Les dieux grecs ont été déchus et réduits à l'etat de mortels par leurs descendants divins, ignorés de tous. Ils ont pris leurs places et créé la Nouvelle Olympe!
 
Nous avons fortement besoin de nouveaux dieux ayant des fonctions importantes! (Ciel, Nuit, Amour etc...)
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MessageSujet: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mer 20 Mai - 7:52

« La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer. »

Paris. La ville lumière. La jeune Eris n'était là que depuis quelques jours, et déjà elle était déçue. Elle était venue en France pour retrouver la trace des autres divinités déchues, mais rien. Rien ni personne ne s'était manifesté. L'espoir d'Eris de retrouver sa famille s'essoufflait peu à peu. C'était le coeur serré que la jeune déesse prévoyait son départ.
Le temps était gris et pluvieux. Les rues de Paris étaient pratiquement désertes, exceptées les gens assez téméraires pour traverser la ville armés de leurs parapluies. Eris, quant à elle, se promenait, sans but, le visage caché sous la capuche de son manteau noir. Elle s'était abritée sous un abri-bus, attendant patiemment la prochaine correspondance avec la gare.


- Quel printemps affreux...

La jeune fille fit volte face, se croyant seule. Une femme âgée l'avait rejoint. Visiblement, cette dernière était dérangée par ce temps. Eris non plus n'appréciait pas vraiment. Cela faisait remonter en elle de mauvais souvenirs. Notamment ce souvenir de la dispute de ses parents qui avait provoqué sa fugue longtemps plus tôt. Au moins, ils étaient encore là. La déesse de la discorde sentit des larmes lui monter aux yeux. Elle aurait voulu retrouver n'importe quelle divinité, juste pour ne plus être seule. Même retrouver son père aurait été une bonne chose, malgré la relation assez froide qu'elle entretenait avec lui.
Le véhicule se garait devant l'arrêt de bus. Eris s'installait contre la fenêtre, perdue dans ses pensées. Elle comptait aller jusqu'à la gare pour repartir en Angleterre. Plusieurs stations passèrent, en silence. Mais, alors que le bus passait devant une entrée de métro, la déchue vit, à travers la pluie, une silhouette familière. Eris descendit, intriguée par cette vision. Elle ressemblait tellement à sa mère. Était-ce elle? La jeune fille se lançait à sa poursuite, de toute façon elle n'avait rien à perdre.
À peine entrée dans les couloirs du métro, Eris hésita à l'approcher. Elle ne savait pas comment sa mère réagirait. Mais l'envie de la voir était trop forte, et elle se précipita sur la fameuse femme qu'elle cherchait. Malheureusement, ce n'était pas Héra. La déesse était désemparée. Elle avait tant espéré la trouver, elle s'était imaginée leurs tant attendues retrouvailles. Mais non, ce n'était pas elle, la pluie avait altéré sa vision.


« Maman n'est pas ici... »

Du moins, c'est ce qu'elle pensait avant de voir, plus loin dans la foule abondante du métro, le visage de la reine déchue. Cette fois, aucun doute. Ou était-elle simplement aveuglée par son envie de la retrouver? La jeune Eris se mit alors à courir vers elle, bravant la foule qui la séparait d'Héra, qui semblait se diriger vers un métro prêt à partir. La déesse de la discorde se rapprochait, appelant sa mère.
Malheureusement, ses appels étaient couverts par le brouhaha parisien, et elle ne l'avait certainement pas entendu. La rousse n'était plus qu'à quelques mètres d'Héra, quand elles se retrouvèrent séparées par la porte de la rame qui venait de se fermer. Eris, les larmes aux yeux d'avoir échoué si près du but, donna quelques coups sur la porte avant de juste poser sa main sur la vitre, espérant que sa mère la voit, en admettant que ce soit bien elle.


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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mer 20 Mai - 20:09
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Anne frissonna violemment sous la pluie battante. Le ciel d'orage ne laissait percer aucun rayon de soleil, c'était comme si un voile de fumée avait recouvert la capitale parisienne. Les grosses gouttes de pluie venaient frapper les fenêtres des maisons, laissant de longues traînées derrière elles, les voitures avançaient à vitesse égale peu soucieux des passants qui se faisaient asperger sur leur passage. Il faisait assez frisquet pour que les citoyens aient ressortit leurs habits d'hiver malgré le fait que le printemps soit bel et bien présent depuis le 21 Mars. L'atmosphère grise de la citée était en contradiction avec les anorak jaunes et oranges de certains piétons, les parapluies étaient sortis pour certains, les autres courraient se réfugier dans le premier abri venu, le porche des magasins, les arrêts de bus et autres bars étaient bondés, les touristes, eux, absents des rues, étaient probablement allés se réfugier dans quelque musés ou cinéma. Les bâtiments publics étaient devenu le nid douillet qui protégerait les Hommes de l'eau céleste.  Il devait certainement en être de même pour le métro qui de toute manière fourmillait peu importe le temps. Il lui fallait tout de même entrer dans l'antre de la bête si Anne voulait pouvoir atteindre destination sans être trempée de la tête au pieds, ou tout du moins, plus qu'elle ne l'était déjà.

Ses cheveux auburn encadraient sa tête et ses vêtements collés contre sa peau. Elle serrait fermement contre elle ses deux pans de manteau dans l'espoir de retenir un peu de chaleur. Elle trottinait assez vite, se faufilant entre d'autres passants tout aussi empressés qu'elle, sas talons claquaient contre le béton en un « tac tac » régulier qui n'était pas sans rappeler le clapotis de la pluie qui faisait un bruit de fond couvrant le ronronnement des voitures. Elle s'engouffra dans le métro avec un soulagement bientôt remplacé par une pointe de révulsion. Comme elle s'en doutait, les parisiens s'y étaient tous réfugié, à croire qu'ils s'étaient fait passé le mot. C'était ce qui l’insupportait le plus dans cette ville, le sur-trop de monde, elle préférait largement l'isolement que lui offrait l'Orphelinat aux rues chargées de la capitale urbaine. Le contact des corps humides pressés les uns contre les autres, mélangé à cette odeur ambiante de transpiration lui mettait les nerfs à vif. Elle voulait rejoindre au plus vite le vitrier, quitte à ressortir sous les flots, le seul inconvenant était que son vitrier usuel se trouvait à l'autre bout de la ville, elle devait donc prendre le métro pour s'y rendre. L'homme était pour ainsi dire un habitué de la Directrice, c'était en quelque sorte son vitrier personnel vu le nombre de fois où elle s'était rendu dans sa boutique pour rattraper les bêtises de ses pensionnaires.

Jouant des coudes, elle se fraya tant bien que mal un passage à travers la foule et si il y en avait un qui osait faire mine de rouspétait, elle le foudroyait du regard, c'était toujours efficace. Son billet rapidement payé, elle passa à travers les bornes, les bras toujours croisés sur sa poitrine, signe de son gêne. Il fut un temps où elle était celle qui commandait à la météo qui répondait, comme un écho à ses émotions. Elle se demandait actuellement qui était le nouveau responsable du Ciel et si celui-ci ne prenait-il pas un malin plaisir à l'embêter. Cette pensée associé au brouhaha ambiant n'étaient pas pour améliorer son humeur, non pas qu'Anne aie l'habitude d'être connue pour sa gaieté. Heureusement, la chance sembla lui sourire, elle n'avait pas à attendre la prochaine navette, la sienne était déjà là. Accélérant autant qu'il était possible de le faire dans cette masse, elle grimpa à bord d'une longue enjambée, sautant presque pour doubler un bonhomme qui risquait probablement de prendre toute la place restante avec sa grosse valise. Les portes commençaient doucement à se refermer dans son dos, alors qu'elle cherchait un appui où se tenir.

Un bruit sourd lui fit tourner la tête ainsi qu'a plusieurs autre personnes. Une jeune fille tambourinait contre la vitre, comme si sa vie en dépendait. Assez surprise sur le coup, Anne ne fit rien jusqu'au moment où celle-ci posa simplement sa main contre la vitre dans un signe d'infinie tristesse qu'Héra connaissait bien pour avoir fait le même plusieurs fois. Elle la reconnu alors. N'ayant pas vu, jusqu'à lors, son visage qui était en partie caché par un capuche noire et quelques mèches de cheveux roux, lorsqu'elle identifia sa fille. Eris. La Reine déchue planta ses yeux émeraudes dans ceux saphirs de la turbulente fillette, cherchant un quelconque appui. Quelque chose à quoi se raccrocher, lui dire que c'était vrai. Que c'était bel et bien sa fille, la sienne et non pas un tour de son esprit.

-Eris … souffla-t-elle.

Anne eut un sursaut lorsqu'un son aigu retentit, le train souterrain allait partir.

-Non, Non ! Eris !! Attendez, ma fille … !


Non, pas encore, pas, encore, elle ne pouvait pas la perdre encore une fois, sa fille.Une angoisse sourde lui serrait le cœur. Après tant de temps de recherche elle avait retrouve l'un de ses bébés, elle ne comptait pas la laisser partir. Pas comme ça, pas aussi bêtement. Glissant ses ongles puis ses doigts entre la porte coulissante, elle utilisa une force que l'on n'aurait estimé au premier abord pour écarter légèrement les battants, au fit du danger que cela pouvait représenter, elle glissa un bras, avant de s'extirper de la boite métallique en titubant légèrement quelque seconde avant que le train ne démarre.  Elle attrapa Eris dans ses bras, la serrant contre elle, sa main caressant doucement les cheveux flamboyant de la discorde. Sentant lémotion lui enserrer la gorge.

-Eris, Eris … ! Oh ! C'est vraiment toi ! Tu es vraiment là.

[HS: Je veux le dessin ! *w*]


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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mar 2 Juin - 23:34

« La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer. »

Héra ne l'avait visiblement pas entendue. Elle était à présent dans la rame, prête à partir. La main plaquée contre la vitre, Eris attendait désespérément une réaction. Etait-ce réellement Héra? Si c'était elle, comment réagirait-elle à la vue d'Eris? Elle qui avait fuit l'Olympe peut avant la Chute... Peut-être qu'elle lui en voulait? Qu'elle lui en voulait d'avoir été absente alors que les autres divinités étaient en mauvaise posture?

Avait-elle seulement envie de la revoir?

Ses idées noires tournaient dans sa tête lors de sa course poursuite. Maintenant qu'elle n'était qu'à un mètre de sa mère, ses doutes et ses peurs se mêlaient. Elle avait envie de fuir, espérant qu'Héra ne l'ai pas remarquée. Elle craignait trop de croiser les yeux émeraudes de la Reine. Mais dans le même temps, Eris venait de trouver sa chère mère. Et s'il y avait bien une personne dont l'absence l'avait fait souffrir, c'était elle.
Mais ces pensées furent brèves. Ses coups contre la vitre n'avaient pas été de toute discrétion, et plusieurs personnes dans la rame s'étaient retournées. Maintenant, elle n'avait plus le choix: la jeune femme qu'elle suivait était peut-être Héra, et donc allait voir sa réaction. Eris était tremblante lorsqu'elle plongea son regard bleuté dans les yeux interrogateurs de la Reine déchue. C'était bien elle. Après tout ce temps, la voilà enfin. L'estomac de la rousse se nouait. Elle n'y crut même pas, sur l'instant. Malgré le changement de tenue, elle avait encore ce regard de reine, un air compatissant mais sévère, une aura de monarque.


- Ma... Maman?

Soudain, elle vit sa mère s'agiter, alors que le sifflement du départ se fit entendre. Eris, accrochée à la porte du wagon, espérait qu'il y aurait un problème sur la voie, ou quoi que ce soit qui retarde le départ d'Héra. Quant à cette dernière, elle glissa ses doigts entre la porte coulissante. Les battants laissaient petit à petit apparaître un espace assez grand pour que l'Olympienne puisse s'y glisser, manquant de trébucher. Eris n'avait pas esquissé le moindre geste. Elle était figée dans un mélange de joie et de peur, de bonheur et de doute. Toutes ses pensées ne formaient qu'un immense tsunami d'émotions sans queue ni tête qui l'avait totalement paralysée.
Néanmoins, elle réussit à reprendre ses esprits lorsqu'elle sentit la tête de sa mère contre la sienne, alors que sa main lui caressait doucement les cheveux. La jeune fille serra de plus belle sa mère contre elle, comme si elle avait peur de la perdre à nouveau.


-Eris, Eris … ! Oh ! C'est vraiment toi ! Tu es vraiment là.

Le seul fait d'entendre son nom prononcé par Héra la fit fondre en sanglots. Eris pleurait sans pouvoir s'arrêter, ses larmes lui embuaient les yeux, et elle n'arrivait à prononcer aucun mot. Alors la rousse se contentait de serrer aussi fort sa mère, qu'elle avait cherché si longtemps. Cela faisait si longtemps qu'elle avait espéré une telle étreinte.
De longues minutes passèrent où la jeune fille stoppait doucement le flot de larmes que ces retrouvailles lui avaient provoqué. Quand elle eut enfin retrouvé un semblant de calme, la rousse put enfin prendre la parole.


- Maman... Ne... Ne me laisse plus jamais...

Son ton n'était absolument pas accusateur, Eris savait que la Reine n'avait pas troqué son trône pour une vie d'humaine par pure bonté de coeur envers ces imposteurs de "nouveaux dieux". Elle desserra ensuite son étreinte, regardant sa mère dans les yeux. Aujourd'hui était un jour spécial pour Eris. C'était une fête, que pour rien au monde, la demoiselle n'aurait oublié, malgré que sa dernière visite au mont Olympe datait d'environ trois millénaires.
La jeune fille détachait alors un des deux petits bracelets d'or qui cerclait son poignet fin. C'était les deux derniers objets qui lui venaient de l'Olympe, il ne lui restait plus que ça depuis la chute, et elle avait décider de l'offrir à Héra lorsqu'elle la retrouverait. Ce fameux jour ne pouvait pas mieux tomber. Après avoir récupéré le bijou, elle le tendit vers Héra, et afficha son plus beau sourire.


- Bonne... Bonne fête des mères!, dit-elle avant de s'élancer dans une nouvelle étreinte.


[Tu vois qu'Eris a pas oublié la fête des mères! xD]


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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mer 3 Juin - 17:30
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Le cœur de la déesse s'était mit à battre à tout rompre alors qu'une douce euphorie s'emparait d'elle. Elle avait retrouvé sa fille, Eris était maintenant en sécurité, sanglotant doucement dans l’étreinte de sa mère. Elle voulait la serrer dans ses bras pour ne jamais plus la lâcher. La garder serrée contre son cœur. C'était son enfant, son bébé. Anne souriait, savourait son odeur familière alors même que la Discorde continuait de pleurer, elle la rassurait d'une voix douce en répétant «  Tout va bien maintenant, c'est fini je suis là ». Le monde extérieur importait peu, seul comptait sa fille enfin retrouvée. Un espoir naissant grandissait en elle. Tout n'était pas perdu. Elle pouvait, le faire, les réunir tous, les dieux déchus. Elle pouvait retrouver sa famille. Eris sanglota longuement sur l'épaule de la reine qui la laissait faire.

-Maman... Ne... Ne me laisse plus jamais...

Anne entre ouvrit la bouche avant de la refermer, les yeux baissés. Une vague de honte déferla sur la directrice, elle avait laissé ses enfants livrés à eux même sans avoir même osé lever le petit doigt. Elle n'osait imaginer à quel point elle avait dû être effrayée, seule et perdue durant ces trois millénaires.  Héra leva lentement les yeux vers Eris et sourit timidement. Si elle avait fait de nombres et horribles erreurs auparavant, elle souhaitait désormais se racheter. La reine doutait avoir le droit de se considérer comme une mère au vu du peu d'amour qu'elle avait donné a ses enfants mais, quoi qu'on en dise, elle aime ses enfants. Levant lentement sa main pour caresser son visage et sécher ses larmes.

-Je te le promet.

Soudain, Anne regarda Eris s’agiter et soulever sa manche pour dévoiler deux bracelet d'or. Ce n'est pas tant l'objet en lui même qu'Héra reconnu mis plus la manufacture. Il n'y avait aucun doute, c'était Olympien. Anne allait lui demander où est-ce qu'elle avait trouvé ça, il y avait tellement de passages secret inventés par les précédents occupants puis rajoutés au cour du règne de Zeus, peut-être sa fille en avait-elle trouvé un. La Discorde détacha le bijou avant de lui tendre. Anne cligna des yeux, surprise, elle ne comprenait pas bien pourquoi, Eris lui tendait l'objet avec un immense sourire lumineux, le même sourire que lui faisait Arès lorsqu'il revenait tout joyeux avec la tête d'un puissant ennemi sous le bras.  

-Bonne... Bonne fête des mères !

Héra écarquilla les yeux alors que la jeune fille lui sautait presque dessus pour lui faire un câlin. La reine déchue eu un temps de pause alors qu'elle enregistrait l'information. Anne fut secouée d'un violent sanglot, des larmes commençaient à se former aux coin de ses yeux et sa gorge restait serrée. Elle n'osait pas parler et ne le pouvait pas. Elle n'osait pas non plus rendre son étreinte à sa fille, elle ne voulait pas pleurer devant elle, quand bien même ce n'était pas des larmes de tristesse. Eris avait pensé à la fête des mères alors que cela faisait des millénaires qu'elles ne s'étaient pas vu. Pendant tout ce temps elle avait pensé à elle. Sa petite fille aux yeux marins et aux cheveux de feu avait bien grandi et elle n'avait pas été là pour la voir. Quelques larmes s'échappèrent de ses yeux avant qu'elle n'articule difficilement, un sourire tremblotant aux lèvres :

-Merci ! Eris c'est … ! Merci, tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir ! Je … merci.

Anne enfila le bracelet du côté droit, heureuse. Elle allait ajouter quelque chose lorsqu'un toussotement l'interrompit. Reprenant aussitôt contenance, c'était une vieille habitude, elle se tourna vers l'origine du son, un peu raide. Un homme dans la quarantaine, un peu bourru, le visage néanmoins rasé de près se tenait devant elles. Les quelques citadins des alentours semblaient assez gênés d'avoir surpris cette scène intime alors qu'une vieille femme visiblement peu commode râlait, jurant qu'elle allait louper son arrêt si on ne dégageait pas bientôt la voie. L'homme qui s'appelait Patrick, si l'on se base sur le nom écrit sur le badge, était visiblement un employé du métro, au vu de l'uniforme, c'était lui qui les avait interrompues.

-Erm … La demoiselle, elle a pas payé, l'ticket j'veux dire. Y faudrait l'payer l'ticket.

-Et libérez le passage aussi, vous allez vous faire des poutous ailleurs, vous nous dérangez, compléta la dame excédée.

Anne se tourna vers Eris, un sourcil levé. Avant de reporter son attention vers les mortels. Elle farfouilla quelque temps dans son sac avant de sortit son portefeuille à motif de paon.

-Tenez, c'est bien le prix d'un ticket non ? Ça vous suffira. Robine, allons-y.

Elle attrapa doucement la main de sa fille, pour l'enjoindre à la suivre. Robine était le premier nom qui lui était venu à l'esprit, elle n'allait tout de même pas appeler sa fille Eris, quand bien même c'était son vrai nom, devant ces personnes. Elle écrasa au passage le pied de la femme, qui pesta aussitôt, en faisant semblant de perdre son équilibre avant de continuer un petit sourire satisfait sur le visage. C'était certes petit et mesquin mais parfois, ça faisait du bien. Maintenant à l'écart, elle hésitait, devait-elle aller chez le vitrier accompagnée d'Eris, elle n'avait aucunement l'intention de la lâcher d'une semelle, ou bien devait-elle rentrer à l'Orphelinat ?

-Eris ? Toujours à te fourrer dans les ennuis à ce que je vois, elle eu un sourire entendu, Qu'est-ce que tu deviens ? Tu ne manque de rien au moins ?! Je … J’étais vraiment inquiète pour toi tu sais ?



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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mer 9 Sep - 23:32

« La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer. »

La Discorde regardait, heureuse, sa mère enfiler le bracelet autour de son poignet droit. Quelques larmes naissaient encore au coin de ses yeux. Elle trouvait sa réaction trop enfantine à son goût. Certes, elle était une des plus jeunes de la fratrie, mais quand même... Elle avait grandi, elle devait agir comme tel. Mais les retrouvailles avec la Reine Déchue étaient beaucoup trop inattendues, trop intenses. Eris était envahie de joie, jusqu'à qu'on vienne la faire descendre de son petit nuage.

-Erm … La demoiselle, elle a pas payé, l'ticket j'veux dire. Y faudrait l'payer l'ticket.

-Et libérez le passage aussi, vous allez vous faire des poutous ailleurs, vous nous dérangez.

La jeune fille jetait un regard noir vers la vieille aigrie qui trépignait d'impatience. Cette dernière frissonna, avant de détourner le regard. Quand le regard d'Eris vint se poser sur l'homme qui s'était approché, alors qu'il réclamait un ticket, le malaise s'installait. La jeune fille se sentait mal d'attirer des problèmes à sa mère, alors même qu'elles venaient de se retrouver. Elle cherchait alors dans ses poches, en vain. Où était son porte-monnaie? Tandis qu'Eris s'activait à essayer de trouver l'argent pour régler le ticket, elle fut devancée par Héra.

-Tenez, c'est bien le prix d'un ticket non ? Ça vous suffira. Robine, allons-y.

Robine? Avant même avoir eu le temps de se poser la question quant à ce nom, sa mère lui prenait la main pour l'emmener à l'écart. Cette dernière en profita pour écraser le pied de la vieille femme, qui pesta. Eris fut amusée par la réaction de sa mère. La Discorde aurait certainement agit de la même manière. Elle souriait d'autant plus en voyant l'air satisfait de la Reine Déchue.
Eris, elle, offrit le plus beau et le plus élégant des doigts d'honneur à la vieille femme. Accompagné, évidemment, d'un large sourire narquois.


-Eris ? Toujours à te fourrer dans les ennuis à ce que je vois.

- D... Désolée...

Malgré le sourire de sa mère, la jeune fille ne put s'empêcher de baisser les yeux. Elle se sentait coupable d'avoir quelque peu gâché leurs retrouvailles. Elle aurait préféré d'autres conditions.

- Qu'est-ce que tu deviens ? Tu ne manque de rien au moins ?! Je … J’étais vraiment inquiète pour toi tu sais ?

- Oh, je...


Elle regardait au loin. Ce qu'elle devenait? Rien de spécial. Elle avait réussi à se débrouiller plus ou moins seule jusqu'ici. Elle n'avait rien accompli d'important, elle n'avait pas pris part à de grandes choses, elle s'était contentée de vivre.
Elle plongeait son regard bleuté dans les yeux émeraudes de sa mère, et affichait un large sourire.


- Ne t'inquiète pas, je ne manque de rien. Je me suis débrouillée. Comme tu peux le voir, j'ai un peu grandit, aussi, mais je ne suis pas vraiment plus mature, dit-elle en laissant échapper un rire. Et puis, je t'ai retrouvé, alors je ne peux pas aller mieux!

Eris arborait un air des plus joyeux. Elle avait enfin retrouvé une divinité déchue, qui plus est sa mère, soit la personne qui avait peut-être le plus d'importance à ses yeux.
Après quelques instants, une question lui vint à l'esprit.


- Comment vont les autres? Enfin... Si tu as... Croisé les autres?

Eris espérait que sa mère était en contact avec les autres Olympiens. Malheureusement, elle savait aussi qu'il pouvait être particulièrement difficile de les trouver. Ses recherches vaines pendant plusieurs années en étaient la preuve.

[Désolée pour la qualité du RP, je me remets doucement au RPG, ça va faire un moment que j'en ai pas fait xD]


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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Mar 6 Oct - 19:35


Anne observait sa fille avec ce regard doux et bienveillant, plein d'amour que seul les mère savent faire. La voir ainsi fixer ses pieds comme si c'était la chose la plus intéressante au monde lui rappelais des souvenirs, la petite trouble fête avait toujours eu ce réflexe là de baisser les yeux piteusement suite à une bêtise. La directrice avait toujours trouvé difficile de la gronder quand elle faisait ça et avait alors plutôt envie de la serrer dans ses bras. Héra avait craint … Héra avait craint beaucoup de choses mais voir ainsi ses enfants qui revenaient lentement mais sûrement auprès d'elle, sains et saufs, renforçait sa détermination. Elle était néanmoins curieuse d'apprendre ce qui était advenu d'Eris pendant ces plusieurs siècles auprès des mortels, elle écouta donc sagement la Discorde.

-Ne t'inquiète pas, je ne manque de rien. Je me suis débrouillée. Comme tu peux le voir, j'ai un peu grandit, aussi, mais je ne suis pas vraiment plus mature. Et puis, je t'ai retrouvé, alors je ne peux pas aller mieux! Comment vont les autres? Enfin... Si tu as... Croisé les autres?

La déclaration de na jeune fille ne pouvait pas mieux refléter l'état actuel de la reine déchue. Le monde qui lui semblait immense depuis sa déchéance commençait à prendre des proportions plus accessible, ce qui lui paressait auparavant impossible était maintenant presque palpable. Le cœur de la reine était bercée par les souvenirs d'une vie meilleure et l'illusion que tout redevienne comme avant. Tout cela était potentiellement possible grâce au retour des Olympiens.

-J'ai « Croisé » plusieurs Olympiens en effet, Athéna passe me voir à l'Orphelinat de temps en temps, on prend le thé, on parle d'Alyssa, des projets de reconquête, j'ai revu Arès aussi ! Ton frère se porte comme un charme, il a ouvert une boutique d'armes vois-tu ? Je te donnerais l'adresse si tu veux, tu t'es toujours assez bien entendue avec lui, je pense qu'il sera heureux de te revoir.

Elle parlait tout en marchant au même rythme qu'a l’allée, se dirigeant cette fois ci vers l'Orphelinat pour se réfugier de la pluie au plus vite, elle voulait montrer la vieille demeure à sa fille. Cet endroit qu'elle était venue à considérer comme sa maison au fils des années passant. Sans être aussi vieux qu'elle, le bâtiment avait bien vécu et vivrait bien encore longtemps si ses pensionnaires voulaient bien arrêter de casser les vitres. Elle réfléchissait déjà à la chambre qu'elle allait attribuer à Eris. Une chambre avec des fenêtres, au second étage certainement, il devait rester quelques chambres vides. Cependant, la Discorde devait déjà avoir un endroit auprès du quel retourner, acceptera-t-elle de rester avec sa mère ? Autant lui poser directement la question.

-Eris ? Tu veux venir vivre avec moi, a l'Orphelinat ? Les pensionnaires sont assez bruyant et tapageurs mais ce ne sont pas de mauvais bougres, et puis, j'aimerais rester avec toi, je veux tenter rattraper le temps perdu, ou plutôt le temps volé … Saleté de Verdure.

Elle se tut lorsqu'elle se rendit compte qu'elles étaient enfin arrivées devant l’imposante battisse qui prenait une allure presque surréelle avec la pluie. Les fenêtres brillaient jaune, signe de l’activité à l'intérieur des murs. Héra eu un petit sourire avant d'inviter sa fille à entrer. S’essuyant auparavant les pieds sur le paillasson.

-Bienvenue, chez moi.

feat. Eris▲ dialogue #DC143Chrp J'espère que ça convient
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer. Lun 9 Nov - 0:19

« La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer. »

-J'ai « Croisé » plusieurs Olympiens en effet, Athéna passe me voir à l'Orphelinat de temps en temps, on prend le thé, on parle d'Alyssa, des projets de reconquête...

La discorde étirait l'un de ses plus rayonnants sourire alors que sa mère parlait. Elle était heureuse de voir que les olympiens se retrouvaient. Peut-être allaient-il reprendre leur place? Cela était encore à faire, et il fallait déjà rassembler tout le monde.
En réalité, Eris n'était pas spécialement proche d'Athéna. Elles ne partageaient rien, n'étaient pas vraiment proches. Mais au fond, la jeune fille avait toujours ressenti un certain respect pour la déesse de la Sagesse, et était surtout ravie d'entendre qu'elle allait bien.


... j'ai revu Arès aussi ! Ton frère se porte comme un charme, il a ouvert une boutique d'armes vois-tu ? Je te donnerais l'adresse si tu veux, tu t'es toujours assez bien entendue avec lui, je pense qu'il sera heureux de te revoir.

À l'annonce du nom de son frère, la Discorde avait des étoiles dans les yeux. Son cher frère était donc dans les parages. C'était une nouvelle plus qu'agréable pour la rousse, qui voulait le voir le plus tôt possible.

- Je ne pense pas, quand je n'étais pas là je ne pouvais pas l'embêter, dit-elle en riant de bon coeur

Si Eris osait parfois taquiner son grand-frère, elle savait également que cela était très dangereux. Si Arès ne l'avait pas encore blessé gravement, c'est parce qu'il avait été patient avec elle. Mais à force de jouer avec le feu, la Discorde risquait de se bruler les ailes.
Autrefois, elle avait déjà voulu provoquer Arès en combat singulier, juste pour voir. Mais au fond, elle savait que face à lui, elle n'avait aucune chance. Il l'a mettrait à terre. D'une seule main. Sans effort.
La jeune fille suivait sa mère dans les rues parisiennes. La pluie ne s'était pas du tout calmée, et elles allaient bientôt se retrouver trempées jusqu'aux os à ce rythme. Leur marche était soutenue, assez rapide. Eris ne savait pas où elles allaient, mais au fond elle s'en fichait. Si sa mère allait dans cette direction, alors elle la suivrait.


-Eris ? Tu veux venir vivre avec moi, a l'Orphelinat ? Les pensionnaires sont assez bruyant et tapageurs mais ce ne sont pas de mauvais bougres, et puis, j'aimerais rester avec toi, je veux tenter rattraper le temps perdu, ou plutôt le temps volé … Saleté de Verdure.
- Je... Oui, oui! Je ne veux plus être séparée de toi, je pense que nous avons supporté ça trop longtemps. Elle lui prit les mains. Si tu n'as pas peur que je foute tout en l'air comme d'habitude, alors... Je veux bien rester, dit-elle en souriant. Et puis, je n'ai pas été là quand il le fallait, alors... Je veux arranger ça.

Après de longues recherches, elle avait enfin retrouvé sa mère, et bientôt elle reverra Arès et Athéna, elle n'allait pas partir maintenant! Néanmoins, elle avait encore un problème à régler. Ses affaires étaient encore en Angleterre. La joie d'Eris se dissipait quelque peu, alors qu'elle réfléchissait.

- Mais avant, je dois récupérer mes affaires chez moi. Je prendrai le premier avion pour Londres, je ferai ma valise, et je reviens. D'accord?

Elle sortit de sa poche un stylo et un petit bout de papier froissé, sur lequel elle écrivit son numéro de téléphone.

- C'est mon numéro. Envoie-moi le tien, comme ça je pourrai te prévenir quand je serai arrivée. Tu me préviens s'il se passe quoi que ce soit hein? Même si en un jour où deux, je ne pense pas rater grand-chose, dit-elle un sourire aux lèvres

Elle regardait l'heure brièvement sur son téléphone. Si elle partait maintenant, elle pouvait rattraper le bus et prendre l'avion ce soir. Elle pourrait alors rassembler ses affaires, et, si elle s'y prenait bien, pouvait peut-être être revenue le lendemain.
En prenant conscience qu'elle devait partir, le sourire d'Eris s'effaçait. Elle prenait dans les bras sa mère encore une fois, avant de la quitter. La Discorde prit alors le chemin de l'arrêt de bus le plus proche, espérant être revenue le plus tôt possible.


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La vie c'est comme le métro, quand une porte s'ouvre il faut foncer.

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