Les dieux grecs ont été déchus et réduits à l'etat de mortels par leurs descendants divins, ignorés de tous. Ils ont pris leurs places et créé la Nouvelle Olympe!
 
Nous avons fortement besoin de nouveaux dieux ayant des fonctions importantes! (Ciel, Nuit, Amour etc...)
Un nouveau thème de Printemps est arrivé!

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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 11 Jan - 18:01
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


Le fantôme du lycée


    Trois coups de sifflet. Je soupirais de soulagement en sachant ce qu'ils signifiaient.

- Fin du cours ! Tout le monde aux vestiaires !

    Les filles affichaient des airs ravis, d'autres faisaient les fayotes auprès du prof en faisant mine qu'elles étaient tristes que la séance fusse passée si vite. Certains mecs terminaient leur tour de terrain tandis que d'autres partaient en direction des vestiaires tout en discutant. C'était la fin de la journée, de ma journée. Pour un peu, j'aurais chanté la chanson de Disney là, Let it go.
    Je m'adossai à une barrière du gymnase et levai les yeux vers les tribunes. C'était vachement grand, quand même...
    Je reposai mon regard sur le gazon synthétique et pensai au passage que ce stade accolé à notre lycée avait dû valoir une petite fortune à la ville des lumières.

- Hey Aris, tu comptes crécher là ? me lança mon prof d'EPS.
- Euh non, lâchai-je en sortant de ma rêverie.

    Il y aurait eu Mars, il aurait touché deux mots à ce prof. Étrangement, il n'avait pas l'air de m'aimer des masses. La classe non plus, d'ailleurs. 'fin, on me voulait pas de mal hein, mais j'restais seul. Vive la seconde, entrée dans un nouvel établissement où tout recommence !
    Mais bon, j'ai laissé Mars exprès à l'Orphelinat pour qu'il ne fasse pas des siennes, mais j'aimerais tellement le prendre au lycée. J'aurais "quelqu'un", au moins... En tout cas, c'est super que cette journée soit finie.
    Je partis donc en direction du vestiaire, m'excusant au passage auprès du prof qui grommela un truc que je ne compris pas. J'haussai les épaules. Bof, pas important.
    J'entrais dans le vestiaire, il ne restait presque plus de mecs, vu qu'aucun ou presque ne se change ni ne se débarbouille. Moi, je fais les deux, au cas où Madame Hooper recevrait quelqu'un d'important alors que j'entrais dans "ma maison", comme des parents qui veulent adopter.
    Je venais de retirer mon t-shirt quand je me rappelais que j'avais oublié mon bracelet à perles noires dans la salle où l'on venait de faire cours. Oui, le prof m'avait fait tout un speech comme quoi les bracelets n'étaient pas autorisés quand on faisait de l'athlé'. Genre ça coupe la circulation et ça nous empêche de courir... En plus, j'aime pas courir, j'ai ma vie devant moi, hein !
    Je rouvris la porte du vestiaire et appelai le prof. Pas de réponse. Je sortis alors et regardai un peu partout : pas la moindre trace de l'autre type avec sa casquette moche et son jogging sale. Je vis alors les derniers élèves de ma classe sortirent, j'étais désormais seul dans le gymnase. Je soupirai et partis dans la pièce où l'on avait eu EPS, puis je retrouvai mon objet noir. Je retournais alors dans le couloir qui menait à l'endroit où j'avais laissé mes affaires lorsque j'entendis une porte claquer. Je tournai la tête mais ne vis personne.

- Il y a quelqu'un ? demandai-je.

    C'est marrant, on se croirait dans un film d'horreur... Sauf que j'ai moyen de me défendre, moi. Puis quelle créature maléfique peut se ramener dans un gymnase à 16h22 ?

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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Mar 13 Jan - 16:36

J'aime pas courir...

feat Aris ♥



Keane n’aimait pas l’hiver. Ça gelait les pieds et les mains, et puis la pluie glacée qui s’abattait sur vous au moment où vous vous y attendiez le moins… Su-per. Bien sûr, le garçon n’avait pas aussi froid que les autres, ayant la possibilité de se réchauffer – étant lui-même une bouillotte humaine – mais ce n’était quand même pas la meilleure saison de l’année. En y pensant, Keane préférait le printemps et l’été. L’automne était bien trop pluvieux à son goût et puis l’hiver… Vous savez déjà tout. Pourtant, il appréciait le spectacle de la neige qui tombait avec douceur sur le sol du jardin… (oui oui, il y avait un jardin derrière l’Orphelinat) C’était si délicat que le jeune homme oubliait presque que c’était froid et voulait se rouler dedans. Drôle d’envie, mais c’était celle que la plupart des personnes partageaient. Le problème, pour Keane Tate, était son statut : fils de Feu. Alors, même s’il se retenait, aller dans la neige, ça reviendrait à la faire fondre. Assez vite. Et à se retrouver à patauger dans une mare blanche et très, très, froide. Alors bon, ce n’était pas une bonne idée.

Quand l’hiver s’installait, le rouquin préférait rester en cours, même s’il ne faisait rien. Ou alors, il se réfugiait dans la salle commune, dans la petite niche que formait la grande fenêtre, avec une bougie dans les mains. Il avait presque tout l’Orphelinat pour lui seul, les autres pensionnaires étant en cours. Keane n’éprouvait pas l’envie de se promener dehors, par ces temps pluvieux.

Comme ce jour-là. Le ciel était gris et bas. La pluie menaçait de tomber, mais par un quelconque enchantement, elle ne s’était pas manifestée depuis la veille. Alors le sol était sec, l’eau du jour précédent s’étant déjà évaporée. Keane était à la fenêtre de sa chambre et observait distraitement les passants. Ceux-ci, armés d’un parapluie, marchaient rapidement, jetant parfois des coups d’œil méfiants au ciel sombre. Il était vrai que c’était louche, la pluie qui ne tombait pas avec un temps pareil. Mais c’était un coup de chance, dont il fallait profiter. Cette pensée atteint soudainement Keane qui se redressa et, enfilant un sweat par-dessus son t-shirt, il descendit les escaliers à toute vitesse pour se retrouver devant l’Orphelinat. Comme par réflexe, il regarda lui aussi le ciel et détourna son regard de cette masse nuageuse menaçante pour le fixer devant lui. Il savait où il allait se rendre, et un sourire joyeux s’afficha sur ses lèvres.

Bien qu’il eût perdu tout repère temporel dans ces jours mornes – cependant rythmés par quelques chahuteurs occupant la même chambre que lui – il estima une heure approximative mais très juste : il était un peu moins de seize heures et quart. Et s’il s’en souvenait bien, sa cible finissait les cours dans ces eaux-là. Dans son œil vert brillait une lueur enjouée.

Après quelques minutes – cinq minutes à peine – Keane était devant un établissement public qu’il allait fréquenter l’année suivante. « Lycée Léon Blum », disait la pancarte à quelques mètres de lui. Il eut un sourire qui découvrit ses dents blanches. Il était au bon endroit. D’après ses souvenirs, encore une fois, son ami avait cours d’EPS. Il fallait juste que le rouquin entre sans se faire repérer et qu’il atteigne le gymnase. Ou…

Son regard glissa vers la droite alors que son sourire s’élargissait doucement. Pas besoin d’entrer dans le lycée. L’entrée du complexe sportif se trouvait juste là.

Le plus silencieusement possible – bon, Keane réussit comme à se cogner le pied contre la grille d’entrée, ce qui le conduisit à jurer et à insulter le pauvre métal qui ne lui avait rien fait de particulier… « MAIS TU EXISTES, C’EST L’UNIQUE REPROCHE QUE JE TE FAIS, S L PE ! » – le garçon put entrer sans inconvénient. Heureusement pour lui, la plupart des lycéens avait déjà disparu, ce qui lui laissait le champ libre : il n’avait pas besoin de se cacher, ce qui était une bonne chose aussi. Le silence régnait dans les couloirs du gymnase, quand des bruits de pas se firent entendre. Bien trop vite pour que le rouquin puisse se cacher, la personne qui venait apparut. Une jeune fille – très jolie – se figea quand elle le vit, seul, au milieu du couloir. Une ombre effrayée passa sur son visage quand elle remarqua ses yeux hétérochromes. Ceux-ci se plissèrent. Keane avait l’habitude de susciter du dégoût, de l’horreur, mais c’était toujours assez désagréable de le constater. Le garçon restait comme la fille, interdit, à se regarder comme chiens de faïence. Le fils du Feu tenta cependant une approche, son assurance revenant d’un coup, habitué à se dépêtrer de situations bien plus compliquées (comme cette histoire de couverture cramée).

« Salut, sourit-il gentiment, tu es la dernière ? Y’a plus personne après toi ? »

La jeune fille parut déglutir avant de pouvoir répondre, sans le regarder dans les yeux. Ce n’était pas une surprise.

« Ou-ouais, je crois, mais y’a encore le mec chelou dans les vestiaires. Je suis pas sûre. »

Il avait eu de la chance pour une fois, car elle lui avait répondu. Elle aurait très bien pu s’enfuir en courant et en hurlant. Bon. Keane eut un sourire étincelant en la remerciant avec chaleur – enfin, ça ne changeait pas de d’habitude. La demoiselle partit bien vite et le garçon se retrouva seul de nouveau. En sachant que les vestiaires étaient souvent proches, et que la fille venait en sens inverse, le rouquin n’avait plus qu’à continuer tout droit. Il arriva à une porte alors que des bruits de pas s’éloignaient. « C’est lui, devina Keane avec un sourire amusé. »

Quand il entra dans la pièce, le garçon avisa un t-shirt abandonné sur un banc avec un sac et en déduisit que l’endroit où il se trouvait était le vestiaire des hommes. Il s’approcha du vêtement et le reconnut sans peine. De nouveau, il entendit des bruits de pas. Voulant faire peur à son ami, Keane claqua la porte du vestiaire, puis distingua nettement la voix légèrement inquiète du beau gosse dans le couloir :

« Il y a quelqu'un ? »

Moins de trois secondes plus tard, le rouquin avait rouvert la porte en la poussant légèrement, pour ensuite aller se réfugier dans la pièce adjacente aux vestiaires, dont l’ouverture se trouvait au fond à droite de la salle : les douches. Un souvenir lui revint en mémoire et Keane eut un rire très vite étouffé. Risquant un œil en dehors de sa cachette, il remarqua que son ami n’était pas encore entré. Mais ça n’allait pas tarder…

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Mar 13 Jan - 22:40
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


It's raining men ~♫


    Je fronçais les sourcils. C'était vraiment n'importe quoi, ce lycée... Je préférais de loin le collège, c'était plus marrant.
    J'entendis une porte grincer et aperçus une silhouette se précipiter dans la pièce qui s'ouvrait à elle. « Rapide. » avais-je pensé.
    Je m'approchai de la porte entrebâillée et la poussai prudemment. Sérieusement, on aurait dit un mauvais film d'horreur, c'est naze.
    Je ne vis évidemment personne. Néanmoins, je me rappelai l'entrée qui menait aux douches. J'étais persuadé que l'intrus... Ou l'intruse, d'ailleurs, était là-bas. La personne ne pouvait pas se volatiliser. Hey, j'ai vu beaucoup de choses spaces dans ma vie, mais j'ai jamais croisé Casper !
    Je marchai donc vers la salle d'eau collective aux mecs et entrai, lançant des regards suspicieux un peu partout. Ouais, j'fais un peu flipper quand je suis sérieux. Trop sérieux. En fait, je préserve la santé mentale des profs en étant peu sérieux, ça part d'un bon sentiment ; je les envoie pas en asile, comme ça.
    Je plissai alors les yeux en remarquant ENFIN une personne, et pas la moindre...

- K-Keane ? M-Mais qu'est-ce que tu fous ici ? T'es pas en cours ou à l'Orphelinat ? buguai-je.

    Malgré mes interrogations, je ne pus m'empêcher de sourire. Ben ouais, ma journée avait été super pourrie, et v'là qu'on m'apportait un peu de lumière. Life is bien faite, nope ?
    Je détaillais enfin la pièce où j'étais, où NOUS étions. Il y avait des barres métalliques surplombées de pommes de douche qui semblaient rouillés. Hum, vive l'entretien ! Et puis ce carrelage... Qu'il était froid !
    Finalement, je m'approchai de Keane et souris de plus bel. Toujours aussi adorable celui-là...

- Alors, qu'est-ce qui me vaut l'honneur de ta visite ? Tu n'es pourtant pas friand de l'hiver, je crois...

    Non, je n'étais pas un psychopathe qui étudiait et retenait tout de mon coloc', mais bon... J'l'aime bien le rouquin. Un peu. Un peu beaucoup, même.
    Je remis une mèche flamboyante en place, celle-ci tombant sur le visage de mon Keane. Comment osait-elle cacher son visage d'ange ? ... Comment ça, je fais dans le romantisme et je me la joue Bisounours ? Fall in love, vous connaissez ?
    Je me mordis la lèvre en regardant la bouille de Mister Tate. J'avais tellement envie de l'embrasser... Y'a pas à dire, je suis vraiment amoureux.
    C'est alors que, perdu dans ma contemplation et mes pensées perverses, je me rappelais que j'étais dans les douches. Un épisode me revint en tête et... Oh ! Il s'était déroulé dans les douches !
    J'attrapai alors le poignet de Keane, appuyai sur un bouton et l'emmenai sous l'eau étonnamment tiède. Puis, commençant à être un peu mouillé et à décompresser, je chantonnai avec ma justesse légendaire :

- ♪ It's Raining Men ! Hallelujah ! It's Raining Men ! ♫

    Y'a pas à dire, le Feu me rend heureux. Et j'en suis amoureux.

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 18 Jan - 18:26

J'aime pas courir...

feat Aris ♥



La porte des vestiaires grinça. Keane sourit : il était entré.
Le garçon se glissa silencieusement jusqu’à un coin plus obscur que les autres pour attendre avec sa bonne humeur légendaire son ami de toujours – ou pas vraiment.
« K-Keane ? M-Mais qu'est-ce que tu fous ici ? T'es pas en cours ou à l'Orphelinat ? »
L’interpellé leva les yeux vers le lycéen et eut un sourire malicieux.
« C’est moi-même ! Ah bah ? T’es pas content de me voir ? J’ai séché, comme d’habitude. »
Oui, c’était devenu une grande habitude, pour Keane. On pouvait carrément dire qu’il était collégien seulement à temps partiel !
« Alors, qu'est-ce qui me vaut l'honneur de ta visite ? Tu n'es pourtant pas friand de l'hiver, je crois... »
Le garçon hocha tranquillement la tête. Il le connaissait bien, dis donc ! Le fils du Feu en était flatté. Il aimait beaucoup son colocataire après toutes les stupidités qu’ils avaient pu faire, Aris, Azaël et lui, une certaine affection avait grandi entre eux.
Il se rendit compte qu’Aris était proche, tout proche. Et torse nu. Comme cette fois-là. Ce fut alors avec difficulté que Keane réprima quelques rougeurs en se fendant en un sourire. Il réussit à ne pas frémir – ou presque – quand son coloc’ remit en place une mèche de ses cheveux. Alors que le rouquin regardait autre part, il ne put voir la face de son cher ami, qui l’aurait bien gêné. Et il ne put anticiper le geste d’Aris, qui l’entraîna bien malgré lui…
Sous la douche.
Ses yeux s’écarquillant d’horreur non contenue, il s’attendait à recevoir quelques litres d’eau glaciale frisant les -55° mais une eau tiède – mais quand même assez froide pour lui – se déversa sur son corps. Keane avait fermé les yeux, et pouvait entendre le garçon chanter cette chanson pourave (note de l’auteur : je blague.) de sa voix claire. Le rouquin soupira puis, sentant ses chaussettes prendre l’eau, laissa échapper un cri de panique pour jeter au loin ses chaussures en toile – horrible quand c’est trempé ! – et retirer ses chaussettes déjà bien mouillées pour les lancer en directement de ses chaussures. Et là, il se sentait bien mieux.
« Franchement, c’est pas sympa, Aris ! »
Keane avait un sourire en tentant de prendre une moue boudeuse. Il se dégagea de son étreinte, libérant son poignet et se recula pour ne plus recevoir d’eau. Malheureusement, moins d’une minute plus tard, il commençait à grelotter. Il dut revenir sous l’eau, à contrecœur, mais au moins ça lui évitait de trembler ! Étant donné qu’il ne pensait pas toujours à utiliser son don très utile, il restait sous l’eau, aux côtés de son ami, qu’il regarda, mais pas dans les yeux. C’était l’habitude qui faisait ça.
« J’ai rencontré une fille en venant par ici, elle m’a dit que tu étais bizarre. D’accord, je sais que tu l’es, mais pas à ce point ? »
Keane s’inquiétait pour le dieu. Il avait l’impression qu’Aris n’avait pas tellement d’amis, dans sa classe…

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Mar 27 Jan - 22:33
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


Because you are mine


    Après avoir tiré Keane sous la douche, celui-ci s'en extirpa en râlant, retirant ses chaussettes et ses chaussures trempées. Roh, j'suis en pantalon et il est mouillé aussi, j'en fais pas un drame...

- Franchement, c’est pas sympa, Aris !
- Désolé mon chou, ris-je doucement.

    Keane s'éloigna de moi, à mon grand regret et sortit de la pluie d'eau tiède. Je le regardai, debout, et vis qu'il commençait à avoir froid. Sans se faire prier, il revint sous la douche, à ma plus grande joie qui se traduisait par un large sourire.
    Alors que je contemplais mon coloc' comme à mon habitude, il détournait les yeux, ce qui me fit sourire de plus bel. Finalement, après ce silence entrecoupé par l'eau qui chutait sur le sol, il reprit la parole :

- J 'ai rencontré une fille en venant par ici, elle m’a dit que tu étais bizarre. D’accord, je sais que tu l’es, mais pas à ce point ?

    Malgré le fait que j'essayais de contenir mes sentiments, mes lèvres eurent un espèce de tic. Je laissais planer un nouveau silence, tentant un sourire. Okay, ça devait sûrement ressembler à un sourire triste...
    Je soufflai, m'écartai de la douche et me laissai glisser le long du mur, atterrissant assis, une jambe tendue et l'autre pliée, encerclée par mes bras. Après un bref instant, je me décidai à répondre à Keane. Après tout, il peut savoir ce qui se passe, parce que oui, j'ai compris d'où il venait en venir.

- Je sais pas, je suis moi-même, mais le lycée c'est un autre monde, y'a personne que je connais dans cette classe et... C'est compliqué. Ils se connaissent depuis longtemps et moi je débarque, je peux pas m'intégrer comme ça, puis... Peut-être que je n'en ai pas envie, au fond.

    Je fixais le sol carrelé, le regard vide. Hmm, en fait, je suis seul, mais ça ne me dérange pas. Pas trop, du moins... Okay, je suis PAS DU TOUT en train de penser h24 à Keane, non...
    Je secouais la tête, comme pour chasser des pensées négatives. Je me relevai, jetai un coup d’œil vers Keane qui n'avait pas bougé. Je fis une esquisse de sourire qui, je le savais, menaçait de se briser et de se transformer en grimace. C'est pourquoi je me suis précipité dans les bras de Mister Tate en le serrant très fort et en lui murmurant à l'oreille :

- Keane, j'me sens paumé sans toi, j'm'ennuie, je suis seul, c'est horrible. J'aime pas cette classe, j'aime pas le lycée.

    J'inspirais un bon coup, puis je pousuivais :

- Ne me laisse pas. S'il te plaît. J'ai besoin de toi, de ta présence. Now.

    Puis, sans savoir pourquoi, une larme roula le long de ma joue. Et moi qui ne suis pas du genre à montrer mes faiblesses ! Heureusement que je suis encore collé à Keane, il peut pas voir mes pleurs, comme ça.
    J'avais cette pulsion en moi. J'imaginais, je voyais les lèvres de Keane. Je fermais les yeux. Tentation, quand tu nous tiens... Nan, j'vais tout foutre en l'air.
    J'essuyai mon visage légèrement trempé par l'eau de la douche et mes quelques larmes puis me reculai un peu pour faire face à Keane, à son visage. N'y tenant plus, j'approchai doucement mon visage du sien, m'arrêtai à quelques centimètres du sien, mêlant ainsi nos souffles, puis me mordis la lèvre, comme hésitant.

- You're mine, osai-je murmurer.

    Je plongeai mon regard dans celui de Keane, attendant une quelconque réaction. Serai-je répoussé ou... ?

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Jeu 5 Fév - 21:18

J'aime pas courir...

feat Aris ♥



Keane se demanda s’il n’avait pas fait une erreur en posant cette question, qui était peut-être un peu indiscrète, ou qui mettait mal à l’aise… Le visage désormais presque décomposé de son ami était une de ces choses affreuses à voir. Le rouquin ne pouvait pourtant pas détourner son regard d’Aris, qui après un bref moment, s’assit, une sorte de lassitude dans ses gestes.
- Je sais pas, je suis moi-même, mais le lycée c'est un autre monde, y'a personne que je connais dans cette classe et... C'est compliqué. Ils se connaissent depuis longtemps et moi je débarque, je peux pas m'intégrer comme ça, puis... Peut-être que je n'en ai pas envie, au fond.
Le garçon le regarda, attristé. Il avait bien senti que quelque chose n’allait pas, et il s’en voulait de ne pas s’être inquiété plus tôt. C’était déjà le second trimestre, et son ami n’en avait aucun ? Aucun embarra dans son regard, ni de pitié. Keane s’en voulait juste de laisser son colocataire à la dérive, sans pouvoir l’aider. Encore un peu, et il maudissait son redoublement !
Puis, sans qu’il ne s’y attendît, Aris l’enlaça après s’être relevé, presque vacillant. D’abord étonné, Keane tenta ensuite d’être le plus réconfortant possible. Il sentait la minuscule fêlure dans l’âme de son ami, il ne voulait pas qu’elle s’agrandisse, alors il fallait la réparer au plus vite. Refermant ses bras sur Aris, le rouquin le serra fort contre lui. Il ne voulait pas qu’il s’égare.
- Keane, j'me sens paumé sans toi, j'm'ennuie, je suis seul, c'est horrible. J'aime pas cette classe, j'aime pas le lycée. Ne me laisse pas. S'il te plaît. J'ai besoin de toi, de ta présence. Now.
Le concerné frémit, tressaillit. Il se sentait… bizarre. C’était le mot. Il se souvenait de cette fois dans l’Orphelinat, en pleine nuit. Incertitude et douleur l’avaient assailli, tenaillé.
Culpabilité. Solitude. Il en était ressorti chamboulé.
Et là, c’était la même chose. Il perdait doucement ses moyens. Un peu...
Aris rapprocha son visage du sien.
Keane ferma les yeux, presque apeuré.
… beaucoup.
- You're mine.
Le fils du Feu sursauta à ce murmure, caressé par cette voix qui susurrait ces mots mielleux et doucereux… Il était prêt à se laisser faire, fermement tenu par ces paroles envoûtantes et cette proximité si dangereuse. Mais…
Des pas.
Des pas qui se rapprochaient.
Des pas qui résonnaient dans les couloirs normalement vides.
Des pas qui firent bondir le cœur de Keane, qui se dégagea rapidement, oubliant instantanément cette emprise qu’avait Aris sur lui, pour couper l’eau et courir dans les vestiaires. Avisant un casier entrouvert, il se précipita à l’intérieur, fermant avec précaution la porte. Son ami pouvait bien se débrouiller seul, il avait le droit, lui, de se trouver ici. Pas le rouquin.
Il ne pouvait à présent que faire une chose.
Attendre.

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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Mar 24 Fév - 15:15
/!\ Attention, âmes sensibles s'abstenir ! /!\

J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


I don't wanna this


    Alors que j'allais avoir ce que je désirais le plus ardemment, des pas se firent entendre. Keane, paniqué, s'éloigna de moi à mon plus grand désespoir et courut se réfugier dans un casier.  Je soupirai, à la fois amusé par sa réaction et blasé par l'inconnu(e) qui venait s'incruster.
    Histoire de savoir et de me débarrasser de cette personne au plus vite, je sortais du vestiaire et me promenais un peu quand je tombai sur une garçon un peu plus grand que moi en taille. Il avait des cheveux auburn et des yeux noisettes. Je le reconnus assez tôt.

- Huh, Luka... Que viens-tu faire ici ? Le cours est terminé, pourtant, commençai-je en le regardant dans les yeux.
- Oui, je sais.

    J'arquais un sourcil. On n'étais pas très très loin de là où s'était caché Keane, je me demandais s'il pouvait entendre. Peut-être. Sûrement.

- Et donc, que viens-tu faire ici ? le relançai-je.
- On m'a dit que tu étais toujours là.

    J'haussais les sourcils. Depuis quand ce type me cherche ? On s'parle pas plus que ça, quand on est en cours... Non, il est plutôt froid envers moi.

- Alors tu me cherchais ? soufflai-je, las de tourner autour du pot.
- Exact. En fait, j'avais une question à te poser.
- Mais encore ?
- En y repensant, c'est plus une théorie que je voudrais vérifier.
- Tu comptes me faire lambiner encore longtemps ? crachai-je.

    Un silence s'installa. Seuls nos regards parlaient, entrecoupés par notre respiration.

- Es-tu gay ? lâcha finalement l'autre.

    Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Comment... ?! Il peut pas lâcher cette "question-bombe" comme ça ! Et puis comment a-t-il su ?
    Ne trouvant rien à dire, je bredouillai quelques mots incompréhensibles avant de me taire. L'autre eut un rictus étrange et souffla avec son nez.

- Intéressant... Alors c'est vrai.
- De ? m'inquiétai-je.
- Que tu es gay. J'avais raison.

    Je baissais la tête, honteux. Oh, je n'ai pas si honte d'être homosexuel. Après tout, je suis déjà bien différent sans cela. Non, ce qui me fiche la honte, c'est ce que peuvent penser les gens. Leur regard méprisant qui insinue que c'est malsain ou autre. Là, je ne déchiffrai pas le visage de mon interlocuteur, aussi me permis-je d'écouter ses pensées, débloquant cette porte que je m'étais bâti pour éviter de devenir sourd avant l'heure. M'enfin, y a-t-il une heure pour moi, fils de dieux ?
    Je bloquai assez vite les paroles pensées de Luka. Elles étaient trop... Malsaines, pour le coup. D'ailleurs, ça me donnait presque envie de partir en courant. Presque, parce que bon, mine de rien, je suis un dieu, j'ai pas à craindre ce genre de types.
    Sans prévenir, il me plaqua contre un des murs, son corps collé au mien, nos visages beaucoup trop proches à mon goût. Mais... Il ne va pas mettre ses pensées en oeuvre, tout de même ?!

- Fascinant... Montre-moi.
- Q-Quoi ? dis-je seulement, d'une voix étranglée.
- Mais oui, laisse-moi découvrir le côté gay. Je veux essayer. A moins que ce soit toi le soumis...
- Mais tu perds complètement la tête ?! criai-je.
- Pourquoi ? susurra-t-il à mon oreille. C'est tellement excitant et nouveau pour moi... J'ai essayé avec des filles, j'arrive pas à planer, alors peut-être qu'avec un gars... Puis t'es plutôt mignon.

   Je déglutissais alors qu'il commençait à mordiller mon oreille. Réfléchis Aris, réfléchis... Gaaaah, mais je peux pas me concentrer avec l'autre taré !
    J'essayais de pousser Luka, en vain, il s'accrochait à moi comme à une bouée de sauvetage. Il laissa ses mains se balader sur mon torse tandis qu'il m'embrassait dans le cou, ce qui me faisait gémir d'horreur. Puis, d'un coup, il retira son t-shirt avant de se recoller à moi. Je tentais toujours de m'enfuir, sans résultat. C'est alors que le mec en manque agrippa mon pantalon et tira dessus, le faisant descendre au niveau de mes genoux. Il déboutonna son bas, le baissa et me tourna, une main sur ma bouche et l'autre tenant mes deux bras en haut. Non ! Je ne veux pas ! Je dois réfléchir ! Je dois me battre ! Et Keane à côté ! Non, je...

- Keaaaaaane ! hurlai-je dans ma tête, espérant de tout cœur qu'il m'eût entendu.

    Quelques larmes s'échappèrent de mes yeux. Je me faisais maîtriser par un mortel lambda qui me brouillait tellement les pensées que je ne pouvais rien faire. Un comble...
    D'autres mots beaucoup plus brisés résonnaient dans ma tête : Sauve-moi.

____________________________________
Pardon pour l'horreur peinte, je suis dans ma phase "bizarre". Mais bon, on est à Paris, c'est pas les US, mais dans le genre violent, on a quelques cadors...
Si cela est considéré comme trop choquant ou quoi, je peux modifier, hein...

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Ven 27 Fév - 12:15
Note à Aris :
 



J'aime pas courir...
« Rouge. »


feat Aris & Keane


Le rouquin était fort pour se cacher sans bruit et ainsi échapper à ses éventuels poursuivants – et faut dire qu’il a souvent de la chance n’eST-CE PAS MAMAAN hm hm –  mais lorsqu’il entendit de ses propres oreilles, en direct, la conversation d’Aris et de ce mec… Il se sentit partir. Loin.
Rapidement.
Le feu monta. Rouge.
Un voile rouge se déposa devant ses yeux, et le monde devint écarlate.

Il tenta de se calmer, ne réussit à dégager la couleur sanglante de ses pupilles et tout retrouva son aspect habituel. Son souffle qui s’était précipité reprit une allure plus lente, bien que toujours rapide.

Les mains tremblantes, il poussa la porte du casier dans lequel il s’était glissé dans l’intention de l’ouvrir, n’obtint qu’un échec rageant. De tous les casiers qui étaient présents dans ces vestiaires, il fallait qu’il tombe sur le plus rouillé, sur le plus abîmé. Mais bien sûr !

Il commença à s’échauffer, de nouveau, et dans sa colère montante, il donna un coup de poing dans la porte. Limité par les dimensions du casier, le coup fut faible et ne causa rien.

Presque rien.

Une trace fumante était apparue dans le métal, à l’endroit exact où Keane avait frappé. Celui-ci eut une illumination et, tremblant de fébrilité et de fureur contenue, il posa ses doigts sur la charnière la plus haute et invoqua son ô combien utile pouvoir. Le métal se mit à fondre et quelques secondes plus tard, le garçon s’occupait de la charnière du bas.
Il entendait des bruits étouffés. Puis…

« Keaaaaaane ! »

L’interpellé sursauta vivement, se cognant la tête. Il grommela un juron.

« Sauve-moi. »

Puis se tut tout à fait. Aris… L’inquiétude, la colère… non, c’était de la rage qu’il éprouvait à l’égard du pauvre type qui tentait de… de faire quoi à son coloc’ ?
Alors que la dernière charnière était fondue, il poussa de nouveau la porte.
Qui ne bougea pas plus que ça.
Et qui semblait le narguer.
Le garçon eut un cri et défonça la porte avec son pied droit.
Sans se préoccuper de la sourde douleur qu’il ressentait, il se précipita hors des vestiaires. Le voile rouge était de nouveau en place. Son esprit était totalement HS. Le fils du Feu était incontrôlable.

Il débarqua dans le couloir où étaient les deux garçons, se figea sur place à la vue de cette scène qui ne fit qu’alimenter sa furie, serra brièvement les poings, et s’élança sur le garçon brun.

« Eh ! Qui es… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase prononcée d’une voix tremblante, les yeux plein de terreur. Keane était-il si effrayant ? Quelle apparence avait-il ? Des flammes rouges, rouges comme le voile sur ses yeux, l’entouraient-il ? C’était des questions auxquelles le rouquin ne prit pas la peine de réfléchir. Non. Il ne pouvait même pas le faire. Ivre de rage, le garçon ne pensait qu’à frapper.
À brûler.
À faire mal.
À… tuer ?

Le poing qui s’écrasa sur la joue du brun laissa une brûlure ensanglantée sur sa peau blanche – ou plus tout à fait. Celui qui était la victime de la rage de Keane, celui qui avait tout fait pour l’attiser, même inconsciemment, trébucha, les jambes coupées par son propre pantalon, et s’étala à terre. Leva les yeux vers le monstre de feu qui le dominait, les yeux voilés, un demi-sourire sur les lèvres. Ouvrit la bouche pour hurler. N’eut pas le temps. Le rouquin s’assit sans délicatesse sur son ventre et s’appuya sans vergogne sur sa poitrine nue, lui ôtant un court moment la respiration, tant il avait mis de force dans son geste.

« Heey… »

La voix de Keane était vibrante.
Vibrant de la fureur qu’il contenait à peine.
Pourtant si douce.

« Ça te dirait de t’amuser avec moi ? »

Le demi-dieu s’humecta les lèvres.
Rouge.
Tout était rouge.

Il passa sa langue sur la joue encore intacte de son nouveau jouet et à son passage baveux, sa peau se mit à grésiller et une longue brûlure s’étira ensuite de son menton à sa pommette. Le brun commença à hurler mais Keane appliqua violemment sa main sur sa bouche, étouffant le bruit… dérangeant.

Mais même les lèvres de Luka se mirent à se couvrir de brûlures, plus lentement cependant. Le rouquin retira sa main et se redressa, pour promener le bout de ses doigts sur le torse de l’autre, qui se mit à gémir, à le supplier.
Keane n’entendait rien.
Mais ses gémissement étaient si jouissifs…
Un sourire qu’on pourrait qualifier de sadique étira ses lèvres.
Il allait le faire délicieusement souffrir.


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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 3 Mai - 19:45
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


♪ L'horloge tourne, les minutes sont torrides... Ou horribles ?


    Alors que le pire allait arriver, que ma mâchoire était contractée à son maximum, mes poings serrés, l'inespéré se produit : mon prince charmant débarqua pour me sauver, moi, la princesse. Enfin, un prince un peu flippant, vu la rage qui se dégageait de lui. Il ne semblait pas dans son état normal. Il n'était PAS normal DU TOUT à ce moment-là : Keane était rouge, comme s'il bouillonnait de l'intérieur. D'ailleurs, de la fumée, ou peut-être de la vapeur, que sais-je, se dégageait de lui. Sincèrement, il me donnait sérieusement les jetons, et ce pour la première fois.
    Ni une ni deux, sans que j'eus le temps de réfléchir, mon agresseur était par terre à gémir comme un chiot qu'on s'apprête à noyer avec Keane assis sur lui, le brûlant à petit feu. Wait, ce type est un véritable c*nnard et psychopathe, certes, mais je ne veux pas que cela se passe ainsi. Keane est complètement dépassé, il ne se rend pas compte du mal qu'il fait et... Je ne peux pas. On ne doit pas faire aux autres ce qu'on n'aimerait pas que l'on nous fasse, c'est vrai, mais cela va trop loin.
    Je me précipitai sur Keane et l'agrippai dans l'idée de l'éloigner de Luka mais le relâchai immédiatement : il était brûlant, trop pour que je puisse le tenir. Je réfléchissais à toute vitesse, regardai partout, paniqué. Je ne peux pas, je n'y arrive pas, je ne sais pas quoi faire !
    Mes mains tenant fermement mes cheveux et mon regard jonglant et rebondissant contre tous les murs, je tentais de trouver une solution. Ne pouvant rester plus longtemps sans rien faire, je fermai déjà les portes pour éviter que des gens parasites arrivent et amplifient le problème. Ensuite, j'eus l'idée de faire apparaître une douche froide au-dessus des deux combattants. Les cris d'horreur et de douleur de Luka me donnaient de sérieux frissons, conséquences des attaques de mon colocataire. La fumée et le teint rougi de mon ami semblaient s'estomper, mais pas totalement. Je fermai alors les yeux et créai des chaînes qui attrapèrent Keane, le maintenant ainsi contre le mur. Je courus jusqu'à Luka et tendis les mains vers la douche, obtenant de l'eau que je versais sur les blessures du châtain, Keane râlant de rage.

- Je suis désolé.

    Je ne sais pas à qui était destinée cette phrase. A Luka pour avoir subi tout ça, ou à Keane de le garder comme un monstre ? Je ne le sais pas moi-même.
    Je me mordis la lèvre. Comment faire ? Comment faire pour que Luka oublie tout ? Je n'étais et ne suis pas magicien, je manie la pensée, mais... Mais... C'est peut-être la clef de la solution ! Et si je pouvais manipuler ses pensées et lui créer de nouveaux souvenirs ? Mais qu'est-ce qui pourrait expliquer rationnellement ses brûlures ?
    J'envisageais un peu tout, Luka pleurant tandis que je lui donnais quelques tapes amicales en murmurant que tout allait bien, jetant par la même occasion quelques regards vers un Keane hurlant de rage. Finalement, je me rappelai d'une chose. Je pris le visage de Luka par le menton et esquissai un très faible sourire qui se voulait rassurant.

- Regarde-moi dans les yeux et écoute-moi. Tu vas oublier tout ce qui s'est passé ici dès que tu seras sorti. Tu vas l'oublier, dis-je en montrant Keane, oublier ce qu'il t'a fait, ce que tu as essayé de me faire aussi. Tu te rappelleras t'être brûlé avec un produit en physique-chimie à cause d'une mauvaise manipulation. Tu as été trop fier pour le dire alors tu es parti aux toilettes et tu as atténué les brûlures avec de l'eau. Ce n'était qu'un pur accident, rien de plus normal.

    Le garçon hocha la tête. Il se leva, remonta son pantalon et sortit après avoir adressé un dernier regard à Keane, un regard horrifié. Je ne pus voir sa réaction. A vrai dire, je pense que ça a marché, il avait l'air beaucoup plus serein. De toute façon, comment pourrait-on croire que ce type a été agressé par une torche humaine ? Nan, sérieux. En plus, Luka est connu pour être un menteur vantard, alors...
    Je soufflai un bon coup, les sentiments négatifs s'en allant. Je reboutonnai mon bas tout en observant Keane. Je marchai jusqu'à lui et, d'un air hésitant, avançai ma main vers son visage. Il était encore chaud, mais beaucoup moins que tout à l'heure.

- Je sais que tu ne voulais pas lui faire aussi mal. Lui faire peur, sûrement, mais le martyriser... Je suppose qu'une trop forte chaleur t'a empêché de réfléchir, soufflai-je.

    Je le regardai dans les yeux et continuai de bloquer ses pensées. Je ne préférais pas savoir ce à quoi il pensait, à vrai dire. Peut-être qu'il regrettait, peut-être pas. Enfin, passons.

- Voilà, déclarai-je en relâchant lentement l'étreinte des chaînes sur Keane pour le libérer, c'est pour ça que je déteste être seul : cela tourne toujours au cauchemar.

    Je finis de délivrer le rouquin dans un silence, puis j'ajoutai tout de même :

- Malgré tout ça... Merci. Merci de m'avoir sauvé. Merci de m'avoir aidé. Merci de me protéger, Keane.

    Je marquai un autre temps d'arrêt et terminai, le regard braqué sur le sol :

- Comme je l'ai dit à Luka, c'était un accident. Tu n'es pas responsable de tout cela. Contrairement à ce que disait son regard, tu n'es pas un monstre, Keane. Tu es toi, et c'est tout ce qui importe.

____________________________________
Je suis sincèrement désolée pour ce retard impardonnable, c'est vraiment nul...
En espérant tout de même que mon RP soit correct. '-'

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Ven 8 Mai - 15:23


J'aime pas courir...
« Céder. »


feat Aris & Keane


Keane sentit quelque chose l’accrocher, mais toute son attention était portée sur sa victime. Sa délicieuse et tremblante proie, qui avait perdu tout espoir de fuite, qui regardait son tortionnaire avec cet air de terreur teinté d’horreur qui faisait rire le rouquin. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas défoulé, à ce point là. Il se rappela brièvement la rencontre avec Robine, lorsqu’il avait malencontreusement – haha – laissé une belle brûlure à une idiote, pour ne pas être vulgaire. Mais cette fois, avec Luka, c’était doublement pire, car il n’avait qu’une idée en tête : faire du mal. Il n’avait pas supporté les cris d’Aris et cette vue choquante, qui avaient éveillé en lui quelques pulsions meurtrières. Il était le fils de la déesse du Feu, ce n’était pas non plus étonnant qu’il se mît en colère aussi rapidement et avec tant d’intensité. Comme les flammes qui ne peuvent pas être contrôlées si elles sont bien attisées.

Keane était un incendie. Un putain de gros incendie, ravageant tout sur son passage.

Et Aris le contrôla.

Le rouquin laissa échapper un grognement rauque en se faisant plaquer contre le mur, et les yeux fixés sur Luka, il se débattait, tel une bête féroce, pendant qu’Aris se précipitait vers le brun et soulageait sa douleur avec de l’eau qui devait être glacée. À la vue de ce liquide, Keane frissonna et sa rage aveugle se calma un peu. Ses pupilles étaient contractées, signe que tout cela le dégoûtait. Le garçon qui pleurait toutes les larmes de son corps, qui était brûlé de toute part, provoquait son dégoût. Et il voulait le frapper. Lui faire du mal. Lui faire payer pour ce qu’il avait osé faire. Keane voyait encore distinctement cette scène dans son esprit, elle était comme imprimée, appliquée au fer chauffé à blanc, trace restant pour toujours.

- Malgré tout ça... Merci. Merci de m'avoir sauvé. Merci de m'avoir aidé. Merci de me protéger, Keane.

Keane releva la tête vers Aris, alors qu’il venait de prononcer ces mots. Il n’avait pas écouté avant cela, mais ces derniers mots le secouaient un peu et le rendaient plus calme. Le vidaient de toute la violence et la colère accumulées en lui. Son esprit était comme bloqué par une quelconque force divine.

- Comme je l'ai dit à Luka, c'était un accident. Tu n'es pas responsable de tout cela. Contrairement à ce que disait son regard, tu n'es pas un monstre, Keane. Tu es toi, et c'est tout ce qui importe.

Le rouquin, qui avait un regard vide, sursauta presque. Il chercha sur le visage d’Aris toute trace de moquerie, ou d’hypocrisie, mais n’y releva que de la franchise. Il devait mentir. Tout ce qu’il venait de faire lui revenait en mémoire, à la vitesse grand huit. Il avait été monstrueux. Il l’était toujours. Quelqu’un de normal n’aurait pas fait ça. Il revoyait les blessures qu’il avait infligées. C’était un monstre.

Keane, de nouveau libre de ses mouvements, resta appuyé sur le mur. Il tremblait, il tremblait de tout son corps. D’abord, quelques larmes apparurent aux coins de ses yeux hétérochromes, et elles glissèrent le long de ses joues, s’évaporant un peu au contact de sa peau encore chaude. Puis ses épaules furent secouées, doucement, puis plus fortement.

- Je…

Et il n’eut pas le temps ni la force de continuer qu’il éclata en sanglot. Violemment.

Keane mit ses mains devant son visage, tentant de faire barrage au flot de larmes, mais aussi pour cacher sa face, où tout plein d’émotions se succédaient, se superposaient. Le dégoût pour Luka et pour lui-même. Un peu de culpabilité. La reconnaissance, envers Aris. Et encore bien plus que cela.

C’était rare que le rouquin pleurât de cette manière. Comme un enfant. Il pleurait comme un gamin, avec des sanglots convulsifs, avec beaucoup de larmes, avec des cris entrecoupés par les pleurs. Il se sentait perdu, et il pleurait, il pleurait à en avoir mal à la tête, le dos contre le mur, glissant jusqu’au sol. Toujours aussi perdu. Il ramena ses genoux contre lui, ses mains cachant toujours son visage presque ravagé par les larmes.

Il s’était promis de ne plus faire de mal à cause de ses pouvoirs. D’un côté, il pensait qu’il avait raison d’avoir frappé Luka. D’un autre côté, il avait exagéré. Il était allé trop loin, bien trop.


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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Ven 8 Mai - 17:06
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


You know what I mean


    Alors que je venais de dire ce que je pensais clairement de la situation, Keane me lança un regard dubitatif avant d'être pris de spasmes et de fondre en larmes. J'ouvris la bouche et la refermai. Cela n'avait rien d'étonnant, il venait de blesser un être vivant, psychologiquement parlant, que ce soit un c*n ou non, ça ne change pas le fait qu'il doit se voir comme un... monstre. J'imagine déjà ce qu'il peut ressentir. Et ses pleurs... Je ne supporte pas de le voir comme ça. Pour être très exact, cela me fend le cœur.

- Shhh, ça va aller Keane. Calme-toi.

    Facile à dire, je sais, mais là, je ne pouvais pas dire autre chose.
    Le voyant toujours aussi mal, je m'approchai de lui et l'attirai vers moi, le prenant ainsi dans mes bras. Je lui frottai doucement le dos tout en murmurant :

- Tu n'étais pas toi-même, tu as perdu le contrôle. Ça arrive malheureusement, les dérapages, cela ne fait pas de toi un monstre. Et console-toi en te disant que, si tu n'étais pas intervenu, qui sait ce que j'aurai vécu...

    Ce que je disais, c'était vrai. Imaginez un instant la scène avec Luka sans Keane. J'aurais été seul à pleurer et à me sentir sale. Non, même si Keane y était allé fort, j'avais échappé au pire. Et puis, il faut se dire que Luka ne se rappelle pas de Keane, mais d'un pur accident lors d'un TP.
    Je fermai les yeux et resserrai mon étreinte autour de Keane. Il était chaud, il sentait bon, tout ce que j'aime. Depuis que j'ai rencontré ce rouquin, je me sens tellement heureux... Jamais auparavant, je me suis senti si moi-même. C'est vraiment magique.
    Je me reculai un peu et, à l'aide de mes pouces, essuyai les sillons salés tracés par ses larmes. Je le regardai dans les yeux. J'aurais été prête à parier que les miens brillaient de mille feux, mais bon...
    J'avançai légèrement mon visage de celui de Keane, puis m'arrêtai. Non, il faut que j'arrête de penser qu'à ce que je veux. Contiens-toi un peu, Aris...

- Keane, tu sais, depuis que je te connais, tu as beaucoup fait pour moi. On a vécu beaucoup de choses, et, commençai-je en détournant les yeux, et... On est pareil, toi et moi. Je veux dire, on est des enfants d'au moins un dieu, on a des pouvoirs, alors oui, on est pas comme les autres, mais nous ne sommes pas des monstres. Sûrement pas toi. Les monstres ne rendent pas les gens heureux alors que toi, Keane, tu me rends heureux. Il s'en est passé des choses entre nous, des tristes, des joyeuses, mais en tout cas, sache que... Que... Que tu comptes pour moi.

    Je fermai les yeux et me facepalmai mentalement. Il ne compte pas juste pour moi, il est bien plus que ça, mais... Il le sait déjà. Je refuse de lui redire une autre fois. Enfin non, en réalité, je ne refuse pas, mais j'y arriverai pas. C'est dur de dire à quelqu'un qu'on l'aime, surtout s'il nous a déjà jeté une première fois...
    Je ré-enlaçai Keane, mais pour moi, psychologiquement. Mes yeux toujours clos, ma bouche s'ouvrit d'elle-même et murmura malgré moi :

- Quoique tu dises, quoique tu penses, je t'aime plus que tout, Keane.
______________________________
Désolée, c'est tout court, mais j'espère que cela te va. :/

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Ven 8 Mai - 23:21


J'aime pas courir...
« Paix. »


feat Aris & Keane

Et il le prit dans ses bras.

Keane ouvrit quand les yeux, pour les refermer. De toute façon, ouverts ou fermés, il ne voyait rien, aveuglé par les larmes. Cette rivière salée poursuivait son cours sur les joues du garçon, qui continuait de sangloter sans pouvoir s’en empêcher. Ces perles salées étaient remplies d’amertume, tout comme son cœur était compressé par tant de dégoût et de culpabilité, et son esprit dérangé par cette certaine satisfaction qu’il ne pouvait effacer. Oui, il était satisfait d’avoir fait du mal, d’avoir pu venger Aris. Il était un monstre, quoi qu’il dise, ça ne changeait rien.

Le flot de larmes s’était un peu tari pendant que le dieu parlait, doucement, comme pour rassurer Keane. Celui-ci sentit des mains sur ses joues, et il ouvrit ses yeux rouges pour découvrir le regard d’Aris qui voulait plonger dans le sien. Keane était déstabilisé, une fois de plus, mais il était toujours perdu, toujours secoué. Que faisait-il là ? À quoi pensait-il ? Que voulait-il faire ?

Aucune idée.

Aris parla encore. Le rouquin tentait vainement de l’écouter, l’esprit embrumé. Sa tirade avait des accents plutôt doux, et ça rassurait Keane, qui referma les yeux, doucement. Il était toujours secoué par quelques sanglots, et ses joues étaient encore trempées de larmes. Il n’avait même pas la force de soulever ses bras pour essuyer son visage.

N’empêche, pleurer, c’était franchement épuisant. Les nourrissons ont beaucoup de ressources, alors. Peut-être même plus que les adultes ? Les bébés pleurent sans cesse, mais ont toujours de l’énergie après. Les adultes ne pleurent pas. Alors, sont-ils faibles ? C’est drôle et inutile de se poser des questions pareilles.

Alors qu’Aris reprenait Keane contre lui, celui-ci soupira, un soupir tremblant. Le monde autour de lui semblait assourdi. Il l’était, en vérité. Le rouquin se sentait lentement partir. Pourtant, malgré ce monde mit en sourdine, il put entendre ces quelques mots :

- Quoique tu dises, quoique tu penses, je t'aime plus que tout, Keane.

Il tressaillit, eut un sourire, se pressa contre Aris, et tomba dans les bras de Morphée, laissant ainsi son colocataire sans réponse. C’était dommage pour lui, mais comme je l’ai dit, pleurer, c’était épuisant.


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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Sam 9 Mai - 0:53
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


I have the feeling, not the timing


    Alors que je venais de lâcher une bombe, cette même bombe qu'une autre fois, je sentis un long frisson me parcourir l'échine. L'attente était interminable, j'attendais une quelconque réponse, un soupir, un mot, un geste, mais... Rien. Juste un corps qui s’alourdit d'un coup, sans prévenir, me tombant dans les bras. Par instinct, j'ouvris les yeux et rattrapai Keane qui chutait vers l'avant, les yeux clos. La tristesse, le mal-être et la culpabilité semblaient avoir quitté son visage pour laisser place à la paix, au sommeil et à la tranquillité. Voir mon rouquin préféré dans cet état me rassurait clairement, passer des larmes à cela...
    Un sourire se dessina sur mes lèvres. Bien que je venais de me prendre un vent intergalactique, je me sentais aussi détendu que Keane. En fait, je m'auto-amusais. C'est vrai, je dis toujours les choses au mauvais moment. J'ai vraiment un timing pourri.
    Je posai Keane au sol, le dos appuyé sur le mur, ramassai mon t-shirt et le remis tout en partant en direction du vestiaire. Là-bas, je changeai mon jogging pour un jean et glissai mes bras dans un blouson avant de prendre mon sac qui traînait non loin. J'y fourrai mon vêtement et le mis sur mon dos avant de quitter la pièce, retournant dans le couloir principal où jonchait le fils du feu. Je souris et le pris dans mes bras comme une princesse, puis sortis du gymnase, ayant surmonté les difficultés à ouvrir la porte de sortie. Je passai le portail grand ouvert et m'en allai direction l'Orphelinat. Au bout de quelques minutes, mes bras commençaient à flancher. Oui, c'est vrai, je suis pas un tas de muscles et Keane n'est pas tout léger, puis je suis fatigué de ma séance d'EPS. Il me faut quelque chose pour le transporter.
    Regardant un peu partout à la recherche d'une idée, je vis une vieille femme traîner un chariot à roulette, vous savez, le genre de trucs que les personnes âgées ont pour faire leurs courses, les sacs roulants.
    Immédiatement, je pensais aux supermarchés, et donc aux Caddies. Ni une, ni deux, je regardai vaguement autour de moi et, voyant que personne ne me prêtait d'attention, je fis apparaître un chariot à roulettes. J'y déposai Keane, glissai mon sac en dessous sa tête en guise d'oreiller de fortune, puis montai dessus tout en donnant quelques coups d'accélération avec mon pied droit, comme si j'étais en trottinette ou en skate. J'étais tout content, même si ce moment, je le vivais presque tout seul vu l'air inconscient de Keane, mais peu importait, cela détendait vraiment.
    Au bout de quinze à vingt minutes, je vis d'imposantes barrières noires se dresser devant moi. Il s'agissait du portail de l'Orphelinat. Je le poussai, le refermai derrière moi et garai mon véhicule dans la cour. Mme Hooper se poserait sûrement des questions sur la provenance de ce truc, mais sincèrement, ce n'était pas ma priorité première.
    Je remis mon sac sur mon dos et repris Keane dans mes bras. Je marchai jusqu'à la porte d'entrée, toquai avec ma tête à défaut d'utiliser mes mains et attendis. Par chance, un des orphelins nous ouvrit, passant sûrement par là pour aller les-dieux-savent-où dans cette baraque. Je le remerciai de la tête puis pénétrai dans notre demeure. Je montai des escaliers, tournai à gauche et ouvris non sans peine la porte de notre chambre. Je déposai Keane sur mon lit tout en soufflant, le bordai et ne pus m'empêcher de lui embrasser le front. Je partis refermer la porte, posai mes affaires d'école dans un coin, et m'approchai de mon violon électrique. Je le délivrai de sa housse et, après tous les réglages et branchages, commençai à jouer, sous le regard attentif de Mars, mon lapin, attendant le réveil de mon colocataire.

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 10 Mai - 16:14


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« Réveil. »


feat Aris & Keane

Depuis longtemps, le sommeil n’est pas un univers calme et paisible pour Keane. Si d’un côté, les rêves sont tout ce qu’il lui reste de ses parents adoptifs, les cauchemars le sont aussi, mais d’une façon plus brutale. Le monde du sommeil est ainsi coupé en deux, enfin non, en trois : le rêve, le cauchemar, et puis… rien. Il y a une partie vide, celle dans laquelle tu tombes lorsque tu ne rêves pas du tout, la nuit. C’est rare, mais parfois, c’est comme ça.

Alors, en s’endormant dans les bras d’Aris, il aurait dû s’y attendre, qu’il tomberait dans la pire partie du sommeil. Tout ce qu’il venait de vivre, en moins d’une heure, impactait considérablement sur son sommeil, qui devint rapidement agité.

Lors du trajet dans Paris, il était encore assez calme, bien que l’expression sur son visage témoigne du contraire. Arrivés à l’Orphelinat, cela se gâta, et enfin, alors qu’il était dans le lit d’Aris, il se mit à… cauchemarder réellement.

Le garçon pleure. Tout autour de lui, la maison s’effondre. Tout autour de lui, les flammes dévorent la vie. Tout est rouge, autour de lui. Il est enveloppé dans un étrange brouhaha silencieux. Les cris d’horreur résonnent non loin, alors il continue de pleurer, debout dans le feu. La dame en rouge est partie, et ses parents ont disparu. Tout est devenu rouge, orange, et une odeur entêtante se diffuse. Le garçon est trop jeune pour le comprendre, mais c’est la chair brûlée qui sent comme cela. Il continue de pleurer, et à un moment, il s’écroule. Sa mère divine n’a pas dû bien le surveiller, parce qu’à présent, il pleure des larmes rouges, de son œil gauche. Des perles de sang qui glissent le long de sa joue, lui tirant des gémissements désespérés qui s’éteignent rapidement alors qu’il tombe dans l’inconscience…

Et Keane se réveilla en sursaut. Il ouvrit les yeux, tâtonna précautionneusement sa joue gauche pour la trouver mouillée. Il retint une plainte alors qu’il retira sa main pour l’examiner, soupirant en constatant que ce n’étaient que de simples larmes. Il inspira, puis expira un bon coup pour faire sortir les voix de sa tête, les craquements du bois dans les flammes, la sirène des pompiers…

Tout cela fut balayé, presque immédiatement, par les notes de violon qui flottaient dans la pièce. Keane tourna la tête vers l’origine du bruit, et découvrit son colocataire, se rendant compte en même temps qu’il était dans le lit de ce dernier. C’était vrai qu’au dessus de lui, il n’y avait pas le plafond mais le fond du lit au-dessus – le sien.

Puis le rouquin se rappela de cette dernière phrase qu’Aris avait prononcée. Keane ferma les yeux, tremblant légèrement. C’était pas un truc sans importance, il fallait qu’il y réfléchît, mais… Keane, réfléchir ? Ça ne lui ressemblait pas vraiment, alors, il laissa son côté impulsif prendre les rênes, lui dictant ce qu’il devait dire.

- Je t’aime aussi, Aris.

Il fronça les sourcils, sentant ses joues chauffer un peu.

- Enfin je crois.


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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 10 Mai - 18:18
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


Ah ha ha... Qui m'a drogué ?

    Je pris une grande inspiration tout en fermant les yeux, puis expirai en laissant mes jambes se croiser, mon corps en entier suivant la mélodie. Je m'abandonnais totalement, fermant toutes les portes aux parasites du monde extérieur. Il n'y avait plus rien. Juste la couleur orangée du soleil perçait à travers mes paupières, et cette mélodie qui flottait autour de moi, m'englobant comme une aura. Je m'étais fait ma bulle de sérénité, je me lavais de mes problèmes et de mes maux en général, j'oubliais le mauvais de ce monde. Et tout ça, grâce à quoi ? La musique. Oui, je comprends et approuve tout à fait la citation No music, no life. A votre avis, pourquoi n'y a-t-il plus de dinosaures, de nos jours ? L'Art nous sauve des griffes du noir de la réalité, vous savez...
    J'enchaînais les chants de violon. J'ignorais depuis combien de temps je me berçais ainsi, mais qu'importe, je me sentais voler. Ah, la liberté... C'est tellement bon. Je comprends pourquoi des gens se battent pour elle.
    J'achevais la dernière mélodie que je connaissais. A ce moment précis, j'entendis une porte se fermer doucement avec un "clac" et une sorte de craquement. Le première son, je le reconnaissais : il s'agissait de Mars, mon lapin, qui était sorti faire je-ne-sais-quoi-encore dehors, sûrement chaparder une carotte en cuisine, qui sait. Quant à l'autre bruit, il m'était familier aussi, mais un peu moins. Pour confirmer mon hypothèse et avoir les réponses, il me fallait quitter mon air de détente, mon monde intérieur, pour la réalité. J'ouvris donc les yeux et constatai que Mars avait bien quitté la pièce et que le craquement n'était autre que mon lit qui bougeait. Je remarquai que Keane tremblait très légèrement. Alors que j'allais border mon violon dans son lieu de repos, j'entendis une phrase, une unique phrase, dite par la seule personne autre que moi présente dans cette chambre.

- Je t'aime aussi, Aris.

    Un immense frisson me parcourut tout le corps. C'était un mélange de surprise, de plaisir, de joie, et de beaucoup de choses encore. Ai-je bien entendu ? Cela ne se peut pas... Ah ha ha, je suis drogué, c'est ça ? Qui m'a drogué ? Avouez, je suis en plein trip quelque part. Cela expliquerait ma soudaine paix et cette phrase rêvée. Ouais, je suis drogué, c'est sûr. Décidément, la drogue, c'est mal.
    Je n'osais pas me retourner. Lentement, je portai une main à mon autre bras et me le pinçai, d'abord doucement, puis plus fort. Aucun doute, je ressentais la douleur. Je ne rêvais donc pas. Une seconde phrase vint me confirmer cette idée.

- Enfin, je crois.

    Je baissais les yeux vers le sol, mes mains tremblotant légèrement, presque vibrantes. Aucun son ne sortait de ma bouche. Mes paupières se fermèrent et mes lèvres se pincèrent. Si ce n'est pas moi qui est sonné, alors Keane l'est. Il ne mesure pas ce qu'il dit. Oui, son cerveau doit encore être en surchauffe, cela ne peut pas être autrement. Pourtant, une partie de moi me dicte d'y croire. Sûrement celle du cœur. Quand on aime, on a qu'une envie, c'est que ce soit réciproque, non ?
    Je poussais un soupir tout en rouvrant les yeux, l'air dépité.

- Keane, rendors-toi, tu es fatigué, dis-je seulement.

    Je ne pouvais rien dire d'autre, il ne pouvait pas dire ça, pas en repensant au fait qu'il m'ait jeté auparavant, pas après ce qu'il venait de vivre, ce que NOUS venions de vivre. Je ne demandais qu'à croire ses paroles, mais une bonne partie de mon être, la raison s'en doute, me disait qu'il était encore trop groggy pour être conscient de quoi que ce soit, dont de ce qu'il racontait.
    La tête pivotant à quatre-vingt-dix degrés vers la gauche, le regard s'accrochant vers la porte, je murmurai :

- Tu ne réalises pas la portée de tes paroles... Pas encore, du moins.

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 10 Mai - 21:42


J'aime pas courir...
« Explosion. »


feat Aris & Keane

Keane ouvrit les yeux et le vit soupirer. Il avait un air… un air triste. Alors le rouquin se demanda ce qu’il avait dit de mal. N’était-ce pas ce que voulait entendre Aris ? Car il l’avait compris, son colocataire l’aimait beaucoup plus qu’un simple ami.

- Keane, rendors-toi, tu es fatigué.

Celui-ci fronça les sourcils. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus rien.

- Tu ne réalises pas la portée de tes paroles... Pas encore, du moins.

Keane ne voyait plus son visage, à présent tourné vers la porte. Il ne savait pas quoi penser. C’était vrai qu’il se sentait… fatigué, il n’arrivait pas à mettre de l’ordre dans son esprit embrumé. Mais il sentait, il sentait bien, là dans sa poitrine, qu’il partageait les sentiments d’Aris. Peut-être pas autant, mais sûrement.

Le problème, c’était qu’il avait peur, de ces sentiments. Bon, il n’était pas contre l’homosexualité, enfin, ses parents lui avaient toujours dit que lorsque des personnes s’aimaient, c’était beau, c’était le bonheur, et on s’en fichait de savoir si c’était un homme avec une femme, un homme avec un homme ou une femme avec une femme. Oui, ses parents étaient ouverts d’esprit et acceptaient tout. Alors Keane avait grandi en gardant cette belle mentalité.

Mais, avait-il vraiment aimé quelqu’un, d’un amour sincère, le vrai Amour avec une majuscule ? Il n’en savait trop rien. Peut-être avait-il déjà beaucoup apprécié cette fille un peu belle, un peu intelligente, un peu populaire, celle qu’il ne pourrait jamais approcher. Mais c’était juste un amour de primaire, rien de fort, rien de passionné.

Pourtant, là ? Avec Aris, qu’était-ce ? L’aimait-il réellement, ou voulait-il juste lui faire plaisir ? Parce que Keane était de ce genre là, tenter de rendre heureux les gens qu’il aimait. Peut-être était-ce un défaut, dans ces cas-là.

Il ne savait pas ce qui blesserait le plus son colocataire : lui dire qu’il l’aimait sans vraiment le penser, ou le rejeter une fois de plus ? Mais ici, il sentait, il sentait du plus profond de lui qu’il l’aimait. Enfin bon, dès qu’il le voyait, il souriait, il se sentait heureux, il… Bon sang, ce n’était pas assez comme preuve ? Son humeur s’en retrouvait influencée par celle d’Aris, il voulait tout le temps le faire rire, il voulait le protéger – enfin, la dernière tentative de protection a failli tourner en torture – et… et…

- YOU IDIOT!

Keane s’était redressé d’un coup, manquant de se cogner au lit du dessus. Il regardait son colocataire, les yeux flamboyants, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.

- I love you, maybe I don’t know what is love, but I’m feeling weird when you’re around, I wanna stay with you, even if it rains, it snows or… whatever! I… I don’t know what to say. I’d follow you to the hell, if I’ve to!

Il n’avait plus d’hésitations. On dit que seuls les idiots hésitent, mais c’est faux, car Keane est un abruti et il n’hésite plus.


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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 10 Mai - 23:54
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


Love Test

    Mon regard était vide, ou du moins, je le devinais et pensais vide. Sans âme. Un peu comme si j'étais mort de l'intérieur. A vrai dire, il n'y a pas de quoi, hein... J'ai juste 99% de risques de me faire jeter une énième fois. Je ne veux pas non plus qu'il me dise ce que je veux entendre, ça n'a aucun intérêt, juste à agrandir la souffrance par la suite.
    Je m'apprêtais à soupirer une autre fois quand j'entendis Keane crier :

- YOU IDIOT !

    Ne m'y attendant pas, je tressaillis, ou plutôt sursautai, puis fis volte-face, me demandant la raison de tant d'agressivité. Peut-être qu'il s'était cogné au lit, sa tête frôlait presque la base de son lit à lui... Mais ça n'avait pas l'air d'être ça.

- I love you, maybe I don’t know what love is, but I’m feeling weird when you’re around, I wanna stay with you, even if it rains, it snows or… whatever ! I… I don’t know what to say. I’d follow you to the hell, if I’ve to !

    Je le regardais, la bouche béante, ébahi. Si je m'attendais à... Ça. Wow, quoi.
    Je fermais ma bouche, fixant avec surprise et attention Keane qui semblait plus sérieux que jamais. Un sourire fantôme passa sur mes lèvres, un léger rictus, qui s'effaça très rapidement. Sourcils légèrement froncés, regard sérieux, j'avançai jusqu'à mon coloc'. Je réalisais d'ailleurs que Zaz' n'était pas là. Sûrement était-il parti draguer les minettes encore, ou manger quelques trucs dans une boulangerie, allez savoir.
    Arrivé au niveau de Keane, je m'accroupis d'abord au bord du lit, le regarda dans les yeux quelques temps, puis partis m'asseoir à côté de lui.

- Je comprends. C'est pas facile de savoir, de faire la différence, commençai-je. Parfois, c'est évident, d'autres fois, c'est plus... Subtil.

    J'avais dit ça en regardant mes pieds. Je tournai finalement la tête vers Keane, puis ajoutai :

- Mais surtout, ne me dis pas que tu m'aimes alors que tu es perdu. Cela crée de l'espoir vain. Autant me dire un "non" un peu hésitant, plutôt qu'un "oui" qui le regrettera plus tard, tu vois ? C'est pas facile de dire "non" non plus, je sais bien, mais...

    Je me tus un instant, les yeux toujours rivés sur un Keane silencieux. Je me tournai alors aux trois quarts vers lui et poursuivis :

- Ecoute, je vais faire un truc, et tu vas me dire tout de suite après ton ressenti. Si tu veux, c'est un genre de test, dis-je avec un fin sourire dont l'apparition était inexpliquée.

    Lentement, je portai ma main vers sa joue droite, effleurai sa peau, puis lui fis tourner la tête. Je pris une grande inspiration avec le nez et m'avançai, fermant peu à peu mes yeux. Finalement, mes lèvres touchèrent celles de Keane. Rien qu'à cette pensée, je souriais. Comme si je jouais ma vie, j'approfondis mon baiser, me disant que c'était peut-être le dernier. Et puis, d'une certaine manière, j'essayais d'être convainquant malgré tout. C'était stupide comme pensée, mais totalement véridique.
    M'étant mis une barrière au préalable afin de ne pas aller trop loin et de profiter, je me séparai de Keane, reculant mon visage du sien. Je rouvris les yeux et les plongeai dans son regard avant de me mordre la lèvre inférieure. Je m'éloignai encore jusqu'à laisser environ cinquante centimètres entre nous. J'attendais sa réaction, une boule se formant peu à peu dans mon ventre parmi les papillons qui dansaient à l'intérieur. Pour être exact, je l'appréhendais, mais la vérité doit bien venir à un moment ou un autre, hmm.

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Lun 11 Mai - 20:25


J'aime pas courir...
« Rêve éveillé. »


feat Aris & Keane

Toujours pas. Aris ne semblait toujours pas le croire, et ça le peinait. Il avait mis toute son émotion dans cette déclaration, aussi brève soit-elle, et qu’il ne le crût pas le blessait un peu, comme s’il n’entendait pas les sentiments dans sa voix vibrante, comme s’il ne reconnaissait pas la flamme qui brûlait dans son œil et qui le faisait bouillonner de l’intérieur.

Keane se sentait dépité. Que devait-il faire, que devait-il dire pour qu’Aris se rende compte de ce qu’il ressentait, du plus profond de son être ? Il ne savait pas quoi faire, mais son colocataire l’éclaira sur la marche à suivre.

- Ecoute, je vais faire un truc, et tu vas me dire tout de suite après ton ressenti. Si tu veux, c'est un genre de test.

Le concerné hocha la tête, les sourcils haussés, un petit air intrigué sur le visage. M’enfin, si ça l’aidait à faire comprendre à cet abruti qu’il l’aimait réellement…

Mais il ne s’y attendait pas. Il le vit se rapprocher, et sentit leurs lèvres se lier, mais il ne s’y était pas attendu. Alors il rougit, et il ferma les yeux, un peu troublé par ce baiser, qui s’était approfondi. Keane laissa son colocataire mener la danse, de toute façon il avait l’impression qu’il allait s’évanouir tellement l’émotion était forte. Il se sentait brûlant de toute part, comme s’il s’était enflammé par mégarde, un peu dans le genre, torche humaine quoi. Mais non. C’était juste les hormones x deux cent cinquante mille.

Finalement, ils se détachèrent, après ces quelques secondes d’éternité.

Aris le regardait, et lui le regardait aussi. La lèvre inférieure de Keane tremblait légèrement quand il prit la parole :

- C’était comme si je mourais et que je me retrouvais à l’Elysée. The same.

Drôle de comparaison, il fallait le dire, mais c’était totalement ça. Il avait eu l’impression de mourir pour revivre juste après.

- Enfin, non, c’était comme si j’accédais au ciel et que je mourais ensuite, quand tu as arrêté. C'était un p*tain de rêve éveillé.

D’ailleurs, j’ai bien envie de recommencer, disait son regard enflammé et presque malicieux. Alors il se pencha vers Aris et captura ses lèvres de nouveau.


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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Mer 13 Mai - 20:36
J'aime pas courir... sauf après mes rêves.


Alors... On a "level up" ?

    Mon regard devait en dire long sur mes sentiments. L'attente, c'est quelque chose d'horrible, parfois. Ces secondes mortelles où l'on se sent décomposé, prêt à s'évanouir.
    Ma tête trembla, mais mon regard resta fixe. J'ignorais si je guettais réellement Keane, ou si j'étais perdu dans mes pensées, des "et si" dansant et résonnant dans ma tête. Oh, j'aurais pu réduire ce stress dû à l'attente en affaissant le mur qui me séparait de ses pensées, mais je ne le fis pas, parce que s'il y avait une personne avec qui je ne voulais pas savoir le fonctionnement cérébral, c'était bien Keane.

- C’était comme si je mourais et que je me retrouvais à l’Elysée. The same.

    Mes yeux écarquillés, je revins à la réalité et mon regard reprit sûrement vit.

- Q-Quoi ? murmurai-je d'une voix inaudible.
- Enfin non, c’était comme si j’accédais au ciel et que je mourais ensuite, quand tu as arrêté. C'était un p*tain de rêve éveillé, rectifia Keane.

    Le regard brillant probablement de mille feux, la bouche pendante et les bras ballants, je restais là, hors service. Je n'en revenais pas. En fait, mes "et si" étaient très peu porteurs d'espoir, je n'y croyais pas trop... et puis l'impossible est arrivé. Enfin, je crois.
    Alors que j'avais toujours cet air de navet planté dans le sol, Keane se pencha et il... Il... Non, sérieux ? Keane qui m'embrasse ? Mais c'est... C'est... So f*cking amazing and incredible !
    Un large sourire qui rendrait celui du Chat de Cheshire bien petit à côté se dessina sur mon visage, m'empêchant d'abord de répondre au baiser. Au bout d'une demi-seconde de plénitude, je finis par fermer les yeux et glisser mes mains autour du visage de Keane. Il était chaud, tout chaud. Pas aussi brûlant que tout à l'heure, heureusement pour moi, mais c'était une douce chaleur, vous savez, le genre de trucs qui vous donne envie de vous endormir.
    J'étais sur mon petit nuage. Mes mains se frayèrent un chemin jusqu'à la nuque du rouquin, puis l'enlacèrent doucement. Je me collais un peu plus à Keane, le rose me montant sincèrement aux joues. Aimer et être aimé en retour, embrasser sans voler, c'est tellement beau ! Non pas que les baisers volés étaient désagréables, mais... Il n'y avait pas la réciprocité actuelle. Oh, là, je vous assure, mon cerveau était en train de faire la macarena dans mon crâne, il était comme drogué, sûrement le même effet de paix intérieur et cette sensation d'être en train de voler.
    A bout de souffle, je me séparai des lèvres de ma flammèche et lui ébouriffai les cheveux. Loin de vouloir le laisser tranquille, je lui donnai une pichenette et le poussai gentiment en arrière, tombant avec lui. Allongés sur mon lit, je me redressai pour m'asseoir sur le ventre de Keane, prenant bien soin de ne pas l'étouffer, puis le contemplai de ma hauteur, ayant un rictus au coin des lèvres. Je lui caressai la joue et murmurai, le regard rivé sur sa bouche :

- Alors, on a... Enfin... Notre situation a évolué, donc ? Tu n'es plus mon simple coloc' ? Je veux dire, j'ai le droit de dire « Tu es mien. » et « Je t'appartiens. » ? Aurai-je le droit de manger des Mikados avec toi, de regarder des films débiles mais mignons, de te serrer dans mes bras, de t'embê... Ah nan, ça, je le fais déjà... Hum... De te faire des p'tites crises de jalousie, de crier que tu me rends heureux ?

    Ma voix sonnait comme celle d'un enfant qui supplie, et je n'aimais pas trop ça. Ça devait faire pitié, mais tant pis. Ce qui est dit, est dit.

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 17 Mai - 18:54


J'aime pas courir...
« Amour. »


feat Aris & Keane

Un tourbillon. C’était un foutu tourbillon de sentiments et de sensations. Puissant, qui retournait Keane à l’intérieur, qui laissait tout en bordel, qui le rendait fou. Rien que le regard d’Aris le plongeait dans cette tempête, alors qu’il le dominait, assis sur le rouquin qui se laissait docilement faire.

Aris en avait de la chance. Keane n’était pas souvent docile, mais son colocataire avait réussi à le dompter pour transformer le lion en un adorable chaton. Mais seulement avec lui, parce que sinon, Keane avait gardé son caractère assez indépendant et broken-rules.

- Alors, on a... Enfin... Notre situation a évolué, donc ? Tu n'es plus mon simple coloc' ? Je veux dire, j'ai le droit de dire « Tu es mien. » et « Je t'appartiens. » ? Aurai-je le droit de manger des Mikados avec toi, de regarder des films débiles mais mignons, de te serrer dans mes bras, de t'embê... Ah nan, ça, je le fais déjà... Hum... De te faire des p'tites crises de jalousie, de crier que tu me rends heureux ?

Keane l’écouta tout le long, sentant cet étrange amour faire des cabrioles dans sa poitrine et foutre encore plus le bordel dans sa tête. Un sourire heureux s’était affiché sur ses lèvres qui n’attendaient qu’à être capturées. Et il se sentait planer, et il se sentait partir, et il était amoureux, bel et bien amoureux.

- I’m in love with you, dude.

Il lui adressa ce regard plein de tendresse, mais gardant cette lueur bien à lui, un peu rieuse, un peu malicieuse, qui disait, ‘Méfie-toi, je suis aussi imprévisible que le feu’. Jamais il ne s’était senti comme ça, c’était la première fois qu’il aimait autant quelqu’un. Qu'il brûlait pour quelqu'un.

- En fait, je sais même pas comment ça se fait que…

Il s’embrouillait avec les mots, n’étant pas si doué que ça. Alors, il attrapa Aris par la nuque pour le rapprocher de lui et échanger un autre baiser, qui voulait tout dire. C’était une déclaration d’amour silencieuse mais tellement pleine de passion et de vérité.

Ce baiser dura un peu moins d’une minute, laissant Keane tout essoufflé, le rouge aux joues et l’œil brillant. En lui, il sentait les flammes dans son cœur palpiter et lui faire presque mal tellement ça lui dévorait le cœur. Il était amoureux. Il était amoureux. Il était amoureux.

- J’aimerais te dire ‘Je t’aime’, mais… mais j’ai l’impression que c’est même pas assez fort.

Cette fois, les mots sortaient facilement de sa bouche, ils coulaient comme le flot d’une rivière à l’eau si pure qu’on pouvait en voir le fond. Et c’était ça, Keane, pour Aris. Une eau si claire qu’on voyait à travers, ou même un livre ouvert. Parfois, le rouquin était vraiment simple à décrypter.


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[DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris]

MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Dim 19 Juil - 19:47
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Liés

- I'm in love with you, dude.

    Je devinais que mes yeux brillaient.  En même temps, qui ne serait pas ému en entendant une déclaration d'amour, surtout si elle venait de l'être aimé ?

- En fait, je sais même pas comment ça se fait que…

    Keane s'arrêta en plein milieu de sa phrase, ce qui me frustra. Je restais là, à me poser mille questions et à imaginer la fin de la phrase en sachant que je ne trouverais probablement jamais la bonne réponse.
    Sans rien dire, ma flammèche se releva et colla ses lèvres de feu aux miennes. On était que deux ados, mais ce qu'on ressentait était si... puissant. On aurait pu croire qu'on avait grandi avec ça, qu'on était destiné l'un à l'autre et... Wait, on dirait que je prévois un mariage, là.
    Les yeux clos, je me laissai bercer par les battements de nos cœurs si harmonieux qui se mêlaient ensemble. Je crois que j'aurais pu rester comme cela éternellement s'il n'y avait pas eu cet adversaire si redoutable : le souffle.
    Une fois de plus, nous nous séparions, tout en continuant de nous dévorer des yeux, nos mains effleurant nos peaux, ce qui nous donnait des frissons loin d'être désagréables.

- J’aimerais te dire "Je t’aime", mais… mais j’ai l’impression que c’est même pas assez fort.

    Face à cette unique réplique, je ne pouvais que prendre les teintes de la rose. Je ne sais même plus comment l'on avait fini ainsi.  Je veux dire, comment notre relation était devenue ce qu'elle est. Elle est passée de rien, à l'amitié, puis à cet amour. Passion serait peut-être plus adapté. C'était tout nouveau pour moi, je n'étais jamais sorti avec quelqu'un, fille ou garçon. Il y avait juste eu un bisou sur la joue qui avait été donné par une gamine que j'avais défendu face à d'autres gosses prétentieuses. Non, tout cela était nouveau pour moi, et pourtant... J'avais la sensation que c'était le bon, que Keane était celui que j'attendais. Ou du moins, celui que mon cœur attendait.
    Je roulais sur le côté, me retrouvant allongé sur le lit aux côtés du fils du Feu qui était à peu près assis, puis le scrutais d'une manière que je ne pourrais décrire. Sans réfléchir, je passais une main sous son t-shirt et commençais à dessiner à l'aide du bout de mes doigts dans son dos, ce qui ne semblait pas lui déplaire. La fièvre me prenant, je décidai de me redresser et retirai sans l'avis de mon nouveau... copain, on peut le dire, son haut. Cela ne parut pas le déranger car il ne broncha pas. Peut-être qu'il se posait des questions mais si tel était le cas, il ne laissait rien transparaître.
    Finalement, je fis de même, libérant mon torse de toutes ses épaisseurs superflues. Puis, j'attrapai doucement Keane que j'allongeai, ayant d'abord pris le temps d'encercler son bassin et son buste de mes jambes et mes bras. Je resserrai tendrement mon étreinte tout en enfouissant ma tête dans sa nuque. J'étais bien. Non, cela n'est pas exact, pas du tout même. J'étais PARFAITEMENT bien. Oui, ça c'est juste. Pour rien au monde je n'aurais voulu être ailleurs à cet instant précis. C'était un cadeau si magnifique...
    Tous les deux couchés sur le flanc, on se faisait face. J'avoue que mon regard était comme attiré par le bas. Hé, ne criez pas au pervers ! Je parle de son torse et de ses abdos, non mais !
    Je laissai mes doigts dessiner le contour de ses muscles, guettant un quelconque refus, un simple geste ou bruit qui signifierait "Arrête", mais ne perçus rien.

- Je suis si bien, Keane. J'aimerai que ce moment dure longtemps, lui confiai-je.

    A l'évocation du temps, je me crispai. Je savais que Keane ne lui était pas insensible comme moi je l'étais, et j'avais peur. Peur de l'avenir. Peur de le voir vieillir. Peur de le voir mourir. Peur du chagrin qui pouvait m'attendre. Je ne voulais pas, ça ne devait pas être ça, notre destin. Il fallait que je trouve une alternative à ce futur que je refusais de vivre.
    Une petite larme fugitive s'échappa d'un de mes yeux pour finalement mourir au creux de mes lèvres torturées.
___________________________________________
Encore désolée pour ce retard de presque un trimestre, je suis vraiment nullissime... DX

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MessageSujet: Re: [DC-14] J'aime pas courir... sauf après mes rêves. [Keane et Aris] Lun 3 Aoû - 10:56


J'aime pas courir...
« Incompréhension. »


feat Aris & Keane

Il ne répondait pas. Il ne répondait pas.

Mais Keane, s’il était un peu stupide par moment, lisait dans son regard, sur son visage. Il voyait que son colocataire partageait ses sentiments – et puis, il s’était confessé le premier.

Le rouquin n’osait pas dire un mot, de peur de sortir une bourde. Et puis, parfois, les mots n’avaient pas leur place dans un si beau silence. Les gestes disaient souvent beaucoup plus que de simples paroles.

Aris roula sur le côté, puis se mit à… à… comme caresser le dos de Keane, sous son t-shirt. Le demi-dieu ne disait toujours rien, il appréciait juste. Il se cambrait légèrement sous le contact un peu intimidant des doigts du garçon, mais… ça lui procurait une bonne sensation. Ca le chatouillait un peu, mais c’était étrangement agréable.

Puis son colocataire décida de passer à l’étape suivante, donc il enleva tout simplement le t-shirt de Keane, qui rougit un peu, restant silencieux. Il ne protestait pas. Il ne le voulait pas, Aris pouvait faire ce qu’il voulait de lui. ENFIN. Non, pas tout, mais enlever son t-shirt, ça restait raisonnable, non ? Le dieu retira le sien, à son tour, et enlaça le rouquin, tranquillement, doucement, tendrement. Et Keane referma ses bras autour de lui avec la même tranquilité, la même douceur, la même tendresse. Avec peut-être un peu plus d’ardeur, de… violence. Mais en restant doux.

Aris laissa ses mains traîner sur le ventre du demi-dieu, alors que celui-ci soupirait légèrement, de satisfaction, plutôt.

« Je suis si bien, Keane. J'aimerai que ce moment dure longtemps. »

Le concerné hocha la tête, ne comprenant cependant pas l’enjeu que supposait cette phrase. Pour lui, Aris était quelqu’un de spécial. Il pensait qu’il était un demi-dieu, comme Keane, mais c’était tout autre chose. Quelque chose de grand, bien trop grand pour eux les séparait. Et si Aris s’en était rendu compte, Keane n’en avait pas idée.

Il vit cette larme couler lentement sur la joue de son colocataire. Ca lui fendait le cœur. Il se demandait ce qui n’allait pas, s’il avait fait une bourde, si… si…

Keane alla attraper la larme de sa langue, doucement, sans autre arrière-pensée que celle de réconforter Aris.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Dis-moi. »

Il se montrait doux, comme un bon feu après une dure journée d’hiver. Il ne voulait pas le brusquer, il voulait juste qu’il aille mieux. De son côté, il tentait de supposer sur la raison de cette soudaine tristesse, mais il ne trouvait rien de plausible. Pourquoi serait-il triste alors qu’ils étaient tous deux ensemble, enlacés, et… heureux ? Ils étaient sensés être heureux tous les deux !

L’œil plein d’incompréhension et de tristesse, il était un peu pâle, atteint par l’humeur d’Aris. Il caressa sa joue, lui insufflant une légère chaleur, puis déposa un baiser sur le front de son colocataire. Il n’était pas aussi délicat, d’ordinaire, mais c’était un cas à part. Il se devait de l’être, pour le bien-être d’Aris.
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Désolée, pour le retard, et pour la qualité/quantité, bref, le contenu.


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