Les dieux grecs ont été déchus et réduits à l'etat de mortels par leurs descendants divins, ignorés de tous. Ils ont pris leurs places et créé la Nouvelle Olympe!
 
Nous avons fortement besoin de nouveaux dieux ayant des fonctions importantes! (Ciel, Nuit, Amour etc...)
Un nouveau thème de Printemps est arrivé!

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Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !]

MessageSujet: Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !] Lun 9 Mar - 6:46
Je soupirais longuement . Le sourire aux lèvres, mains posées sur les hanches, il ne me manquait plus que le petit saut sur la gauche pour démarquer mon bonheur total . Mais l'effort du combat ont puisés dans toutes mes ressources... Je suis exténué, sans pour autant perdre la force d'afficher ce sourire béant . Je devais bien avoir l'air idiot, tiens.. Il fallait que je prenne l'air . Les derniers rayons du Soleil venaient de mourir avec le départ d'Athéna . Je trouvais ça symbolique.. Comme si l'astre allait guider ma sœur jusque chez elle en lui octroyant sa divine protection . À ça, je ne pouvais que laisser s'échapper un rire provocateur . Quelle vantarde... Enfin bref . Je finis par me calmer, et je remarquais que personne n'était là pour remarquer ma bruyante présence . J'empoche les clés dans l'arrière-boutique, sors du magasin en le laissant dans l'état pitoyable dans lequel nous l'avons mis, et ferme la serrure à double tour . Je me retourne finalement, en notant un coup de froid dans le dos... Humpf . Peu importe .

J'avais juste envie de me balader dans la ville, sous la coupe de la magnifique Lune, j'espérais calmer l'ardeur de la veille . Cette adrénaline toujours présente me poussait à trottiner dans les rues de Paris, et je ne prenais même pas le temps de vérifier quel panneau me guidait . Je devais sûrement tourner en rond . Mais là encore, un nouveau coup de froid . Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que c'était simplement un pressentiment ? Ou bien quelqu'un me jouait des tours ? Et comme pour appuyer ces pensées, aussitôt que cette froideur m'agressait le dos, j'arrête d'accélérer la marche et je retourne à de lents pas . Malgré les rues peu sûres dans lesquelles je me retrouvais; car à bien y regarder, ces murs ne me plaisaient pas vraiment . Trop... Classique, trop calme pour moi; je n'arrêtais pas de garder mon air idiot justifié par un sourire incompréhensible . Le temps passe, l'astre lunaire se cache difficilement derrière le château qui se pointe en haut de la colline...

Finalement, je finis par me poser . Je me suis surpris moi-même . Je me promène et me repose, et me voilà, la bouche ouverte à respirer lentement . Je posais une main sur le mur le plus proche, et dressait la paume de l'autre en face de mon regard . Je jugeais mes doigts, crispés par ce même air glacial qui désormais commençait littéralement à m'envahir . Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je faiblis, visiblement... Pourtant, rien de particulier ne m'est arrivé . J'ai passé une journée normale... J'ai tenu le magasin, vendu quelques armes à un bon prix, Athéna m'est revenue, on s'est battus.. Elle a attaqué la première, j'ai riposté, puis elle m'a envoyé valsé sur des... Oh, mais qu'est-ce que... ? Me voilà, sourcils haussés, bouche bée devant ce qui semble être un filet de sang, découlant le long de mon avant-bras . Et quand je regarde plus attentivement, je remarque qu'il remonte tout le long . Je lâche le mur pour faire parcourir la pulpe de mon index le long de cette "veine", et je suis bloqué par mon épaule . Le sang vient du dos . Le dos où j'ai froid . Terriblement . Oh, j'ai compris... J'étouffe un minuscule rire dans ma main, avant d'y récolter le peu de sang qui y coule du bout de ma langue, et un sourire carnassier s'empare de mon visage en guise de signe de satisfaction .

J'ai froid.. Et je saigne.. Mais étrangement, je n'ai pas mal . C'est à se demander si je ne jouirais pas plus qu'autre chose... C'est amusant . Enfin, ça l'est moins quand je me retrouve à genoux . Comme si j'étais obligé, une force de l'intérieur me pousse à me rabaisser . C'est simplement cette enveloppe charnelle bien trop fragile, qui n'est pas fichue de supporter un combat . Quelle misère ! ... Et maintenant, que va-t-il se passer ? Je vais rester comme ça jusqu'au lever du jour, en dormant sur le côté du trottoir ? Je vais essayer d'essuyer mes blessures, et rentrer chez moi ?
Eh bien, ni l'un ni l'autre . Je lâche un gémissement d'apaisement, et je finis par me laisser aller . Je n'ai plus la force de me tenir debout, ni même accroupi... Mon sourire m'accompagne jusque dans mon sommeil . J'espère qu'il ne sera pas éternel... J'en connais un qui adorerait me voir débarquer au Tartare . Enfin, il faut voir si lui aussi s'est fait humilié à grand coup de pompes dans le train . À cette pensée, je ris encore une fois . Un rire, qui cette fois n'est pas étouffé . Il résonne . Dans la rue, ou dans mon crâne.. Je ne discerne plus trop la différence, la réalité de l'imaginaire... Mes paupières sont fermées depuis longtemps, et j'attends .

Je sais très bien ce qui va se passer . Je m'endors . Espérons que je ne finisse pas trop mal, pour une fois . Mais ce serait idiot de demander la chance que je n'ai jamais eue maintenant . Dans un dernier effort, l'ultime avant de sombrer dans l'inconscience la plus totale, je soupire longuement, en gardant ce sourire idiot aux lèvres . J'en étais fier, bien que je n'étais pas crédible avec . Il m'accompagnera jusqu'à la mort . Du moins, si j'y parviens... Ça y est... Mes dernières veines se vident . La Lune m'observe du haut de son balcon royal, et je ne saurais pas dire si elle s'inquiète de mon sort .
Laissons le hasard décider...
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MessageSujet: Re: Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !] Lun 9 Mar - 21:42

Et il n'y a qu'une chose que l'on dit à la Mort


Pas aujourd'hui.






La tasse de café était brûlante dans ses mains glacées.
La nuit était froide, et la fumée légère de sa respiration se mêlait à celle du breuvage. La sensation de chaud et de froid, l'incohérence ironique de son propre souffle ... Trois cent supplémentaires pouvaient s'écouler : Thanatos était sur de ne jamais s'y habituer. Les banalités de la vie de mortel lui semblaient toujours aussi étrangères et fascinantes. Mais à cet instant, il ne s'intéressait pas au spectacle de sa vie. Dans la seule lumière que projetait l'intérieur de la morgue sur la ruelle, la housse mortuaire noire avait des reflets bleuâtres qui juraient avec le blanc de la blouse des infirmiers.
Il s'écarta de l'encadrement de la porte pour les laisser entrer. Signer des papiers, échanger quelques mots de circonstances, et refermer la porte derrière eux, enfin.

Il ne s'intéressa pas de suite au nouvel arrivant, étendu patiemment sur une des deux tables métalliques au centre de la pièce. Il prit le temps de finir sa tasse avant. Pauvre diable, il n'allait pas le blâmer ... Mais il devait avouer que sa mort était advenue à un moment et à un endroit très regrettable. Il était tard, Thanatos allait fermer boutique et enfin rentrer lorsque le téléphone avait sonné. Il avait hésité à répondre, laissant la sonnerie stridente heurter les parois des frigos et résonner longuement dans la morgue silencieuse, avant de se décider à décrocher. A présent, tout le café du monde ne chasserait pas la langueur dans ses yeux gris, et la paresse de ses mouvements.
Il posa sa tasse, s'intéressa aux quelques papiers laissés par ses collègues. Derek Kerev, dix-neuf ans, sûrement décédé de ses blessures, la famille n'avait pas décroché aux appels au domicile, ils allaient devoir le garder au frai jusqu'à demain : seulement des mots sans importance. Ce qu'était son client avant d'être étendu sur sa table ne l'intéressait pas. Il laissait ça à Éros.

La fermeture éclair de la housse glissa vivement, révélant un jeune-homme à l'air plus jeune que ses dix-neuf ans. Il le débarrassa de sa couverture mortuaire, et l'étendit correctement avant de mieux l'observer.
Thanatos le trouva beau. Pas à cause cependant de ses lèvres fines, de ses cheveux noirs, ou peu importe ce que filles et garçons avait un jour pu trouver de séduisant en feu Derek Kerev.
La mort lui allait bien. Sa peau, qu'il devait déjà avoir pale de son vivant, semblait presque translucide et verdâtre par endroit, laissant apparaître le labyrinthe bleu de ses veines. Sa bouche pâle n'était pas entrouverte comme l'étaient bien souvent celles de ses clients, mais légèrement souriante. Il lui rendit son sourire. Mourir au combat n'était pas sa spécialité : il préférait la mort douce du sommeil et du temps, mais il lui semblait que le jeune-homme l'avait accueilli avec une sereinitude. Machinalement, il souleva doucement son bras, et s'étonna de la souplesse de son corps.

« N'es-tu pas un jeune homme étonnant ? » murmura t-il, avant de se pencher sur son oreille. « Puis-je ? »

Il marqua un temps, comme dans l'attente d'une réponse, avant de le soulever avec fermeté et délicatesse. Des gestes précis et habiles lui retirèrent veste et chemise, et l'allongèrent sur le côté afin qu'il puisse examiner les blessures. Il n'était pas sensé faire tout cela, seulement garder le corps jusqu'à ce qu'on le transfère à la morgue de la police ... Mais sa curiosité l'empruntait sur sa fatigue et les lois. Qu'est-ce qui avait pu emmener un banal mortel à une mort si belle ?
Du bout des doigts, il effleura la peau froide et souillée de sang. Ce n'est que lorsqu'il en sentit le contact encore vaguement poisseux qu'il nota qu'il ne portait pas de gant. Cette erreur, sûrement du à sa fatigue, aurait du signer le rangement de Derek Kerev au réfrigérateur. Pourtant, Thanatos n'en fit rien.
Soudainement, il ne s'intéressa plus à la beauté du jeune-homme, intrigué par la profondeur de ses blessures. Une nouvelle fois, il n'était pas expert. Ses sœurs ou Macaria auraient été plus aptes que lui à déterminer, mais ... Il lui semblait qu'une seule de ces blessures, cruelles et profondes, aurait emporté une vie humaine. Pourtant, elles n'avaient pas été infligées après la mort, et d'après les quelques traces de sang qu'avait pu observer les infirmiers en arrivant, Derek Kerev avait parcouru une bonne trotte avant de succomber.

« Étonnant ... et très puissant. » reprit-il dans un nouveau souffle, en le rallongeant sur le dos.

Était-ce la fatigue qui lui jouait des tours ? Peut-être pensait-il simplement trop. Et puis, il était bien placé pour savoir que les humains étaient parfois très étonnants. Cédant une nouvelle fois à sa fatigue, il décida de lâcher prise, ainsi que sa main sur le bord de la table, pour venir planer pensivement au dessus de son cœur et de sa peau douce et froide, qu'il sentait à peine effleurer la sienne. Puis, elle passa au dessus de son ventre, de son bassin et de ses jambes, pour saisir la fermeture éclair qu'il entreprit de refermer lentement.

« J'envie celui ou celle qui s'occupera de toi. Μπορεί να βρείτε τα Ηλύσια Πεδία . » lui souhaite t-il finalement, alors que sa main refermait la fermeture au dessus des siennes.
   



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MessageSujet: Re: Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !] Mar 10 Mar - 21:21
Je ne sais pas où je suis... Il fait toujours aussi froid... Mais, je ne ressens plus le silencieux contact du vent sur ma peau... Suis-je mort... ? Je n'ai plus la force de faire quoi que ce soit... Ni bouger, respirer, ou même entendre... Pourtant, je reste bien là, parfaitement réveillé et lucide... Que se passe-t-il... ? Je suis allongé... Sur le dos, j'ai l'impression... Et je suis enfermé... Je n'ai même plus la force de distinguer ce qui est en contact avec moi... Mais je sais que quelque chose me bloque... Comme une sorte de barrière... Ou un long duvet... Je ne sais pas trop... Que m'est-il arrivé... ? Je ne peux pas être mort... C'est interdit... Je me l'interdis... J'ai tant à faire... Mais... Je suis coupé dans mes pensées... Il y a du bruit... Je n'arrive pas à discerner l'exactitude de la chose... Mais quelque chose approche... Je dirais même quelqu'un... J'en mettrais ma main au feu... Ah, que j'aimerais vraiment la mettre... Rien que pour ressentir encore une petite flamme de ce fichu corps d'humain... Cependant... Le Froid me rattrape... M'envahit... Le bruit s'est arrêté... Un nouveau son décline quelques secondes... Je n'ai pas pu le reconnaître... Et je n'arrive toujours pas à ouvrir les yeux...

Je ne sens plus cette sorte de duvet sur mon corps... Non, je sens tout autre chose... Un contact nouveau... Un toucher... ? Non... C'est bien trop glacial... Cette mortalité me colle à la peau, lentement, et continue le long de mes courbes... Son Froid me mord littéralement... Mais je ne peux pas réagir... Je me demande si je continue de saigner... Mais je gèle trop... Et pourtant, ce n'est pas trop pour me déplaire... J'étais parti pour me débarrasser de la chaleur du combat, c'est chose faite... Mais... Ce toucher continue... Ce toucher mortifiant... Me ramène doucement à la vie... ? Non... Ce n'est pas ça... Je ne suis pas mort... Sinon, je ne ressentirais pas... Ça... Ce toucher... C'est tout sauf bon... La pulpe de ses doigts... Qui défilent le long de mes côtes.. De mes bras... De mon cou... De mon dos... C'est comme si la Mort elle-même m'observait...

Je ne comprends rien... Mais, ce toucher me réveille... Je tends à croire de plus en plus qu'il s'agit d'une personne... Mais... Pas d'un être humain... Non... Au fur et à mesure que le temps passe, je peux sentir quelque chose... Quelque chose de plus... Omniprésent... De plus puissant... Mortel... Unique... Je n'avais pas ressenti ça depuis des lustres... À vrai dire, seulement de rares fois... Quand je croisais... Mais, je suis coupé là encore... Mes forces reviennent, aussi lentement que sûrement... Mes sens étouffés par le Froid revenaient peu à peu à eux, et je pouvais entendre... Pas non plus écouter... Mais j'arrivais mieux à distinguer mon environnement... Avec un certain effort, qui m'épuisait quand même... Je pouvais entendre marmonner, par moments... Mais je ne compris rien... Cependant... Les échos de cette voix frêle et douce choquent mes souvenirs... De vieux souvenirs... Est-ce que je connaissais cette personne... ? Je cherchais lentement, simplement par curiosité... Pour patienter... Je ne pouvais toujours pas décider de qui allait m'advenir... Le temps passe... Je laisse cette personne horrifiante me tripoter de long en large... Je ne peux rien faire d'autre, de toute manière... Cependant... Je ne trouve toujours pas de qui il peut s'agir... Et ma curiosité se réveille à son tour... Chacun de mes sens me secouent doucement... En allant de plus en plus fort... Je viens... De sentir un battement de cœur... Un autre... Encore un... Lentement, mais sûrement...

Je... Je suis bien en vie... Heureusement... Quoique, ce toucher de mort me fait encore un peu hésiter... J'ai l'impression d'être jugé aux portes de l'Enfer... Mais... Tous ces contacts, ces chuchotements horripilants... Une voix à l'air jeune et si terrifiante... Une personne seulement est pareille à cette description... Mais... Ce n'est pas possible... N'est-ce pas ? Je veux dire... Si lui aussi, s'est fait avoir... Quel idiot... Je sourirais bien pour me moquer... Mais c'est encore un peu trop difficile... Tiens... ? Il aurait finit de jouer avec moi ? On vient de me reposer... Je peux mieux sentir le duvet de plastique qui me tenait tout à l'heure... Et là... Je suis surpris...

"J'envie celui ou celle qui s'occupera de toi. Μπορεί να βρείτε τα Ηλύσια Πεδία ."

... Cette voix... Qui fait écho dans mes mémoires... Elle se promène délicatement dans ma tête... En se fracassant brutalement contre les parois de mon crâne... Mais je n'ai même pas la force d'avoir mal... C'est juste... Énervant... Mais... Je n'ai pas peur... Si... ? Non, je ne crois pas... Je n'espère pas... Si c'est bien lui, il n'y a pas de raison... Mais... Je dois en avoir le cœur net... Et puis... Je rêve, ou bien, c'était du grec ? Il vient de... Étonnement, j'ai tout compris... Mais ça ne me dit rien qui vaille... Cependant, je tends à croire qu'il s'agit bien là de lui... Je serais vraiment mort... ? Non... Non, je refuse... Cette idée me répugne.. Et me repousse... Je dois vivre... Je m'y accroche, à ma vie... ! Je n'ai pas vécu tout ça pour rien... Il doit y avoir une raison... Plus je récupère, et plus je peux sentir sa présence... Un terrible froid, empli de désolation, émane de cette personne... C'est si puissant... Peu de personnes sont ainsi... Et c'est pour le mieux... Mais, du peu que je connais ainsi, lui est le seul comme ça... Sa Force... Sa présence... Sa Puissance... Ancienne, terrorisante... Prévisible et pourtant invisible... Il n'y a que lui... La mort...

Je ne peux pas rester ainsi... J'ai déjà trop réfléchi... J'entends quelque chose... Une fermeture éclair ? Ce genre de chose . Qui se rapproche doucement . J'arrive à sentir sa main glisser de mes pieds jusqu'au haut... Il me renferme dans une sorte de sac ? Dans quel sac on cacherait un corps ? Mais qu'est-ce qui se passe, à la fin ? Je dois tirer tout ça au clair... Je dois vivre, savoir qui est cette personne; que je surnommerai Le Mouru quant à son aura glaciale... Je dois au moins savoir à qui j'ai à faire ! Mais, à chaque minute qui passe, cette fermeture se referme lentement . Je ne serai pas enfermé dans ce sac . Parce qu'en même temps que cette fermeture se boucle, ma Force revient . Et il n'est pas question que je la mette de côté . Mais... Je perds déjà trop de temps ! Il en est déjà à mon torse... Au moment d'atteindre les lignes de mon cou, je peux le sentir, je décide finalement d'agir . Une poussée d'adrénaline me revient . Celle habituelle, qui habite quotidiennement mes veines et forge une partie de mon caractère . La partie que je ne contrôle pas...

Dans un élan méconnu du monde, car les seuls à m'avoir vu ainsi sont aujourd'hui morts, je fronce les sourcils, prend une grande inspiration, hurle violemment à plein poumons pendant que ma main transperce le sac et agrippe subitement l'avant-bras du Mouru . Mon but n'est pas de l'envoyer rejoindre les autres Témoins dans le Tartare, je veux juste éviter qu'il s'échappe . Je dois savoir qui il est . Je réfléchis, je réfléchis, mais il est temps de poser les questions, maintenant que j'ai agi... J'avais l'impression qu'une fraction de seconde s'était passée, mais je crois bien qu'une dizaine de celles-ci se sont réellement écoulées . Le fait est que j'ai le souvenir très récent d'avoir hurlé...

-LE MOURUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!

Aussi, en ouvrant les yeux, mon regard se plongeait dans le vide en face de moi . Je venais de redresser doucement mon dos, pour me retrouver assis . Je ne comprenais pas où j'étais tombé, et je voyais encore légèrement flou pour le savoir . Mais il faisait plus ou moins sombre, et seul cette espèce de lit qui me tenait était illuminé . Je reprenais mon souffle en saccades, plus ou moins terrifié... Je ne sais pas pourquoi . Parce que je tiens un homme qui m'inspire de la crainte dans la main ? Parce que je ne sais rien du tout (Mon deuxième nom est Jean Neige) ? Je tournais lentement mon regard... Je devais bien avoir l'air stressant, moi aussi . Mais peu importe... Je devais avoir mes réponses .

Tu m'intrigues . Dis-moi qui tu es... Dis-moi que tu es bien...
La Mort...
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MessageSujet: Re: Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !] Ven 27 Mar - 22:39

Et il n'y a qu'une chose que l'on dit à la Mort


Pas aujourd'hui.





Et dans ce lieu qui embaumait le froid de la mort, Thanatos sentit brusquement la vie.
La plupart des hommes passaient leur existence dans sa crainte, à tenter de le fuir et de l'éviter. Peu l’accueillaient sereinement, comme on accueille un vieil ami. Mais ils pouvaient se cacher et courir, survivre à son attention matérialisé par quelques accidents de parcours, Thanatos les trouvait toujours à la fin. Tout était prévu, tout était destiné, les hommes ne faisaient que suivre le chemin d'or de ses sœurs, et lui les attendait tout au bout. Un baiser, une caresse, un coup de ciseau sur le fil d'or, et le rideau tombait. Il guidait alors l'âme actrice hors de son théâtre, après la grande dernière du spectacle de sa vie.

Mais parfois, une voix s'élevait derrière le velours rouge.
Non, encore.
Et l'âme lui échappait.

Les morts revenaient à la vie. Dans les bras d'une mère éplorée, un bébé mort-né se met soudainement à hurler. Au milieu de la veillé funèbre, l'ex-défunt s'assoit dans son cercueil. Les malades plongés dans le coma rouvrent les yeux au moment de les débrancher. On prononçait l'heure du décès à la fin d'une malheureuse, et l'encéphalogramme se remet en marche.
Et ce n'était pas parce que l'Enfer était plein, ou peu importe quel jugement dernier : tout cela à cause d'un spectateur qui refusait la fin du spectacle.

Mais il ne comprit pas de suite que l'âme de Derek Kerev lui avait échappé. Parce qu'il ne s'y attendait pas. Parce qu'il était fatigué. Parce qu'il ne voulait que rentrer chez lui et dormir jusqu'à oublier le monde et ses pouvoirs grandissants.
La Vie brusque et soudaine en ce lieu lui fit l'effet d'une décharge électrique. Mais le souffle ne lui manqua pas, pas plus que son cœur eut soudainement du mal à battre. Bien au contraire, il sentit la tête lui tournait d'allégresse et son odeur : mélange de rosée matinale et de tiède journée printanière, de sable brûlant et d'eau salée, de pain chaud et d'épice, Éros portait un parfum différent pour chaque homme. Pour lui, d'éternité et de sexe.
Deux effluves qui n'avaient en aucun cas leur place dans une morgue.

Et Thanatos crut qu'il était là.
Puis, Derek Kerev déchira la housse mortuaire pour s'emparer de sa main en hurlant. Il n'y eut plus de parfum musqué dans l'air, plus d’électricité exécrable et délicieuse dans son corps, juste l'effarement.

- Tu ... tu étais mort, balbuta t-il stupidement, ses yeux gris équarquillé par l'effroi rivé dans ceux fous du Survivant depuis le sol où il reposait à présent -car à un moment ou à un autre, le bonheur et la frayeur l'avait fait chuter.-

Avait-il mentionné qu'il détestait quand les morts revenaient à la vie ?
C'était contre l'ordre naturel des choses. Les hommes appartenaient à Éros pour le temps que le destin leur offrait, et lorsque celui ci arrivait à son terme, ils lui appartenaient, sans espoir de retour. Etait-ce vraiment si dur à comprendre ? Ne pouvait-il pas se l'enfoncer dans le crane aussi profondèment que -- mais il ne haïssait pas les survivants comme il haïssait les Dieux. Son agacement pour eux ne le quittait cependant qu'une fois qu'ils étaient morts -et pour de bon, cette fois!-.
La peur céda sa place à l'agaçacement, et il retira d'un geste vif sa main meurtrie de sa poigne cruelle. Le rouge vif qui colorait à présent sa peau lui prédisait des bleues violâtres demain matin, mais ce n'était pas là son principal problème.

Si il ne sentait plus l'odeur d'Eros, il ne pouvait en dire autant pour celui de la divinité. Plus de constellations et d'étreintes, mais du pouvoir, du sang, et de la colère.

- Tu pues le Dieu, cracha t-il presque, en collant les morceaux du puzzle. Combien de fois comptes-tu encore me narguer, Arès ?
   



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MessageSujet: Re: Au bord de la Mor...gue . [Ft. Le Mouru !] Mar 14 Avr - 17:18
Combien de fois comptes-tu me narguer, Arès ?


 Que je suis idiot... Mais que je suis idiot ! C'était pourtant si facile de le reconnaître, il n'y a que lui qui puisse pester le Repos Éternel comme ça ! Même dans le Tartare, on peut sentir sa présence à des kilomètres à la ronde... Et lui n'a pris qu'un instant pour me dévoiler . Je n'ai pourtant pas souvent emprunté cette jeune forme, et j'espérais garder mon effet de surprise un peu plus longtemps... Bon, et bien... Tant pis . De toute manière, maintenant, il tire sa tête d'enterrement habituel . Je me demande bien s'il n'y a qu'à moi qu'il la sort.. Je ne l'ai jamais aperçu avec quelqu'un d'autre . C'était toujours Macaria que je croisais, et elle ne me disait pas grand chose sur Lui . Ha, et j'en suis fier, rien que d'y penser.. Trop occupé à amener mes confrères morts au combat, de manière accidentelle après les avoir fait glissé volontairement sous les pieds des ennemis, ou encore les bousculant, créant une vague de maladresse dans la bataille... J'avais l'air sérieux quand on parlait de mes batailles, mais j'avais aussi le droit de m'amuser !

 Mais peu importe, je m'égare . Ici, je suis avec la Mort, ce n'est pas le moment de rire . Enfin, je dis ça, mais actuellement c'est ce que je fais... Les yeux plissés, au bord des larmes, la gueule ouverte-parce qu'à ce niveau, je ne suis plus trop humain-, je me moquais ouvertement de lui . Une pareille situation, il faut en profiter.. Je n'avais pas peur de la Mort . Il ne me faisait plus peur . Enfant, oui . Mais j'ai grandi . Un peu . Je préfère l'accueillir en riant plutôt qu'en montrant un quelconque signe de faiblesse . Ce serait inacceptable de ma part.. Sa question me fait continuer dans mon délire . Et bien que je me calme lentement, les mots utilisés dans sa phrase m'étonnent un peu . Je ne me souviens pas d'avoir simulé une mort douce... Je ne me souviens pas avoir simulé une mort une seule fois dans ma vie, surtout . C'était peut-être lui que j'apercevais de temps à autre à l'horizon du champ de bataille ? J'avais tendance à croire que c'était encore une des Triplettes qui ne faisaient qu'attendre la fin du carnage pour faire leur travail .

-Encore ? Je ne me souviens pas t'avoir embêté autant de fois...
Je racle doucement ma gorge, le hurlement de tout à l'heure me reste un peu en travers .
-Mais, si c'est vraiment le cas, alors je te conseille de m'ignorer avant que tu ne te lasses de mes petites blagues .

 J'esquissais un fin rictus . Même si elle n'avait pas pour habitude de côtoyer les gens comme de bons amis, moi j'ouvrais mes bras grands ouverts à la Mort . Et je n'entends pas là que j'allais offrir mon âme à ce blanc-bec quand il le voudrait . Non, j'ai simplement l'habitude de voir la Mort sous différentes formes, et chacune d'elle me plaît énormément . C'est quelque chose qui me tient à cœur, et ça a fini par former une partie de ma vie . Dans un certain sens, on peut dire que j'entretenais la Mort...
Je me redresse lentement, en balançant mes jambes sur les côtés de cette table froide pour finir de me dégager de ce sac mortuaire . J'avais bien remarqué que je me trouvais dans une morgue . Et j'en faisais une remarque .

-Quel cliché de te voir dans un endroit pareil, Thanatos...

Je le fixais de mon regard taquin, un sourcil hautain un peu plus élevé que l'autre, pendant que je gigotais mes jambes dans le vent pour faire repartir le sang .
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