce que Cottos subisse ce qu'il mérite. C'est dans un de ses rares sommeils, moments que les Mortels apprécient tout particulièrement puisqu'ils ont le temps de fuir un peu plus loin, que la Déesse parvint à l'hécatonchire. Sans un mot, elle l'enchaîna solidement au sol, où les énormes mailles de fer trouvèrent un appui étrangement suffisant pour contenir le Monstre. Mais ce n'était pas sans réveiller ce dernier, qui se débattait alors de toutes ses forces pour se libérer de cette emprise de métal. Mais rien n'y fait. Ces étranges chaînes n'avaient rien de normal pour retenir une si grande force, et bien que Némésis dut apporter son aide directe à cet outil grandiose, cela n'en restait pas moins quelque chose d'extraordinaire. Cependant, la fille de Nyx n'en sortait pas indemne non plus. Épuisée par l'emprisonnement de Cottos, elle lui vint une idée soudaine, peu réfléchie, mais qui pour le coup, lui semblait bien pensée. Elle avait besoin d'aide, pour les cas à venir. L'hécatonchire ne pourrait pas être retenu très longtemps, de toute manière, car c'était bien le seul des deux à avoir la force et la conviction de continuer à se battre. Car à un moment ou à un autre, Némésis a bien du tomber d'épuisement au sol, elle se releva en soufflant calmement, et tendit une main signée d'une grâce peu commune. Cottos s'arrêta net dans son combat contre le métal, et fixa la Déesse, nue, enjolivée par le clair de la Lune, qui berçait le creux de la Forêt où étaient enfouis les deux divinités. Les ombres des bois censuraient heureusement son corps, pour ne laisser que l'imagination du Furieux travailler. Toute cette mise en scène pour comprendre que la Juste Colère avait besoin de quelqu'un comme elle pour la soutenir et apporter la Justice en ce monde. Elle avait besoin... D'un enfant.

Cottos n'avait pas franchement le choix. Soit il acceptait, soit il allait restait dans cette étreinte artisanale pour le reste de son éternité. Un soupir chaleureux de sa rage naturelle emplit alors l'air, et ainsi il signa l'accord. Les chaînes le lâchèrent alors lentement mais sûrement, prêts à le tenir si jamais il se décidait à trahir le pacte qu'il venait tout juste de passer. Mais il n'en fit rien. Il se releva, approcha de Némésis calmement... Et ils firent leur affaire. Durant sa grossesse, la Juste Colère pouvait ressentir la présence de l'hécatonchire en lui. Pas de doute, c'était vraiment lui le père. Un déchaînement d'animosité s'exprimait, un peu étouffé, dans le ventre de la mère. Ce n'était pas son premier enfant dérangé, mais il était loin d'être le dernier. À l'époque où cela se produisait donc, elle ne pouvait qu'être stupéfaite par tant de violence dans un si petit embryon. Le temps passait, et le fœtus grandit avec sa haine innée. Cela ne rendait les contractions que plus douloureuses, et finalement vint l'accouchement. Pas besoin d'une quelconque aide, l'enfant sortit presque de lui-même, en poussant son premier cri de colère. C'était dans l'ombre qu'il était né, éloigné de quelconques témoins. Il n'était pas censé être révélé que Némésis allait avoir un enfant, qui, si vous ne l'avez pas compris, est d'ailleurs un fils. Elle s'était cachée durant toute sa grossesse, et avait hâte de reprendre son rôle parmi les Mortels en compagnie de son enfant, ignorant alors le mal qui s'éprenait du petit. Mais il n'était pas encore temps. Il fallait prendre soin de lui, maintenant. L'éduquer pour qu'il accomplisse son rôle d'acolyte auprès de sa mère. Pendant les quelques premières années, elle fut d'abord ravie de son enfant, qui suivait un parcours tout à fait normal. Il apprit les rudiments, sans rien savoir de son père, qu'il ne cherchait même pas à connaître de toute évidence. Cependant, très tôt dans son éducation, Némésis pouvait remarquer le comportement impulsif et mauvais du garçon...

En l'honneur de Cottos, qui n'avait donné aucune nouvelle depuis la nuit qu'ils passèrent ensemble, et en notant ce caractère chaud bouillant, elle nomma son enfant Thymós -littéralement, Colère-. C'est un fin sourire malicieux aux lèvres qu'elle apprécia le nom qu'elle attribua au fils. Le temps passait, le jeune bambin était alors assez grand pour enfin pouvoir porter son aide à sa mère. Il était finalement venu le moment de retourner faire régner la Justice. Sa longue absence a du en désordonner beaucoup. Finalement, tout cela allait être corrigé. Mais ce n'est pas sans la crainte de la puissance que dégageait le jeune garçon... Némésis appréhendait cette force horrible qui se dégageait depuis longtemps de son fils. Mais elle avait déjà pris trop de temps. Pressée, elle se dit simplement qu'elle réglerait ça en temps et en heure. Pour le moment, il fallait retourner faire parler la Juste Colère au sein des Mortels. Ils descendirent alors discrètement jusque chez ces derniers, et le travail allait commencer. Les premières fois, Thymós râlait beaucoup, étant forcé de regarder dans un premier temps l'exemple que sa mère lui donnait. Il n'y prêta que peu d'attention, et au final, quand vint son tour... Il vaut mieux le raconter. Il était en charge de punir un groupe d'individus cachés de la société. Des sectaires, qui priaient les Dieux de manières si morbides qu'il fallait les arrêter au plus vite, sinon quoi l'agacement que cela devait bien provoquer au Mont Olympe allait se faire sentir jusqu'aux Champs Élysées. Il n'est pas là question de tuer qui que ce soit... Simplement de leur faire comprendre leur douleur. Ils s'étaient donc regroupés là, dans une petite cave, creusé dans le flanc d'une montagne. Némésis fit signe à Thymós d'y pénétrer, et il s'exécuta sans plus attendre. Poings serrés, le regard vif et littéralement vide, bien qu'empli d'une haine profonde, il marchait d'un pas lourd qui résonnait dans toute la grotte. Il ne tarda pas à se faire remarquer, et c'est alors qu'il fut encerclé. Le Dieu tourna le regard tout autour de lui d'une manière désordonnée, un peu déboussolé. Les Mortels approchèrent lentement, mains tendues. Ils allaient l'attraper. La Colère écarquilla les yeux, avant de se recroqueviller subitement sur lui-même. Les sectaires profitèrent alors de l'occasion pour sauter sur lui, espérant le bloquer au sol. Tandis que dehors, Némésis s'impatiente sous l'incompétence de son fils, une hurlement de terreur venait ravager le silence pesant des environs. À peine avait-elle le temps de tourner un regard étonné vers la cave qu'elle fut surpris de sentir son fils jusqu'ici. Une puissante énergie se dégager de la gueule de roche qui servait d'entrée, si omniprésente que de longues traînées rouges et grossières filaient dans l'air, comme si le vent s'habillait d'écharpes en sang... Et retentit alors comme une explosion surnaturelle. Pour conclure dans le terrible brouhaha qui effrayait la faune environnante, l'ouverture de la grotte finit par fondre dans un éboulement soudain, semblant condamner l'entrée. Quelques minutes de silence passèrent, sans plus aucun signe de Thymós ni des Mortels...

Mais l'aura n'avait pas quitté les lieux. Au contraire, elle n'avait pas fait qu'imprégner les environs. Cette sensation de colère immense s'emparait de ces terres, de la montagne, de la flore et ses habitants... Résonna une deuxième explosion. La puissance fut telle que tout le flanc de la montagne finit par s'écrouler, laissant une moitié presque parfaite tenir on ne sait comment, tandis que le vide surplombe de l'autre côté un tas de gravas fumants. Oui, fumants, en effet. Mais le spectacle ne s'arrêtait pas là. Juste après, un autre cri transperçait la roche. Une rage encore plus forte qu'avant se fit aussi bien entendre dans le ton que dans la force. Et transcenda alors la terre un faisceau écarlate, tout aussi brutal que soudain. Les éboulements qui traînaient sur sa trajectoire furent littéralement atomisés. Et, enfin, bondit de ce trou formé par ces dégâts collatéraux un Dieu Nouveau, rempli de haine et d'un pouvoir qui malgré les apparences ne semblait pas être réellement déclenché par Thymós. Dans son grand saut, ce dernier vint se plaquer contre la façade de la partie de la montagne qui tenait encore. Et Némésis, observatrice de cette scène qui tournait alors en cauchemar, ne pouvait être qu'horrifiée de reconnaître Cottos dans l'esprit de son fils. Dans son esprit, mais aussi dans son physique... Si Thymós tenait sur la roche, c'est parce qu'il avait réussi à planter, non pas un, ni deux... Mais six poings dans la roche. Oui. Deux paires de bras lui sortaient des flancs, et semblaient parfaitement réels et solides. Ce dernier se tenant alors face à la roche du pic qu'il avait à moitié détruit, tourna un visage colérique vers le ciel nocturne, et hurla une fois de plus. Ce même cri de haine finit par chasser les plus courageux des animaux qui étaient restés pétrifiés d'étonnement sous la terrible prestation de cette force destructrice...

Il fallait faire quelque chose. Une fois la nuit passée, et le calme revenu, les animaux vinrent regagner leur foyer dans les arbres et les terriers amochés par le déchaînement de puissance. Némésis attendait là, sur un rocher, dans une robe vétuste et pourtant qui avait su garder sa teinte éclatante jusqu'à la veille de l'événement, où elle finit amochée par la poussière qui s'était dégagée des décombres. Désormais, elle se tenait, dos au Soleil levant, fixant son fils endormi un peu plus loin d'un regard méprisant et déçu. Tout comme son père... Il est tout comme son père. Une boule de haine destructrice, ne propageant qu'irascibilité, haine, confusion et terreur, pense-t-elle... Honteuse de sa progéniture, elle usa du même stratagème. Sorties de nulle part, des chaînes métalliques viennent faire résonner quelques légers cliquetis contre les éboulements, et finissent par serrer Thymós au possible. Mais contrairement à son père, il n'en fut pas gêné, et continua à s'enfoncer plus profondément dans son sommeil. Dans un léger soupir, Némésis décida d'apporter la Colère aux Olympiens. Eux sauront quoi faire exactement, elle ne voulait pas s'occuper de ce problème... De cette erreur. Peu importe qu'elle fut bien vue ou bien qu'on l'insulte dans son dos, elle vint lâcher grossièrement son fils inconnu aux pieds des trônes des Olympiens. Puis il disparut aussitôt dans les ombres occasionnées des bâtiments, créées par l'inclinaison toute particulière à la situation que prit Hélios loin dans le ciel. Confus de savoir quoi faire, c'est alors qu'ils prirent à l'unanimité d'enfermer le prisonnier, toujours endormi, dans une salle laissée à l'abandon dans un coin du temple principal. Ladite salle fut tout de même renforcée, car ils se doutaient bien que cet étrange homme cachait quelque chose. Mais aussitôt bloqué dans sa prison personnelle, les Olympiens conversèrent, se disputèrent et tentèrent de calmer le jeu pour recommencer à s'énerver. Ils ne pouvaient pas le garder indéfiniment ici, et ce fut déjà un énorme affront que de garder un parfait inconnu dans le domaine des Dieux. Mais au moment où les plus imposants d'entre eux se dressèrent sur un ton colérique que Thymós écarquilla les yeux. Cette étrange sensation de pareil qu'il ressentit à une courte distance l'extirpa subitement hors de son sommeil. Et alors, il remarqua sa position...

Il se secouait dans tous les sens, sans un bruit. Il gesticulait comme il le pouvait, espérant se dégager de ces chaînes, en vain. Et finalement, le premier hurlement d'une longue série vint surprendre les habitants des Cieux dans leur quotidien. Cela faisait en réalité déjà quelques jours qu'il était là, et son réveil soudain en effraya les plus sensibles. Ce perturbateur ne pouvait rester plus longtemps. Oui, il ne venait que de commencer, mais sa présence était déjà bien de trop. Cependant, les Dieux n'avaient toujours aucune idée d'où placer le Colérique... Un autre hurlement retentit, plus fort et plus puissant. Bien. Il leur fallait du silence pour réfléchir, alors pour l'instant, il est question de l'écarter. Ils tirèrent les chaînes de Thymós hors de sa chambre pour le suspendre sur une falaise un peu éloignée du temple, toujours sur les terres divines. Les chaînes étaient attachées à un vieil arbre, encore assez solide pour supporter son poids haineux quelques temps. Et la Colère suspendait alors dans le vide. Il gesticulait, se débattait, partait dans tous les sens, mais rien n'y fait... Au bout d'un petit moment, les Olympiens finirent même par l'oublier. Mais cela ne l'a jamais empêché de continuer à tenter de se battre contre cette étreinte de fer, qui avait autrefois emprisonné son propre père. Et bien qu'il ne le saura jamais, comme si l'histoire se répétait, Thymós n'était jamais assez fatigué, et se battait toujours contre ces mailles divines, bien que ce soit en vain. Le temps passait, et finalement vint la nuit, où sous le voile berçant de Nyx se déroulait une fête sublime, où les rires partaient aux éclats, où la musique, la boisson et la nourriture étaient omniprésentes, et où la bonne humeur ne pouvait qu'être dirigeante de l'événement. Comme à son habitude, le Colérique gesticulait de toutes ses forces contre la falaise du Mont. Mais, cette fois-ci, un élément perturbateur s'ajouta. Rien ne semblait plus pareil. De nombreuses sources de haines s'approchaient de lui. Et si ce n'était pas de la haine, alors le mépris, ou alors l'envie de se venger entraînant une certaine colère étaient de mise. Cette animosité ambiance excitait spécialement le Dieu, qui tentait alors de se déchaîner avec plus de force que jamais... Toujours sans y arriver. Au fond, des rires résonnaient dans le vent portant l'odeur festive de la beuverie à laquelle s'adonnaient les Olympiens. Mais finalement... Ces entités colériques se rapprochaient subitement. Et alors, il ne pouvait que s'arrêter pour espérer apercevoir d'où elles venaient. Les dents serrées et les yeux perçants, il cherche l'origine de toute cette confusion d'un regard animé par la rage de ne pas comprendre...

Tout à coup, une tige vint se planter juste à côté de lui. Et des bruits de pas finirent par se faire entendre. Une personne, au premier abord. Mais quelle surprise ce fut de remarquer alors des ombres filer comme l'éclair sur la plante intriguante. Thymós restait spectateur ébahi de cette scène auditive qui s'offrait alors à lui. Des cliquetis métalliques, comme une armure qui mouve à toute allure, et soudainement, plus rien. Il écarquilla cependant les yeux en remarquant un vieux légionnaire tomber de la falaise. Hélas, il n'a pas encore le temps de penser que la suite des évènements l'emporte. Et secrètement, sa colère monte à la confusion dans laquelle le monde s'adonne. Plus d'animosité emplit l'air. Plus d'incompréhension se crée, et alors ce n'est que maintenant que le Colérique remarque que les rires ont tournés en cris de terreur et de perdition. Il se relève sur l'herbe fraîche de la terre divine, et les ombres qu'il vit passer auparavant l'encerclent. Un léger flash ici et là, et il se rappelle ce genre de situation. L'un d'eux détache la chaîne de l'arbre millénaire, qui semblait d'ailleurs gorgé de vie, et prêt à tenir pour encore bien des années. Mais à peine le bout de la maille de fer vient tâter le sol... Qu'il est l'heure de se déchaîner. Le métal tombe au sol, et quatre bras viennent se dégager à leur tour par les flancs de Thymós. L'air dépité, il exécute, en poussant un léger cri enjoué de sa colère, un tour sur lui-même, bras tendus tout autour de lui. Au même moment, une puissance à la teinte écarlate se dégage de lui comme des Êtres qui l'entourent. Une fois sa rotation presque terminée, les ombres commençent à s'envoler pour être propulsés brutalement tout autour. Certaines retombent sans un mot, d'autre s'écrasent sur l'herbe un peu plus loin... Il y en a même une qui a finie encastrée dans l'arrière du temple des Olympiens ! Une fois seul, le Colérique tourne un visage aux paupières closes vers le ciel. Semblant détendu, il prend une longue inspiration, silencieuse, pour aussitôt relâcher le plus puissant cri de haine qu'il n'a jamais lancé. Retentissant dans tous les environs, il ne reçut aucune réponse. Les entités enragées semblent plus calmées, et les cris et les pleurs ne se font plus entendre... Il vaudrait mieux ne pas rester. Thymós venait tout juste de regagner sa liberté, et il n'était pas question de la perdre si rapidement, ni si aisément. Peu importe ce qui s'est passé... Ce ne sont pas ses affaires.


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La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction.

MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Ven 21 Aoû - 19:20
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MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Ven 21 Aoû - 19:23
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MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Sam 22 Aoû - 13:02
Caractère et physique ajoutés. Histoire en cours de rédaction.
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MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Dim 23 Aoû - 15:51
Histoire ajoutée ! La candidature est donc terminée ^^ !
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MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction. Mar 25 Aoû - 20:57
Eh, bien je n'ai rien a redire, c'est un très bonne fiche de présentation, ton personnage est incroyablement intéressant et je serai curieuse de le voir interagir avec Arès (Et Rara, j'aime voir les gens interagir avec Rara u.u). J'ai aussi adoré ton histoire et la "conception" de Thymos, c'est super bien trouvé, je trouve que ça colle parfaitement avec les mythes.
Bref, je te valide, tu peux déchaîner ta colère dans tes RP's~
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MessageSujet: Re: La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la destruction.
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